Saint-Jean-d'Acre
Chevalier Hospitalier
ACRE ou AKKA
Ville et port de Palestine, qui apparaît dans l'Ancien Testament sous le nom de 'Acco' et au temps des Ptolémées d'Égypte sous celui de 'Ptolemaïs', époque où elle connut une certaine prospérité.
Conquise par les Arabes en 636, elle fut reconstruite peu après et son port réaménagé à la fin du IXe siècle.
Les remparts de Saint Jean d'Acre
Mais c'est durant les croisades qu'elle atteignit son apogée:
prise par les croisés en 1104, elle devint le principal port du royaume
de Jérusalem et un important centre commercial où les marchands
italiens, génois surtout, tinrent une grande place.
Acre restera un port Franc de 1104 à 1187.
En
1187 Saladin :
Réinvesti Acre, le principal port de la côte. Les hostilités se déroulèrent
schématiquement de la façon suivante:
La ville de Saint-Jean-d'Acre
Dans Acre se trouvait la garnison musulmane, autour d'Acre l'armée assiégeante
franque, mais à proximité de celle-ci les troupes de Saladin la tenant
à son tour dans un demi-siège, préjudiciable à ses communications et
à son ravitaillement. L'échec final des musulmans tint pour une part à
leur mode de combat, insuffisamment adapté à celui de l'armée franque,
mais surtout à la lassitude des alliés, voire des parents et des soldats
de Saladin lui-même. Le prestige et la puissance de celui-ci avaient
contraint ses alliés et ses vassaux à lui amener leurs contingents, mais
jamais campagne n'avait été aussi longue, et celle-ci n'avait même pas
la perspective d'un butin compensateur. Les terres dont les officiers
tiraient leur revenu requéraient leur présence, et les trésors des États
s'épuisaient à les soutenir au-delà de leur temps normal de service. Il
fut impossible d'empêcher les croisés de réoccuper, après Acre, Jaffa
et Ascalon, et l'on envisageait leur marche sur Jérusalem.
Portait du Roi Richard
Richard Cœur de Lion.
Débarqué à Acre, il joue un rôle décisif dans la prise de la ville. Philippe Auguste étant alors rentré en France (août 1191), Richard reste le véritable chef de la troisième Croisade. À la tête d'une puissante armée, il remporte de brillantes victoires sur Saladin (Arsouf, 1191; Jaffa, 1192). Il force l'admiration de l'ennemi par ses prouesses, mais ne peut pénétrer trop longtemps à l'intérieur des terres sous peine de voir ses communications coupées. Toutefois, eux aussi étaient fatigués, et les rois impatients de rentrer chez eux. Une sorte de trêve fut conclue entre Richard Cœur de Lion et Saladin; elle accordait aux croisés le droit de visiter les Lieux saints, laissait aux Francs les places côtières reconquises par eux, mais aux musulmans Jérusalem et le reste des conquêtes de Saladin. En fait, une sorte de coexistence pacifique résulta, pendant un demi-siècle, de la commune conscience de l'impossibilité où chacun était de détruire l'autre, et du prix démesuré payé pour les efforts contraires.
Les remparts de Saint-Jean-d'Acre
La ville de Saint-Jean-d'Acre, d'Akko reste le dernier bastion des croisés
en Terre Sainte, de 1191 à 1291, date de sa prise par les mamelouks.
La citadelle se dresse au-dessus des ruines de la cité fortifiée des croisés, détruite après le départ des Hospitaliers de Saint-Jean. La conquête de la ville en 1291 par le sultan d'Égypte al-Malik al-Ashraf mit fin à la présence des Latins en Palestine et priva ceux-ci d'une base commerciale essentielle.
Chevalier Franc


