5 novembre 1605

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Portrait de jeune homme, par Raphaël (Italie 1483-1520), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

La «Conspiration des Poudres»

Le 5 novembre 1605 est découverte à Londres la «Conspiration des Poudres».

D'anciens officiers catholiques, en relation avec les gouvernants espagnols et peut-être les jésuites, envisagent de faire sauter le Parlement de Westminster le jour même de la séance inaugurale, en présence du roi et de ses ministres. L'un des conjurés, Guy Fawkes, est arrêté alors qu'il s'apprêtait à mettre le feu à 36 barils de poudre.

Ces conjurés catholiques reprochent au roi anglican Jacques Ier Stuart son intolérance à leur égard comme envers les puritains. Ils sont contraints à la fuite ou exécutés sitôt découverte leur conspiration.

En souvenir de celle-ci, les enfants anglais ont gardé l'habitude de faire éclater des pétards en ce 5 novembre.

Un roi mal-aimé

Fils de Marie Stuart, reine d'Ecosse, et héritier d'Elizabeth 1ère, Jacques 1er est devenu roi d'Angleterre et roi d'Ecosse deux ans plus tôt. Il se montre aussitôt désireux d'unir les deux couronnes.

Partisan de l'absolutisme, il veut renforcer son pouvoir en prenant appui sur la religion anglicane, qui fait du roi le chef de l'Eglise nationale. Il est amené aussi à s'opposer aux revendications du Parlement ainsi qu'à persécuter les catholiques et les puritains. Ces derniers commencent à émigrer en masse vers le Nouveau Monde. Les catholiques, quant à eux, tentent mais en vain de se débarrasser du roi.

Ce dernier va accroître les haines contre sa personne en accordant sa confiance à un favori méprisable, le beau George Villiers, futur duc de Buckhingham (et amant de la reine de France Anne d'Autriche, si l'on en croit l'auteur des «Trois Mousquetaires»).

 

Mise à jour le 24 février 2003