Noël  (Encarta)

fête célébrée le 25 décembre en souvenir de la naissance de Jésus-Christ. Avec Pâques, c'est la fête la plus importante du calendrier chrétien. Les Évangiles ne faisant mention d'aucune date, il n'existe pas de certitude quant au jour exact de la naissance du Christ; celui-ci ne fut fixé officiellement que vers 336, les autorités religieuses choisissant d'incorporer, plutôt que de les ignorer, les anciens rites païens (en particulier les saturnales qui célébraient le solstice d'hiver). C'est pourquoi la fête de Noël n'est pas véritablement le jour anniversaire de la naissance du Christ, mais la célébration de la venue sur terre du Sauveur. L'Église d'Orient, qui célébrait Noël le 6 janvier (en même temps que l'Épiphanie), adopta elle aussi la date du 25 décembre à l'initative de saint Grégoire de Nazianze.

La célébration de Noël compte quatre messes : le 24 décembre au soir (la vigile de Noël), à minuit, au lever du jour et dans la matinée.

L'image familière du Père Noël, avec sa longue barbe blanche et sa houppelande rouge, son traîneau tiré par des rennes et son sac rempli de jouets, est une invention américaine apparue pour la première fois en 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper's Magazine; ce personnage, sans doute importé d'Allemagne, est à rapprocher de saint Nicolas, dont la fête, le 6 décembre, est également dans certains pays une occasion d'offrir des cadeaux.

NOËL  (Universalis)

Fête solennelle de la naissance de Jésus-Christ, Noël est célébré le 25 décembre dans toutes les Églises chrétiennes depuis le IVe siècle. Cette date était alors celle de la fête païenne du solstice d’hiver appelée «Naissance (en latin, Natale) du soleil», car celui-ci semble reprendre vie lorsque les jours s’allongent à nouveau. À Rome, l’Église a adopté cette coutume fort populaire, d’origine orientale, qui venait de s’imposer dans le calendrier civil, en lui donnant un sens nouveau: celui du Natale (origine du mot français Noël) du Sauveur, que la Bible désigne comme le «Soleil de justice» et la «Lumière du monde». Cette institution allait dans le sens du syncrétisme de Constantin (les fidèles des deux cultes chômaient le même jour) et dans celui du concile de Nicée, qui venait de réaffirmer la divinité du Christ; aussi l’extension de cette fête fut-elle rapide dans toutes les Églises chrétiennes.

La fête de Noël n’est donc pas, à proprement parler, l’anniversaire de la naissance de Jésus, dont on ignore la date, mais la célébration du Seigneur venant dans le monde. Les prières liturgiques et les sermons des évêques de ces siècles insistent sur la signification «mystique» de cette solennité: Dieu se fait homme pour sauver l’humanité et la mener à sa pleine réalisation dans le Royaume des cieux.

Mais la piété des fidèles s’est attachée plus volontiers à la lettre des récits évangéliques de la naissance de Jésus et a fait de Noël la plus populaire des fêtes chrétiennes: de Bethléem, où les pèlerins se rendaient, dans la nuit, à la grotte de la Nativité, la coutume s’est répandue en Occident de célébrer une première messe à minuit (la liturgie romaine connaît une deuxième messe à l’aurore et une troisième dans la journée). Le Moyen Âge a imaginé, dans les églises, des représentations de la grotte (crèches vivantes, à la manière des «mystères» de l’époque, ou statuettes qui sont à l’origine des célèbres santons de Provence). L’Église a accepté cette expression de la joie et de la piété des fidèles, tout en rappelant que le «mystère» de Noël doit s’éclairer à la lumière de Pâques.

On appelle «temps de Noël» la période qui va du 25 décembre au dimanche après l’Épiphanie.

© 2000 Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété intellectuelle et industrielle réservés.