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Les Templiers

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Les possessions de l'Ordre en Orient

Toutes ces places fortes n'ont pas été tenues par les Templiers, mais ils les ont entretenues, protégées, et y ont vécus par intermittence. Mis à part le Crac qui était tenu par l'Ordre des Hospitalier.

Saint Jean d'Acre  -  Castel-Blanc (Tortose)  -  Le Crac des Chevaliers  -  Gibelet (Byblos)  -  

Le Château de Kerak  -  Le Château de Margat  -  Le Château de Saone   -  Le Château de Saïda ou Sidon

Les Eglises

Sainte Anne de Jérusalem - Abou-Gosh - Giblet - Notre-Dame de Tortoses - Saint-Phocas D'Amyoun

 Ruines de Château Pèlerin

Ruines de Château Pèlerin

Les richesses de l'Ordre

Quelques possessions en France.

l'Ordre du Temple était souverain dans la personne du grand maître, prince souverain. L'Ordre avait le droit de conquête en Orient. Les villes, les châteaux et terres dont il s'emparait sur les infidèles devenaient sa propriété, d'où une source de services, de cens, d'impôts, de tributs, de revenus considérables : nous citerons un exemple. En 1173, l'Ordre possédait des places fortes sur les frontières du Vieux de la montagne, qui lui payait un tribut annuel de 2,000 besants d'or. Cette source de richesses dut se tarir le jour où la Terre sainte fut à jamais perdue à la suite de la chute (d'Accon), d'Acre.
Les tenures que les Templiers avait acquises en France, soit à aumône, soit à pure aumône, étaient nombreuses, immenses, possesseurs de fiefs devenus biens d'Église, les chevaliers ne devaient pas le service militaire au Roi, ils ne devaient ce service que pour la croisade.
Détenteur de biens de mainmorte, l'Ordre ne payait pas de droits de mutation, les fiefs par lui acquis restant toujours en ses mains, ne passant jamais à d'autres possesseurs. La communauté ne mourait pas, elle était perpétuelle, et par subrogation de personnes était réputée toujours la même communauté; de plus, elle n'aliénait jamais.

L'Ordre était devenu seigneur féodal, avec le droit de haute, moyenne et basse justice, avec les prérogatives attachées aux possessions de franc-alleu. Les biens amortis de la communauté prenaient en effet ce caractère. Or le franc-alleu ne reconnaissait ni seigneur ni supérieur, pardessus féodal, n'était assujetti à payer aucuns droits seigneuriaux ou féodaux, parce qu'il n'était tenu en fief d'aucun seigneur, parce qu'il était libre, franc de toute sujétion, et ne reconnaissait aucun supérieur, excepté le Roi pour laféauté. L'Ordre jouissait de tous les avantages de la féodalité sans en avoir les charges.
Le Temple employait un Grand nombre de bras à l'agriculture, des serfs, des casati, des hommes libres, des censitaires, des arrentataires, (donner en échange d'une rente). L'Ordre, avec ses Frères servants, fit défricher des étendues considérables de terres incultes, de forêts, broussailles, marais, landes et bruyères qui furent livrées à la charrue, au hoyau, à la culture. Le Temple faisait vivre ainsi des multitudes. Le premier établissement consistait tout d'abord en une simple grange dimeresse; bientôt s'élevaient la maison du commandeur (proeceptor) et une chapelle, avec un courtil (jardin) enclos de murs; les aumônes, les travaux des champs attiraient les hommes; on construisait des habitations, les terres en friche devenaient des terres arables, les commandeurs étaient obligés par leurs fonctions de cultiver eux-mêmes leurs terres et de résider- en leurs commanderies. Les Frères servants dirigeaient, stimulaient les travailleurs; on défrichait, on déroquait, on donnait de l'écoulement aux eaux stagnantes des étangs et marais. On ne lira pas sans intérêt les quelques détails qui suivent.

Reste de Notre Dame de Tortose

En 1195, les templiers défrichèrent une grande partie de bois dans la forêt de Vendôme. Barthélemi de Vendôme leur octroya dans cette forêt sept charrues de terre, en un lien nommé la Materas. Il leur donna tout le bois nécessaire à la construction d'une maison qui prit le nom de Beauchêne lez Materas. (La Chapelle-Vicomtesse, Loir-et-Cher). En 1175, ils avaient défriché au milieu des bois des terrains sur lesquels ils avaient établi une commanderie à Sériel, (Puchevillers Sommes). En 1199, les Templiers défrichèrent le bois de la Sablonnière, que Marguerite, comtesse de Bourgogne, venait de leur donner. Ils y créèrent la maison de la Sablonnière, qui fit partie de la Grande commanderie de Moisy-le-Temple, (Montigny l'Allier, Aisne ). En 1252, les Frères défrichèrent la forêt de Bellelande, entre Mondoubleau et Vendôme; ils y construisirent leur maison, qui prit le nom de Bellelande; tout fut mis en culture; un Gros village (villa) se bâtit, la commanderie de Bellelande fut rattachée à la commanderie principale de Sours. En 1219, l'Ordre défricha de grandes étendues de bois (qui lui avaient été donnés à une lieue des Andelys, à Bourgoult, à la Mare Huonet et à Lépinaye, (paroisse de Boisemont, les Andelys), à Vertbuisson. Il créa la commanderie principale de Bourgoult sur la paroisse d'Arquency, (canton des Andelys). Une dame Asseline, veuve de Richard le Clozier, de Longueville, donna à la chapellenie de Bourgoult, lorsque la chapelle fut élevée, un clemi-muid, (ancienne mesure de capacité) de vin blanc, à prendre chaque année au temps des vendanges dans sa vigne des Clozeaux, sise au territoire de la Guernelle, (Arquency, près des Andelys) . les Frères avaient déjà créé le domaine de Cahaignes, (canton d'Ecos les Andelys) sur la terre de Millères ou Millares, qui leur avait été donnée en 1198 par le seigneur Raoul de Cahanes.

Par lettres en date du mois de juin Thibaut, comte de Champagne et de Brie, abandonna au Temple quatre cents arpents dans la forêt de Mahaut, avec des étangs considérables. Tout fut défriché, aménagé, cultivé. Les Templiers fondèrent en cet endroit la commanderie de.Bilbartaut, qui, dans le principe, n'était qu'une (grange dîmeresse; cet établissement fut relié à la commanderie principale de Maisonneuve lez Coulommiers, (commune de Monroux, Seine et Marne). En 1253 et en 1254, les Frères défrichèrent des étendues considérables de bois à Bonlieu, (canton de Piney, près de Troyes), et dans la forêt du Der, où ils possédaient deux mille cinq cents arpents de bois à Vandeuvre, (Vandeuvre-sur-Barse, Aube). Ils créèrent des fermes qui devinrent des domaines de la commanderie de Bonlieu, membre de la commanderie principale de Troyes; ces fermes furent Maurepaire, (commune de Piney, Aube), Rosson, (commune de Doches, Aube), la Milly, (commune de Brévonne, Aube), la Picarde, (commune de Piney, Aube), la loge Bazin près de la Ville-aux-Bois, (près de Bar-sur-Aube). Presque toutes ces créations sont devenues des centres agricoles importants, des communes florissantes qui portent les noms que les fondateurs leur donnèrent au cours des douzième et treizième siècles. Ces créations sont innombrables.

Après le pillage de la Thrace de Thessalonique, de l'Hellespont, du Péloponnèse, de la Grèce et d'Athènes, les Templiers rapportèrent à leur trésor des valeurs incalculables.
L'avocat du Roi Dubois, dans un mémoire adressé en 1306 au roi d'Angleterre (d'accord avec Philippe le Bel), évalue les revenus des deux Ordres du Temple et de l'Hôpital à 800,000 livres (huit cent mille livres), 113,800,000 francs, soit 108,000,000 millions, les calculs pour les deux Ordres réunis, on peut sans exagération fixer à 400,000 livres la part afférente au revenu de l'Ordre du Temple; cette somme représente en monnaie moderne une valeur de 57,000,000 de francs environ.

On comprendra aisément que tous ces calculs ne peuvent être qu'approximatifs.
Quant aux richesses mobilières de l'Ordre, entassées dans les commanderies, dans les églises et à la tour du Temple de Paris, elles étaient immenses. Les revenus que les Frères tiraient de leurs possessions d'Orient suffisaient pour entretenir les dépenses d'armement et de guerre.

L'Ordre du Temple comptait 15000 chevaliers. La plupart appartenaient à la France. A côté des chevaliers, il y avait les Frères servants, aussi Templiers, et un personnel considérable composé de ceux que l'on appelait les sujets du Temple, les hommes libres, les recommandés, puis les mesnées, serviteurs et servantes, les serfs, les esclafs, les hommes de corps et les colons partiaires, les kasaliers. L'Ordre était réparti en provinces, Chypre, Portugal, Castille, Aragon, France et Auvergne, Aquitaine, Provence, Angleterre, Haute-Allemagne, Brandebourg, Bohême, Italie, Sicile, Pouilles, Hongrie, Slavie. Chaque province avait un grand prieur de qui relevaient d'autres prieurs, les précepteurs; mais tout ce monde de chevaliers, de servants et d'hommes était disséminé sur un grand nombre de points isolés, dans les divers établissements et commanderies.

Le Saint Sépulcre