non nobis domine sed nomini tuo da gloriam Non nobis domine sed nomini
tuo da gloriam
retour

Les Templiers

Les possessions

templiers.net Apporte la gloire, Seigneur,
non à nous, mais à ton nom
non nobis domine sed nomini tuo da gloriam

Possessions dans l'Oise

Senlis

La belle cité royale de Senlis a joué un rôle important dans l'histoire du Temple.

Senlis                    Senlis 

Senlis Hôtel de Vermandois, années 1140                  Senlis Maison du XIIIE siècle

De sa puissante commanderie, il ne reste rien, si ce n'est les vestiges d'une porte, à l'angle des rues du Temple et de la Halle.

C'est à Senlis que se tient le concile dit "de Reims", au cours duquel furent menés les interrogatoires et le procès des Templiers.

Le 17 mai 1310, neuf templiers y furent brûlés vifs.

Senlis s'appuyait, au nord, sur la commanderie d'Orrouy-sur-Authonne et celle de Verberie, avec ses maisons de Pont-Sainte-Maxence.


Pont-Saint-Maxence

Emplacement d'une commanderie des Templiers, puis de Saint-Jean-de-Jérusalem dès le XIVe siècle. Cette commanderie avait rang de seigneurie.
De cet ensemble considérable ne subsiste que le rez-de-chaussée de la façade sur rue d'un édifice ruiné.
Elle est du plus grand intérêt :
grand portail en arc segmentaire et 2 fenêtres à croisées, parés de moulures formant colonnettes (comme dans l'évêché de Beauvais).

Pont-Saint-Maxence   Pont-Saint-Maxence


Ully Saint Georges : Commune de Senlis.

Siège d'une seigneurie de Saint-Denis, attestée en 1163. Attenante à une grande grange, la porterie (porte cochère, encadrée de 2 tourelles et surmontée d'une pièce) donne accès à la basse-cour.
Au fond, contre le mur d'enceinte, grand logis rectangulaire, un étage, avec pignon oriental renforcé de contreforts.
Rez-de-chaussée percé de 6 ou 7 grandes fenêtres ogivales murées dont les remplages sont détruits.
À l'étage, marqué par un retrait de la maçonnerie, ouvrent des fenêtres à croisée qui paraissent dater du XVe s. (2 sur la cour et 2 au pignon est), et une petite porte étroite à linteau droit sur coussinets (latrine ou accès par un escalier extérieur). La pièce de l'étage conserve une cheminée (piédroits).

Ully-Saint-Georges    Ully-Saint-Georges


Verberie

Maison du XIIIe siècle, dite "le Petit Cappy" ou "l'Hôtel Saint-Jacques" (rue de Paris).
Édifice de plan rectangulaire (8,45 m de large en façade) et à un étage, présentant son pignon sur la rue. Celui-ci est marqué par un cordon d'appui régnant actuellement à 3 m du sol (rehaussé) ; au-dessus ouvrent deux fenêtres de 1,40 m de large, sous des arcs ogivaux, soulignés par des archivoltes se retournant en impostes. Rez-de-chaussée mutilé, mais ne laissant deviner aucun percement important d'origine.

Verberie    Gravure de la façade originale au XIIIE siècle

Verberie    Gravure de la façade originale au XIIIe siècle


Lagny le Sec

La commanderie de Lagny-le-Sec (cette dernière étant également présentée comme une des six commanderies hospitalières du diocèse de Meaux).
Fondée en 1209, sur des biens achetés aux moines de La Charité-sur-Loire, elle possédait une chapelle et une maison près de l'actuelle église de Lagny. Elle avait pour dépendances Chantemerle sur la commune de Lagny et Belleville sur la commune du Plessis-Belleville, achetée vers 1250.

La commanderie de Sennevières sur la commune de Chèvre ville, créée au début du 13e siècle, dépendait de Lagny.

Le fief de Fulaines sur la commune de Mareuil-sur-Ourcq dépendait de Moissy, qui fut vendu en 1234.


Compiègne

Compiègne    Compiègne : Eglise St Etienne XIe et XIIe siècle

La grande commanderie de Compiègne, rue Notre-Dame (aujourd'hui, rue de Solferino), fut entièrement détruite en 1822.

Établis grâce à un don d'Agathe de Pierrefonds, les Templiers y furent longtemps en procès avec les religieux de Saint-Corneille. Le pape Innocent III leur donna raison.

Au nord de Compiègne, se développait tout un réseau de commanderies :

Verne (vestiges à Pimprez, entre Ribecourt et Bailly),
Passel, donnée en 1141 par l'évêque de Noyon, ainsi que et le Bois-près-Fréniches sur la commune de Fréniches, aujourd'hui le Bois-de l'Hôpital.

L'hôpital templier de Libermont dépendait d'Éterpigny (Somme).

Les possessions templières comptaient aussi une maison à Touvent sur la commune du Moulin-sous-Touvent),
à Mondescourt, la Malmaison sur la commune de Lassigny et le Tronquoi sur la commune de Crapeaumesnil, et l'église de Tracy-le-Val, donnée en 1141 par l'évêque de Noyon.


Beauvais

La commanderie du Temple était située dans l'ancienne rue Saint-Pantaléon.

Compiègne    Compiègne église st Jacques

Les Hospitaliers reconstruisirent, sur les fondations templières, l'Hôtel de Sommereux.

De belles caves voûtées en ogives subsistent encore. La commanderie était construite sur les anciens remparts gallo-romains.
Aujourd'hui, elle n'est autre que la gendarmerie de Beauvais.

Fondée en 1140, avec l'aide de l'évêque, la commanderie-baillie de Beauvais fut une des plus importantes du nord de la France.

Dans la rue Saint-Pantaléon, les Templiers possédaient aussi dix-sept maisons.
D'autres immeubles leur appartenant, ils étaient situés rue des Jacobins, du Poivre-Bouilli, du Cellier-Saint-Ladre, de la Porte-de-Bresle, de Saint-André.

Ils avaient le terrain du Metz-l'Évêque (rue Biot).

Dans la banlieue nord de Beauvais, à Tillé, se trouvait la commanderie jumelle de Morlaine, avec ferme, aujourd'hui, "Ferme de l'Hôpital", chapelle et gibet.

Au sud de Beauvais, les carrières de Saint-Martin-le-Noeud, propriété des Templiers, auraient abrité un trésor ?

Selon le frère templier Gervais de Beauvais, commandeur de Laon, "il y avait dans l'Ordre un règlement extraordinaire et sur lequel un tel secret devait être gardé que chacun aurait préféré se faire couper la tête que de le révéler". Il prétendait détenir un exemplaire de cette Règle secrète.


Neuilly sous Clermont

Au sud-est de Beauvais, la grande commanderie de Neuilly-sous-Clermont, fondée en 1179 sur un don de Mahaut de Hermes, comprenait une grange, un moulin et droits de justice.

Elle fut incendiée par les Anglais en 1370. Les Hospitaliers reconstruisirent le bel ensemble Renaissance que l'on peut voir aujourd'hui.

En 1203, la comtesse de Clermont et de Blois révèle dans sa confirmation l'existence de la commanderie de Neuilly. Cette maison du Temple fut construite sur des terres données par Eudes d'Angevilliers et comprenait une grange, un moulin et plusieurs biens, la haute, la moyenne et la basse justice, ainsi que le droit d'afforage.
Les bâtiments, d'une grande importance au XIIIe siècle, à en juger par les restes, furent incendiés en 1370 par les Anglais.

La commanderie : à l'étage, une chapelle du XIIIe siècle, jouxtant la commanderie reconstruite au XVIe siècle, à l'image du château d'Ecouen.

Ce n'est que cent ans plus tard que les réparations furent effectuées sous le commandeur Jean Perrin (1448-1489).

Si la commanderie, dans son ensemble, fut reconstruite au XVIe siècle, la chapelle garde une facture gothique avec les aménagements du XIVe siècle, dont principalement deux grandes baies en gothique flamboyant de l'Ile-de-France. La chapelle située à l'étage était bâtie sur d'anciennes salles qui servirent bien souvent à des écuries, mais qui fort heureusement n'existent plus aujourd'hui; l'architecture est ainsi remise en valeur.

Aux XIV et XVe siècles, la chapelle fut recouverte de fresques où l'on peut encore admirer une bénédiction de la vierge, détériorée par la construction d'une cheminée, démolie aujourd'hui au cours d'heureuses restaurations exécutées par les propriétaires actuels; ces restaurations sont faites avec goût, connaissance de l'architecture des différentes époques, et surtout, le ciment n'y est pas le roi comme c'est le cas dans certaines restaurations de commanderies. Le choix des matériaux est heureux et la restauration n'a pas été faite à la légère.

La commanderie en elle-même se présente comme un vaste rectangle comprenant deux étages sur caves. Un escalier monumental et d'une rare beauté fait communiquer les deux parties.
Sur la façade on admire les ornementations de pilastres et les tabernacles rappelant le style du château d'Ecouen, et l'influence de Germain Pilon.
Les trois lucarnes rectangulaires, à meneaux et frontons ornementés, comme l'appareillage de l'ensemble de la construction sont caractéristiques de l'architecture civile du XVIe siècle en Ile-de-France,
L'ensemble, très harmonieux, dans un parfait état d'entretien, montre comment une commanderie du Temple, remaniée par les Hospitaliers et laissée dans un état de délabrement important, peut et doit être restaurée.

Neuilly avait une maison à Clermont. Elle pouvait s'appuyer sur la commanderie de Laigneville quelques restes de la commanderie et de la chapelle Saint-Georges, et une maison à Villers-Saint-Paul.

A la limite département se trouvait une troisième commanderie importante, Ivry-le-Temple, dont il reste quelques ruines hantées par des fantômes qui y protègent un trésor.

A Gandicourt sur la commune de Belle-Église, les Templiers de Sommereux avaient une maison que les Hospitaliers transformèrent en prieuré quelques restes près de l'église.

Le village de Senots fut probablement fondé par les Templiers.

A Neuilly-en-Thelle se trouvait, dès 1232, la commanderie de Bellay, dépendant de Cernay. Il en subsiste une grange, entre Neuilly-en-Thelle et Chambly.

Il existait aussi une maison, au Mesnil-en-Thelle. Chaudry sur commune de Parnes montre encore une croix templière.


Sommereux

Importante commanderie qui rayonnait par ses membres jusqu'à Compiègne. Sommereux fut fondée en 1150 sur les libéralités de plusieurs seigneurs.
L'évêque d'Amiens confirma les dons et l'installation des frères du Temple. Jusqu'au procès, dix-sept commandeurs sont connus, le dernier étant Raoul de Gisy, frère sergent qui, dans ses dépositions révèle les pratiques sacrilèges et immorales des Templiers.

Après l'abolition de l'Ordre en 1312, les chevaliers de Saint-Jean prirent la place. Les bâtiments, vastes et nombreux furent en partie détruits par les Anglais.
La maison conventuelle fut restaurée au XVIe siècle et reconstruite au XVIIIe. C'est le petit manoir que nous voyons encore aujourd'hui.

La chapelle de la commanderie est l'église actuelle du village. Remaniée au XIVe siècle par le commandeur Jean de Varrines, elle est dédiée à saint Aubin. La nef fut reconstruite après un incendie qui éclata au XVIIe siècle. Malgré cette partie classique, l'église n'en conserve pas moins son abside et son transept du XIIIe siècle. Dans la nef, les constructions classiques épargnèrent la corniche romane tardive, tandis que l'ensemble porte les caractéristiques du gothique à lancettes d'influence beauvaisienne.

Le choeur est éclairé par trois baies lancettes dont, celle du milieu est plus grande. La corniche du choeur se compose d'un double rang de billettes. L'ensemble du XIIIe siècle est voûté sur croisée d'ogives; les nervures des voûtes sont reçues par des personnages.

Dans le choeur les nervures sont à arêtes vives, et les quelques chapiteaux sont sculptés avec des feuilles en volutes. C'est dans le bras du transept sud que se trouve le "baphomet", sculpture du XIIIe siècle qui fut à l'origine de la légende de Sommereux, racontant que les Templiers se levaient la nuit pour adorer cette effigie qui se transformait en chat; cette légende se répandit surtout après les dépositions du dernier commandeur qui ne fit qu'amplifier les dires.

Il est d'ailleurs préférable, si l'on veut une effigie baphométique, de prendre comme exemple celle du XIXe siècle que l'on peut voir sur le portail de l'église Saint-Merry de Paris.

Sommereux supplanta même Beauvais, où elle avait des possessions, ainsi qu'à Compiègne et Clermont.

A Sommereux, les Templiers possédait la ferme de Marendeuil. Détruits par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans, les bâtiments furent restaurés à la Renaissance et rebâtis au XVIIIe siècle, sous la forme d'un petit manoir qui subsiste toujours.

Sommereux avait pour dépendances, la commanderie de Campeaux (et celle d'Haucourt, en Seine-Maritime).

Une maison à Broquiers et une à Frettencourt sur la commune de Lannoy-Cuillère.
Cinq commanderies reliaient Sommereux à Compiègne Le Gallet, le Bois-d'Écu, lieu-dit : La Chaussée-du-Bois-d'Écu, à Froissy, avec une maison, à Noviémont, Esquennoy (dont il reste ferme, grange et souterrains, au nord de Breteuil), et les commanderies jumelles de Bellicourt sur les communes de Maignelay-Montigny et de Tricot.


Le Nord de la France

Laon

Laon    Chapelle de la Commanderie de Laon

Au XIIème siècle, les chevaliers du Temple installent à Laon une importante commanderie, dont subsiste la chapelle romane.
Possédant une nef octogonale, coiffée d’un clocher-peigne, son plan s’inspire peut-être de celui de l’église qui gardait le tombeau du Christ à Jérusalem.
A l’intérieur de la nef a été déposé le gisant de Guillaume de Harcigny, impressionnante représentation du défunt médecin de Charles VI à la fin du XIVème siècle.

Laon    Vue de devant de la chapelle


Au Nord Est : dans l'Aisne

Mont de Soissons

Mont de Soissons    Commanderie du Mont de Soissons


La Commanderie du Mont de Soissons

Cette commanderie fut fondée par un acte octroyé en 1130. Elle était protégée par l'évêque de Soissons, Josselin de Vierzy. Le chevet en hémicycle de la chapelle date du XIIIe siècle alors que la nef fut reconstruite au XVe siècle. Une légende raconte que ce seraient les Templiers du Mont qui, d'Orient, auraient rapporté les reliques de Saint-Ursace (Arsace ou même Eustache), confesseur de Nicomédie.

Nous connaissons cette commanderie, tout au moins ses origines, par un acte daté de 1133 octroyé par Josselin de Vierzy, évêque de Soissons. Les constructions s'étalent sur le XIIe et le XIIIe siècle. De la période templière datent la grange, une partie de la chapelle et le bâtiment conventuel qui fut démoli en 1951. La description de la commanderie est des plus instructives, car elle présente un autre aspect des constructions templières dans une autre région de la France. Le bâtiment conventuel, transformé en logis du commandeur au XVIe siècle, avait les superstructures du XIIIe siècle. Après sa démolition en 1951 une grande partie des matériaux servit à la construction du pourtour de la fosse à fumier.

La chapelle sert aujourd'hui de grange et de bergerie. Divisée en deux parties dans le sens horizontal, elle révèle malgré tout une construction du XVe siècle. En effet, l'église primitive fut détruite en grande partie durant la guerre de Cent ans. Malgré cela, la nef est étayée à l'extérieur par quatre piliers du XIIIe siècle. Elle est éclairée par quatre baies. La seule fenêtre ajourée est située à l'entrée de l'écurie actuelle, au sud. Le portail d'entrée date du XIIe siècle, et fut réemployé au XVe et au XVIe siècle. Une frise sculptée, de toute beauté, représente des fleurs. L'hémicycle du choeur est du XIIIe siècle, jusqu'aux fenêtres qui, elles, datent du XVe siècle. Sept baies, aujourd'hui murées, étaient séparées par huit piliers, les deux derniers touchant la nef. Les colonnettes reposent sur des fûts avec bague, et les arcatures de la voûte sont ornées de deux cavets. Le chœur primitif était voûté et des restes de colonnes se voient encore, avec la bague et l'astragale.

On remarque aussi une petite piscine avec une conduite de plomb se perdant dans l'épaisseur des murs. La grange de Mont-de-Soissons est du XIIIe siècle. Divisée en deux nefs par une arête médiane, on constate qu'au pignon nord furent ajoutées deux travées supplémentaires, limitées par un nouveau pignon soutenu par cinq contreforts d'inégale hauteur. Le colombier, isolé de la cour à son origine, est actuellement encastré dans les constructions des XIXe et XXe siècles. Cet ensemble à deux étages est construit en pierres de taille, chaque étage étant séparé par un bandeau. La construction est couverte d'une toiture pyramidale à huit versants.