Pourim (Encarta)
fête juive. Le pourim commémore la libération des juifs de Perse, menacés d'anéantissement sous le règne du roi perse Assuérus, ou Xerxès Ier, comme l'indique le livre d'Esther. Elle se déroule les quatorzième et quinzième jours du mois juif adar (au printemps). Elle est célébrée par des réjouissances, le don d'aumônes, l'envoi de nourriture aux voisins et amis, et par le chant du texte d'Esther. C'est probablement le jour le plus joyeux de l'année juive.
PURIM (Universalis)
Fête juive qui, célébrée le 14 du mois d’adar, marque la délivrance des Juifs de l’Empire perse au temps d’Assuérus, telle qu’elle se trouve rapportée dans le Livre d’Esther. La fête tire son nom de ce qu’on a jeté le sort (Pur) devant Aman pour fixer la date de l’extermination des Juifs (Esther, III, 7).
Le rite essentiel de la fête consiste dans la lecture du rouleau d’Esther (Megilat Esther), qui se pratique le soir et le matin; cette obligation l’emporte sur tous les autres préceptes, y compris l’étude de la Tora (Megila, 3 a). On tire aussi d’Esther IX, 22, le devoir d’envoyer des cadeaux comestibles à ses amis et de faire des dons aux pauvres. Le même verset implique l’obligation de célébrer un festin accompagné de fortes libations au point de ne plus pouvoir distinguer entre «Béni soit Mardochée» et «Maudit soit Aman!».
Fête joyeuse, Purim voit les masques tomber et le faible triompher du fort, le bien du mal. À travers ce qui peut sembler n’être qu’un enchaînement de hasards (le nom de Dieu ne figure pas dans le Livre d’Esther), le Juif fidèle sait reconnaître le cheminement du vouloir divin. Les rabbins sont même allés jusqu’à placer Purim à côté de Yom Kippurim, le jour le plus austère de l’année, en déclarant que les deux fêtes se maintiendraient même dans le monde à venir. Cette signification eschatologique accordée à Purim indique bien qu’une telle fête n’est en rien une manière de carnaval juif.
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