non nobis domine sed nomini tuo da gloriam Non nobis domine sed nomini
tuo da gloriam
retour

Les Templiers

templiers.net Apporte la gloire, Seigneur,
non à nous, mais à ton nom
non nobis domine sed nomini tuo da gloriam

Giblet ou Gibelet "Byblos"

Chevalier Franc

Chevalier Franc

Byblos, que les croisés appelèrent Giblet ou Gibelet, existait déjà au IVe millénaire avant notre ère. Son port fut longtemps le plus important du littoral oriental de la Méditerranée. Les croisés vinrent asseoir leur château sur des fondations phéniciennes et romaines.

Raymond de Saint-Gilles, après avoir occupé Tortose en 1102, s'empara avec l'aide d'une flotte génoise, le 28 avril 1104, de Giblet qui appartenait à la famille arabe des Banû-Ammar. En récompense des services; rendus, Saint-Gilles concéda le tiers de la ville aux Génois. Un peu plus tard, en 1109, la ville entière fut donnée à la cathédrale de Gênes par l'intermédiaire du Génois Guillelmo degli Embriaci. Désormais Giblet devait être un fief héréditaire des Embriac. Cette famille fut l'une des plus importantes du comté de Tripoli; elle s'y maintint jusqu'aux dernières années de l'occupation franque. La ville médiévale s'étendait au Nord de la ville antique. Son enceintes formait un quadrilatère dont le côté Ouest se trouvait au bord de la mer Le port est protégé par l'avancée de deux récifs à l'extrémité desquels étaient bâties deux tours qui défendaient la passe. Les murailles de l'enceinte de la ville étaient flanquées de saillants barlongs, il en reste des vestiges. La cathédrale Saint-Jean se trouve au centre de la ville. Le château sur une colline domine la ville. Un pont les met en communication il aboutit au château où s'ouvre une poterne près de la tour.

La forteresse de Giblet

Les remparts de Giblet


Le château de Giblet est du type le plus simple des châteaux-forts romans:
'un haut et massif donjon rectangulaire situé au milieu d'une cour qu'enferment des courtines plus basses, flanquées aux angles de tours carrées à quoi s'ajoute au milieu du front le plus exposé un saillant barlong, le plan est irrégulier, les courtines ne sont pas parallèles, l'une des quatre tours d'angle est barlongue et n'est pas dans l'axe des courtines; la position du saillant Nord n'est pas dans; l'alignement des ouvrages contigus. Enfin le sol de la cour se trouve à deux niveaux différents. Cette absence de symétrie tient au fait que le château s'est implanté sur des constructions antérieures.
Avec ses murs de 4 mètres d'épaisseur il est un des plus beaux ouvrages construits par les croisés a début de leur occupation; si, comme il semble bien, il fut construit dès leur installation à Giblet (1104), ce serait le plus ancien qui nous ait été conservé. L'appareil est fait de grandes pierres à bossages. On trouve les mêmes bossages dans les forteresses construites par les Francs dans la première moitié du XIIe siècle (Saone, Beaufort, les plus anciens ouvrages du Crac des Chevaliers, etc.).

La forteresse de Giblet

Les remparts de Giblet


Le donjon comportait une citerne communiquant avec le premier étage par un orifice carré percé au milieu du sol. La seule entrée du donjon se trouve à 13 mètres du sol. La porte est surmontée d'un grand linteau monolithique soulagé par un arc de décharge composé de trois grands claveaux à bossages. On devait accéder à cette porte par une passerelle communiquant avec la courtine. Le deuxième étage et la terrasse crénelée ont été remaniés par les musulmans.
L'enceinte et les ouvrages qui la flanquent paraissent montrer quelques vestiges de la même époque que le donjon; mais aussi des reprises effectuées sans doute à la suite du tremblement de terre de 1157 qui fit de grands dommages aux forteresses franques et en particulier à Giblet. On trouve en plusieurs parties de l'enceinte des colonnes en boutisse, c'est-à-dire traversant la maçonnerie pour renforcer les murailles. Les Francs ont employé ce procédé là où ils trouvaient des colonnes provenant de monuments antiques, ainsi aux tours des ports de Giblet, de Djébelé, de Lattaquié, à Ascalon, à Tyr, à Césarée, au château de mer de Saïda. Il est vrai que les Musulmans ont aussi pratiqué cet usage. Mais comme ici les colonnes s'intercalent dans un appareil de pierres à bossages, on ne peut douter qu'il s'agisse d'une seconde campagne de travaux entrepris par les croisés.

Chevalier Francs

Chevalier Templier