Organisation de Libération de la Palestine, OLP


Nom anglais:

Palestine Liberation Organisation,PLO

Nom original:

Munazzamat al-Tahrir al-Filastiniyah

Pays:

Territoire palestinien occupé???


Mouvement nationaliste palestinien et organisation faîtière des mouvements palestiniens, créée en 1964, par Ahmed Shukeiry, sous les auspices de l'Egypte. Elle a pour objectif la création d'un Etat palestinien indépendant sur le territoire aujourd'hui couvert par Israël ou, tout au moins, dans les territoires occupés (Gaza et Cisjordanie).

Etablie en mai 1964, la Charte de l'OLP prône la l'" élimination " de l'Etat d'Israël en tant qu'état souverain et la création d'un Etat palestinien. Cette disposition de la Charte restera las principale pierre d'achoppement pour des négociations entre Israël et l'OLP. La même année, divers groupes feddayin se structurent en unités militaires sous l'appellation d'Armée de Libération de la Palestine (ALP). Théoriquement sous les ordres d'Ahmed Shukeiry, l'ALP était pratiquement subordonnée à l'armée égyptienne.

Avec la défaite de la guerre des Six Jours, Nasser perd également son contrôle sur l'OLP. Le Fatah est alors la plus importante faction palestinienne et s'impose au sein de l'OLP. En 1969, Yasser Arafat, chef du Fatah, prend donc la direction du Comité Exécutif de l'OLP, position qu'il conservera jusqu'à nos jours.

L'OLP a connu des relations diverses avec les divers Etats arabes. Supervisant des organisations terroristes palestiniennes, l'OLP a été combattue de manière sanglante par la Jordanie en 1970-71, qui cherchait à conserver une certaine neutralité dans le conflit israélo-arabe. La forte minorité palestinienne qui demeure en Jordanie influence de manière significative la politique du royaume hachémite.

L'OLP mène diverses actions terroristes sous le couvert de groupuscules extrémistes / terroristes comme Septembre Noir ou Force 17.

Le 13 novembre 1974, l'OLP obtient un succès politique important avec l'adresse de Yasser Arafat à l'Assemblée Générale des Nations Unies à New-York (il porte alors son revolver à la ceinture, pour souligner la lutte de son mouvement). L'OLP gardera à l'ONU un statut d'observateur.

Les activités terroristes de l'OLP sont alors réduites et se limitent (plus ou moins) au territoire d'Israël.

L'OLP et Yasser Arafat ont toujours tenté d'échapper au contrôle de certains pays, comme la Syrie. Rejetée de Beyrouth par l'armée israélienne en septembre 1982, l'OLP est affaiblie et la Syrie voit une occasion de jeter l'OLP hors du Liban. Le 20 décembre 1983, les 4 000 derniers loyalistes de l'OLP sont poussés hors de Tripoli par les rebelles du Fatah, dirigés par Abou Moussa, et rejoignent 4 000 autres militants dans des camps répartis au Yémen du Nord et en Tunisie.

Bien qu'ayant officiellement renoncé au terrorisme par la voix de son chef Yasser Arafat, lors de son discours devant l'Assemblée Générale de l'ONU le 15 décembre 1988, l'OLP reste une organisation regroupant des mouvements peu disciplinés et qui continuent à utiliser le terrorisme. Les mouvements suivants sont considérés par Etats-Unis comme engagés par la déclaration de Yasser Arafat:

Par une directive américaine datée du 1er octobre 1985, toute négociation avec des représentants de l'OLP est illégale pour les diplomates US. Cette position est adoucie par la déclaration de Yasser Arafat devant l'ONU en 1988. Toutefois, après un attentat du FLP le 30 mai 1990 sur une plage de Tel-Aviv, les USA décident de limiter à nouveau les discussions avec l'organisation.

A la fin des années 80, rejetée du Liban par la Syrie, déçue par ses résultats sur la scène diplomatique et poussée par ses tendances extrêmes, l'OLP s'engage dans une collaboration opportuniste avec l'Irak, qui se pose alors en champion de la lutte anti-israélienne. Ainsi, malgré des relations tendues depuis 1978, l'OLP déplace le gros de son quartier-général à Bagdad, en 1989-90. L'invasion du Koweït par l'Irak et son couplage avec la question palestinienne annoncée par Saddam Hussein le 12 août 1990 ravive les espoirs de Yasser Arafat qui épouse la position irakienne. Le souci de l'OLP est de gagner un soutien populaire, afin d'être reconnu comme unique représentant du peuple palestinien.

Après la défaite irakienne, et la position adoptée par la plupart des pays arabes contre l'Irak, l'OLP perd un crédit considérable envers les pays arabes modérés et les pays occidentaux. Le soutien financier accordé par les pays arabes modérés comme l'Arabie Saoudite et le Koweït est interrompu, laissant l'OLP dans une situation financière catastrophique. Son budget annuel est ramené de 300 millions à 90 millions de dollars.

Les mouvements islamiques dans les territoires occupés - traditionnellement favorables à Yasser Arafat - prennent de l'importance au détriment de l'OLP.

L'accord israélo-palestinien signé à Washington DC le 13 septembre 1993, puis l'Accord sur la Bande de Gaza et Jéricho, en mai 1994, permettent à Yasser Arafat de démontrer un succès politique et de remonter sur le devant de la scène internationale.

L'accord israélo-palestinien ne fait cependant pas l'unanimité dans et hors de l'OLP. Rapidement se forme une coalition de mouvements contre cet accord, l'Organisation du Commandement National Unifié, qui comprend les mouvements suivants:

L'OLP forme le cœur des nouvelles Autorités Palestiniennes. Les élections de janvier 1996, permettent de mettre en place une structure étatique et Yasser Arafat devient le Président de l'Autorité Exécutive.



Bibliographie:

Livingstone Neil C. & Halevy David, Inside The PLO, New York, 1990
Vidal Dominique, Le péché originel d'Israël, Paris, 1998

Corrélats:

Armée Nationale de Libération de la Palestine (ANLP), Terrorisme (terrorisme politique)