Possessions en Seine et Marne :
Lors
de l'arrestation des Templiers, Philippe le Bel a demandé aux prévôts,
sénéchaux et autres de faire des inventaires des meubles et immeubles
des Templiers, à charge pour eux de les faire fructifier et de les
remettre dans les mains de l'état le jour venu.
Mais, les archives du Temple ont été pillées, les biens n'ont pas tous
été rendu.
La seule chose dont on soit sûr, c'est tous les biens cédés aux
Hospitaliers venant de l'Ordre du Temple ont biens été répertoriés.
Toutes les personnes possédant une ancienne maison dite du Temple,
doivent savoir si elle a été une possession Hospitalière, car là, il
peuvent se dirent qu'elle était vraisemblablement à l'origine une
possession du Temple. Sur l'ensemble du territoire Français, il reste peu
de vestiges du Temple. On sait ou était implanté le Temple pour les plus
grands fief, pour le reste, il faut se basé sur l'inventaire des
possessions des Hospitaliers.
Il ne faut pas non plus négliger les énormes dégradations et
destructions systématiques lors de la révolution.
Voir la page itinéraires, pour ceux qui aimeraient aller voir ces très beaux monuments. Itinéraires en Seine et Marne
Nemours :
Le Château de Nemours
Située sur une route templière, la très belle cité médiévale de Nemours avait une commanderie, laquelle possédait des biens au lieu-dit "Les Charbonnières".
Nemours est entourée de cinq commanderies :
Dormelles,
dont il ne reste que de mystérieux souterrains ;
Beauvais-en-Gâtinais
sur la commune de Grez-sur-Loing, dont il reste des vestiges (murailles,
souterrain).
les
Fourches-de-Gâtinais sur la commune de La Chapelle-la-Reine, avec,
entre les deux, les bois de la commanderie et les bois de justice,
possessions templières.
Au
sud-ouest se trouvent Fargeville sur la commune d'Aufferville et le
Temple-du-Perray, au lieu-dit "Villeneuve",
commune de Beaumont-du-Gâtinais qui présente quelques restes.
Il
existait une maison templière à Paley, à l'emplacement du château,
à Lagerville sur la commune de Chaintreaux.
Château-Landon,
dite maison de la Barre, ainsi qu'une chapelle templière en ruine au Vaudoué,
lieu-dit "Fourches".
Le Gâtinais comptait, en outre les Maisons de Bonnevault, la Coudre, Garentreville, Fromonville, Fonteneilles et Maurepas.
Melun :
Abbaye Royale de Notre Dame du Lys
Savigny le Temple :
Savigny-le-Temple était une commanderie dont il reste l'église (choeur 13e siècle). Elle fut donnée au Temple par Louis VII en 1149 et dépendait de Corbeil.
Eglise de Savigny le Temple
Blandy,
les Templiers possédaient le domaine de l'Aiguillon, dont il reste
une tour, un colombier et une digue.
Le Château de Blandy les Tours
Près
de Fontainebleau, se trouvait la commanderie de Beaudelu sur la
commune d'Arbonne-la-Forêt.
Moret-sur Loing :
Tour de Moret
Le
château de Moret-sur-Loing servit de prison aux Templiers dans le donjon.
C'est
au château de Fontainebleau que naquit Philippe le Bel, en 1258, et c'est
là qu'il mourut, en 1314, l'année même où il fit brûler Jacques de
Molay, grand maître de l'ordre du Temple.
Provins :
Provins La Tour César
Protégés
par les comtes de Champagne, les Templiers eurent à Provins une très
grande influence.
On les trouvait dans de nombreux endroits :
la maison du Val de Fontaine riaule;
la Madeleine dans la ville haute,
et Sainte-Croix dans la ville basse.
Dans toute la région, les frères du Temple développèrent l'agriculture
et principalement la vigne.
Il n'est jamais question, dans les actes, de la culture de la rose soit
pour en faire des confitures, soit des élixirs, ou encore comme un moyen
alchimique pour la guerre contre les infidèles.
A
Provins, de la commanderie du Val il ne reste qu'une porte en plein
cintre !
Provins La Grange aux Dîmes
La
maison de la Madeleine est beaucoup mieux conservée. On pourra y
voir encore une tour d'angle du XIIIe siècle.
la Madeleine, que l'on peut voir encore aujourd'hui, rue de Jouy.
Elles géraient de nombreux biens en ville, et des terres, hors de la
ville (maison Sainte-Croix, dans la ville basse).
Cette puissante baylie entreprit une conquête immobilière un peu partout
dans la ville :
rue de Culoison (1220), rue de Jacy (1220 et 1234), les Cours-aux-Chevaux
(1228), rue Sainte-Croix (1230), près du palais des Comtes (1232), à
Fontaine-Riante (1232), rue des Marais (1233), près de la porte de la
Chaussée-Sainte-Croix (1232, 1294), devant les étals des Bouchers
(1234), au Buat (1236), à la Gatelerie (1240), rue de Changy (1257),
Grande Rue (1263, 1269), rue de Buzançois (1294) et rue de la Bretonnerie
(1300).
Au Moyen Âge, Provins est la troisième ville de France.
Les
Templiers possédaient une commanderie hors des murs, à Val-de-Provins
quelques restes, dont la "Fontaine des Templiers".
Provins Les Remparts
Autour
de la cité champenoise, elle possédait des terres à Savigny, au
Plessis-Poil-de-Chien, à Saint-Martin-des-Champs, à Rouilly, à Sourdun,
à Léchelle, à Villegruis, à Melz-sur-Seine et à Fréparoy ; des
vignes à Fleigny, à Saint-Brice, sur Clos-Platel et sur le
mont Hennepont, à Poigny, ainsi que des bois à Sourdun
et Jouy-le-Châtel.
Grâce
à ses nombreux souterrains, aux graffiti "ésotériques",
Provins occupe une place de choix dans le légendaire templier; on y
cherche, en vain, le trésor.
On
trouve deux autres commanderies dans le voisinage de Provins :
au nord-est, Champfleury sur la commune de Montceaux-lès-Provins,
et celle de Chauffour commune de Jouy-le-Châtel. Cette
dernière fut une grange dîmière dépendant de Chevru.
Voir la page Provins dans les Commanderies
Rampillon :
Les
Templiers avaient une commanderie à Rampillon, elle a été brûlée par
les Anglais en 1432. Il reste cette admirable église du XIIIe siècle.
L'église St Eliphe de Rampillon
Les Templiers possédaient également l'église de Coutençon et le fief de Rampillon "belle église fortifiée avec pierres tombales templières".
Voir la page sur les commanderies de France, d'autres belles images de Rampillon.
Voir la page Rampillon dans les Commanderies
Chevru :
De
l'ancienne commanderie il reste encore la chapelle du XIIe siècle. De
facture gothique, elle possède les caractéristiques des chapelles templières
de campagne dans la région parisienne.
Correctement orientée, elle est divisée en quatre travées égales.
Ayant un chevet plat, elle est éclairée par un triplet dont la fenêtre
centrale est légèrement plus haute que les deux autres. Chaque travée
possède sa fenêtre au nord et au sud.
Les voûtes sur croisées d'ogives sont ouvertes, élancées. Chaque ogive
et chaque doubleau repose sur un cul-de-lampe décoré soit par des
feuilles de nénuphar, soit par des crochets. Les trois portes
traditionnelles s'y trouvent :
celle pour les laïcs,
celle de la communauté appelée aussi porte des chevaliers,
et celle dite du cimetière, dans l'avant-dernière travée précédant le
chœur.
Une tour-clocher se trouve dans l'angle nord-ouest.
La maison templière est située à 2 km à l'ouest du village. Chevru possédait de nombreux domaines près de Coulommiers :
Le
Temple sur la commune de Chailly-en-Brie,
La ferme du Bourget sur la commune de Saint-Siméon,
Villiers-Templon sur la commune de Saint-Mars-Vieux-Maisons.
Quatre
autres commanderies se succédaient vers le nord : Choisy-en-Brie, sa
jumelle, La Ferté-Gaucher, Coutran sur la commune de
Saint-Martin-des-Champs, simple grange dîmière fondée au début du 13e
siècle et qui a conservé son logis de commandeur et sa belle chapelle
Notre-Dame, aux intéressantes sculptures et aux trois portes
traditionnelles (comme à Chevru).
A Montolivet, les Templiers possédaient la commanderie de Viffort, dépendant de La Ferté-Gaucher.
Trefols :
Là
encore la commanderie prit naissance sur une ancienne grange dîmière du
début du XIIIe siècle.
La chapelle est une des rares qui soit dédiée dès son origine à saint
des Jean-Baptiste. Actuellement, en dehors de la poterne d'origine on peut
encore voir cette chapelle qui reçut les marques du XVe siècle dans le
remaniement des fenêtres.
Malheureusement, ce monument est encore chargé de la séparation en étage
du logement construit au XIXe siècle.
Elle se compose de deux travées et d'un chevet à trois pans. Voûtée
en ogives elle est éclairée par sept fenêtres.
Les ogives reposent sur des colonnes descendant jusqu'au sol, lesquelles
sont soutenues par des socles à sept pans. Il n'y a pas de chapiteaux.
Les ogives sont arrêtées par un simple boudin. Elles étaient réunies
par des clés sculptées aujourd'hui disparues et qui furent remplacées
par la Croix de Malte pour la première travée, et par les armes du
commandeur, frère Armand des Carrois, pour la seconde.
Plusieurs blasons de l'Ordre sont encore visibles dans l'ensemble de la
commanderie.
Coulommiers :
Pour aller à la commanderie : elle se trouve dans la ville haute, tout près de centre hospitalier. La direction routière est "La Ferté sous Jouarre". Le jours d'ouverture : du mercredi au samedi de 14 heures à 18 heures et le dimanche de 10 heures à 18 heures. Le dimanche il y a une visite guidée à 15 heures. Le téléphone de la commanderie : 01 - 64 - 65 - 08 - 61. Si vous voulez voir le site officiel de la ville de Coulommiers et sa commanderie
Commanderie de Coulommiers
La
commanderie s'établit aux environs de 1160.
La chapelle fut édifiée au début de la fondation ainsi que le signale
une bulle d'Alexandre III du mois de juillet 1173.
Chapelle de la commanderies de Coulommiers
En
1196 un incendie détruisit complètement la chapelle qui fut reconstruite
aux environs de 1205-1210, légèrement en angle de l'ancienne fondation.
L'importance
de la commanderie se manifeste entre 1220 et 1250. Les donations se
multiplièrent et la construction des bâtiments étant achevée, les frères
purent s'adonner à leurs oeuvres.
Les
échanges s'étendirent assez loin. Ainsi, au mois de mars 1239, le
commandeur de Coulommiers, avec le consentement de son chapitre passa un
accord avec Jacques Fellain, habitant de Cambrai, pour lui vendre en
rentes perpétuelles deux maisons situées dans la ville, et cela pour la
somme de 200 livres annuelles.
Après
la dispersion du Temple, les Hospitaliers continuèrent eux-mêmes, chose
rare, à gérer les biens.
Des aménagements furent effectués à partir du milieu du XVe siècle
principalement dans les bâtiments conventuels.
C'est vers cette époque que la chapelle fut ornée de fresques dont il
reste encore un exemple. Plusieurs autres peintures ornent le chevet intérieur
et les voûtes. Cette chapelle, correctement orientée, est éclairée par
un triplet.
Quatre
travées éclairées par de grandes fenêtres datant du XIIIe siècle
forment l'ensemble du bâtiment voûté en ogives à deux rouleaux, que
supportent des culs-de-lampe sculptés de feuilles d'eau et de crochets.
Aux quatre coins, des têtes remplacent les sculptures végétales.
La
commanderie de Coulommiers présente toutes les caractéristiques de la
maison templière en occident, et non d'une maison militaire.
C'est
avant tout un monastère. La chapelle est précédée d'une salle voûtée
d'arêtes, fâcheusement restaurée, qui n'était autre que la salle du
chapitre, comme cela se rencontre dans d'autres maisons de l'Ordre.
La
grange à trois nefs conserve encore une partie de sa charpente.
D'autres
pièces servaient de lieux réguliers. On peut encore voir les cuisines,
suivies du réfectoire, le dortoir et les celliers à étages.
Coulommiers, devint rapidement une des plus importante de la région. Érigée au-dessus de la ville, au lieu-dit "Montbilliard", elle possédait plusieurs moulins, des maisons à Cambrai, 400 ha de la forêt de Mahan et la maison du Poncet.
une autre vue de la commanderie de Coulommiers
Au
nord-ouest se trouvaient les commanderies de Coulommes et de Montaigu
sur la commune de Villiers-sur-Morin, cette dernière dépendant de
Choisy, tout comme la maison de Crécy-la-Chapelle fondée en 1885.
Plus au sud se trouvait la commanderie de Chevry.
En
1307, il ne s'y trouvait que quatre frères, qui furent arrêtés.
La
commanderie, très bien restaurée, dite Ferme-de-l'Hôpital, a conservé
pigeonnier, corps de logis, salle capitulaire. Coulommiers avait pour dépendance,
au nord, la commanderie de Bilbartaut, fondée en 1195.
Plus de détails sur les bâtements :
Voir
plus en détails la Commanderie de Coulommiers
Voir de la première donation et la création de la commanderie jusqu'à
la fin de l'Ordre du Temple. Cette page concerne uniquement l'Ordre du
Temple. Je n'ai pas fait mention des Hospitaliers :
Bibartaud :
Fondée
vers 1195, ce n'est que vers 1230 que cette possession du Temple devint
commanderie. A la suppression de l'Ordre, elle fut réunie à la
commanderie de Coulommiers. Les luttes du XVe siècle furent néfastes aux
bâtiments qui ont été complètement détruits.
Le
commandeur Jean Morant réédifia l'ensemble, entre autre la chapelle dans
laquelle il fut enterré. Après adjudication, les nouveaux propriétaires
s'installèrent à partir de 1830, et en 1850 un château remplaça
certaines parties des bâtiments. Il reste toutefois quelques échantillons
templiers et Hospitaliers.
Choisy le Temple :
Près
de Meaux, sur la commune de Charny, la commanderie de Choisy-le-Temple,
au nord de la route reliant Meaux à Claye-Souilly, existait déjà en
1168. Il subsiste une ferme.
Choisy
possédait le fief de Charny, les commanderies jumelles de la
Trace sur la commune de Villeroy et de Saint-Mesures "voir la
grange dîmière", celle de Nanteuil-lès-Meaux : "le
grand maître Évrard des Barres "1149-1152" était originaire
de Meaux",
Celle
de Lagny-sur-Marne qui avait un bien au lieu-dit "Chantemerle".
Choisy
avait également deux maisons, à Trilbardou et au Plessis-aux-Bois.
Le commandeur de Chelles, Guy Dauphin, comparut devant ses accusateurs le 24 octobre 1307, en compagnie de Jacques de Molay.
L'Eglise de Saint Loups XIIIe siècle
Eglise de Saint Loups XIIIe siècle
Statuaire de l'Eglise de Saint Loup de Naud XIIIe siècle
Statuaire de l'Eglise de Saint Loup de Naud XIIIe siècle
Voir la page itinéraires, pour ceux qui aimeraient aller voir ces très beaux monuments. Itinéraires en Seine et Marne