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LIENS VERS D'AUTRES RESUMES DE CONCILE :
I) Concile
de
Nicée
II) Concile
de
Constantinople
III) Concile
IV) Concile
de
Chalcédoine
V) Concile
de
Constantinople II
VI) Concile
de
Constantinople III
VII) Concile
de
Nicée II
VIII) Concile
de
Constance
IX) Concile
de
Bâle-Ferrare-Florence
X) Concile
de
Latran V
XI) Concile
de
Vatican I
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I) LE CONTEXTE HISTORIQUE
Pourquoi ce Concile :
Depuis de longues années, et plus
particulièrement dans la période suivant le Grand Schisme,
des voix s'élevèrent dans l'Eglise pour réclamer une réforme, un
changement. Aucun pape jusqu'ici n'avait eu l'envie, le courage ou le temps
de réaliser cet ouvrage. Il faut également souligner qu'à cet égard les
conciles précédents (voir liens colonnes de gauche) n'avaient pas non plus
lancé les réformes qu'on attendait d'eux.
Il n'était donc pas surprenant dans ce contexte de voir l'émergence d'une
situation qui allait favoriser la naissance d'une scission, dont Luther fut
le point de départ.
Le protestantisme :
C'est ainsi qu'en 1517, Martin Luther, moine
allemand, augustin et professeur à l'université de Wittemberg, publia une
déclaration en 95 points. Il est d'abord révolté par les excès de Rome et
en particulier le commerce des indulgences destiné à financer la
construction de la nouvelle basilique St Pierre. Mais il propose aussi une
nouvelle conception de la religion, un certain 'retour aux sources'. Cette
conception d'ailleurs ne devait pas manquer d'influencer le Concile de
Trente par réaction, comme nous le verrons.
Cette nouvelle vision de la religion chrétienne se fondait en fait sur 3
principes :
a.
seules les
Ecritures représentent l'autorité de l'Eglise, au-dessus de la Tradition et
du pape.
b.
c'est la foi
qui sauve et non les actions des hommes (i.e. oeuvres), si bonnes
soient-elles.
c.
le baptême
rend les chrétiens égaux devant Dieu. L'unique médiateur des hommes est le
Christ. Il n'y a pas, il ne doit pas y avoir de différence entre clercs et
laïcs.
La réaction de l'Eglise, les
obstacles au déroulement du Concile :
Le protestantisme, puisque tel est le
nom du mouvement né de la révolte de Luther, connaît rapidement un bel
essor, grâce aux princes allemands qui adhèrent à la réforme.
Pour réagir face à cela le Vatican utilise la condamnation. L'effet est
nul, si ce n'est qu'il provoque quelques violences dont le monde chrétien
aurait bien pu se passer après le Grand Schisme. Reste alors la solution
d'une 'contre-réforme' ou 'Réforme catholique', solution que choisit le
pape Paul III en convoquant le concile de Trente.
Il a en effet fallu toute la persévérance de ce
pape pour aboutir à la convocation du concile, alors que plus personne n'y
croyait. Il s'ouvrit finalement le 13 décembre 1545 dans la ville de Trente
(territoire à la fois italien et impérial) après la signature de la paix de
Crépy-en-Laonnois entre l'empereur Charles
Quint et François 1er. Une déception pourtant : à son ouverture,
le concile ne comptait que 29 évêques et 3 supérieurs d'ordres ; serait-ce
l'échec ? Beaucoup le pensaient.
Il s'agira en fait d'un très grand concile, dont l'œuvre sera
considérable. Il se déroulera pourtant au milieu de difficultés sans cesse
renouvelées, qui entraveront constamment sa progression et feront craindre
à plusieurs reprises sa paralysie définitive. Il lui faudra dix-huit ans
pour venir à bout de sa tâche !
Ainsi, en 1547, deux ans après son ouverture, Paul III dut le transférer à
Bologne, théoriquement pour échapper à la peste qui avait éclaté à Trente,
en fait pour se soustraire aux pressions impériales. La réaction de Charles
Quint fut vive, le concile dut être interrompu une première fois.
Quatre
ans plus tard, le successeur de Paul III, Jules III (1550-1555), parvint à
le relancer malgré les obstacles dressés une fois de plus par le roi de
France. Un an après il dut être de nouveau interrompu à l'approche des
princes protestants allemands coalisés contre l'empereur (et soutenus
par la France).
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Encore une fois, la ténacité et la diplomatie
d'un pape, Pie IV (1559-1565), permirent de lui redonner vie en 1562
(soit après dix années d'interruption !), et de le conduire à bonne fin
en 18 mois. Pie IV fut en cela remarquablement secondé par son jeune
neveu Charles
Borromé.
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Les conséquences de ce Concile pour
l'Eglise :
Enfin l'attitude et la situation de
l'Eglise après le Concile incitait à l'espérance : la conduite à bonne fin
de ce concile malgré tant d'obstacles avait restauré aux yeux des
catholiques le crédit de la papauté, tombé au plus bas avant lui (voir les
Conciles précédents, liens colonne de gauche) ; la gravité des périls avait
contribué à resserrer les rangs au sein de l'Eglise romaine, renforçant
même son caractère hiérarchisé et monarchique, mais, malgré tout, les
dispositions adoptées par le concile dessinaient les traits d'une Eglise
renouvelée : volonté de réforme de la part de l'ensemble du corps
épiscopal, guerre déclarée aux abus, action engagée pour un clergé de
qualité, effort en faveur de l'instruction religieuse des fidèles,
etc...l'élan était donné.
II) LES DÉCISIONS IMPORTANTES DU CONCILE :
Il faut bien se rendre compte que ce
concile a brassé une somme gigantesque de travail et de réformes. A travers
ce Concile, l'Église va reprendre entièrement ses fondements et préciser le
contenu de sa foi et de ses dogmes.
L'Église catholique va d'ailleurs s'appuyer pendant des années sur ce
concile. Il faudra attendre le Concile Vatican II pour retrouver une telle
ampleur de travail et de réformes.
Les décisions
·
redéfinition
du canon
des Écritures
avec inclusion
officielle de nouveaux livres pour l'Ancien Testament (livres
deutérocanoniques).
·
rapport
Ecritures - Tradition
·
le
péché originel
·
le
salut de l'âme, le purgatoire
·
la
grâce et le libre arbitre de l'homme
·
la
doctrine des sacrements
(qui sont fixés à 7)
·
la transsubstantiation (pour plus de renseignements sur cette question, voir
le concile de Constance, le point sur l'eucharistie → cliquez ici)
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