|
|
|
Le 5 novembre
1605 est découverte à Londres la «Conspiration des Poudres».
D'anciens officiers catholiques, en relation avec les
gouvernants espagnols et peut-être les jésuites, envisagent de faire sauter le Parlement
de Westminster le jour même de la séance inaugurale, en présence du roi et de ses
ministres. L'un des conjurés, Guy Fawkes, est arrêté alors qu'il s'apprêtait à mettre
le feu à 36 barils de poudre.
Ces conjurés catholiques reprochent au roi anglican
Jacques Ier Stuart son intolérance à leur égard comme envers les puritains. Ils sont
contraints à la fuite ou exécutés sitôt découverte leur conspiration.
En souvenir de celle-ci, les enfants anglais ont gardé
l'habitude de faire éclater des pétards en ce 5 novembre.
Un roi mal-aimé
Fils de Marie Stuart, reine d'Ecosse, et héritier
d'Elizabeth 1ère, Jacques 1er est devenu roi d'Angleterre
et roi d'Ecosse deux ans plus tôt. Il se montre aussitôt désireux d'unir les deux
couronnes.
Partisan de l'absolutisme, il veut renforcer son pouvoir en
prenant appui sur la religion anglicane, qui fait du roi le chef de l'Eglise nationale. Il
est amené aussi à s'opposer aux revendications du Parlement ainsi qu'à persécuter les
catholiques et les puritains. Ces derniers commencent à émigrer
en masse vers le Nouveau Monde. Les catholiques, quant à eux, tentent mais en vain de se
débarrasser du roi.
Ce dernier va accroître les haines contre sa personne en
accordant sa confiance à un favori méprisable, le beau George Villiers, futur duc de
Buckhingham (et amant de la reine de France Anne d'Autriche, si l'on en croit l'auteur des
«Trois Mousquetaires»).
|
|