CATHARES

- stèle discoïdale (Fanjeaux) -
|
|
|
Lieutenant
de Simon de Montfort, il devient seigneur
du château de Termes et des possessions associées en 1215.
L'"héritage" contenait aussi des contentieux historiques, en
particulier avec l'abbaye de Lagrasse (notamment les revenus de possessions
usurpées par les seigneurs de Termes, comme celles du château de Padern ;
ou des châteaux et villages, comme Durfort, Tuchan, Vignevielle, Paziols,
...)
|
|
|
|
Fils
de Raymond IV de Toulouse, né en Terre sainte en
1103 et baptisé dans le Jourdain (d'où son surnom), devint comte de
Toulouse après le départ de son frère aîné, Bertrand, pour la Terre sainte.
En 1114, son oncle par alliance, Guillaume IX, duc d'Aquitaine, s'empara du
Toulousain. Alphonse Jourdain l'en délogea en 1119 et rétablit
l'intégralité de son comté en 1123. Il obtint, en 1125, de Raymond Béranger
Ier, comte de Provence, un traité partageant la Provence. Il
reçut pour sa part le territoire situé au nord de la basse Durance et sur
la rive droite du Rhône (dont Beaucaire et Valabrègue). Bien qu'excommunié
par deux fois en raison de ses différends avec le clergé, il prit la croix
à Vézelay en 1146 et mourut empoisonné en 1148 par Mélisende, mère de
Beaudouin III de Jérusalem. Il avait fondé la ville de Montauban en 1144.
|
|
|
|
Fils
aîné de Simon de Montfort, hérita du comté
de Toulouse en 1218, mais ne put
soutenir la lutte contre Raymond VII et céda ses
droits au roi de France. Il reçut le titre de connétable en 1231 et partit
pour la Terre sainte en 1239. Capturé par les musulmans, il mourut pendant
son voyage de retour en 1241. Son frère Simon s'établit en Angleterre en
1230, se fit confirmer son titre de comte de Leicester par Henri III dont
il épousa la sœur. Ces faveurs ne l'empêchèrent pas de comploter contre ce
roi, auquel il imposa les Provisions d'Oxford. Lors de la guerre des
barons, qu'il avait largement suscité, il combattit d'abord victorieusement
Henri III mais fut finalement vaincu par les troupes royalistes et périt à
la bataille d'Evesham en 1260. Les Anglais le vénérèrent comme un martyr :
il avait en effet tenté d'instaurer une véritable monarchie
constitutionnelle.
|
|
Au
siècle suivant, Yolande de Dreux-Montfort, veuve d'Edouard III roi
d'Ecosse, et petite-fille et héritière d'Amaury de Montfort, épousa Arthur
II, duc de Bretagne (1305-1312). Leur fils, Jean de Montfort, disputa la
succession de Bretagne à Charles de Blois. Duc de Bretagne après le traité
de Guérande (1365), il fonda la dynastie bretonne des Montfort. La célèbre
duchesse Anne qui devint reine de France en épousant Charles VIII puis
Louis XII, est sa descendante.
|
|
|
|
( en 1225 Ancien abbé de Cîteaux, représentant
d'Innocent III en Occitanie. Chef spirituel de
la croisade ; archevêque et duc de Narbonne. Arnaud-Amaury illustre bien la
frontière mal définie entre les pouvoirs temporel et spirituel. Sa position
de duc de Narbonne, le placera souvent en position conflictuelle avec le
comte de Toulouse. De ce fait, il usera et abusera de son pouvoir pour
évincer ce dernier de son droit "naturel" sur la vicomté, dont le
vicomte Aimery fera même allégeance. Son caractère conflictuel et ses
intérêts personnels le conduiront même jusqu'à l'excommunication de Simon de Montfort !!!
La «Chanson» attribue à Arnaud-Amaury la phrase terrible "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra
les siens ..." lors du
sac de Béziers en 1209. Réelle ou non,
cette citation montre le fanatisme exacerbé de certains chefs de la
croisade.
Investigateur de la Conférence de Montpellier en 1224 en vue d'une réconciliation.
|
|
|
|
Guillaume
Bélibaste, l'un des tout derniers parfaits cathares, est né à Cubières (Aude).
Il s'évada de la prison de Carcassonne et se réfugia en Catalogne, à
Lérida, où il vécu en fabriquant des peignes de tisserand. Un envoyé de
l'inquisition, Arnaud Sicre (un traître) le dénicha à Morella, où il vivait
avec quelques fidèles, l'attira et le fit arrêter. Il fût ramené en Août 1321 à Carcassonne, et brûlé à Villerouge
Termenès.
|
|
|
|
Frère
de Raymond de Termes, Benoît est est député cathare à Montréal en 1207 où il participe à la controverse avec
le clergé catholique.
|
|
|
|
Né en
1091, mort en 1153. Issu d'une famille noble, il entre en 1112 à l'abbaye
de Cîteaux, avec une trentaine de ses amis qu'il avait convertis. Il donna
à cette abbaye une impulsion plus conforme à l'idéal monastique tel qu'il
le concevait. Il fonda le monastère de Clairvaux, dont il devint l'abbé et
dont le rayonnement dépassa bientôt celui de Cîteaux. Il sut imposer aux
monastères cisterciens une Règle très stricte, basée sur la prière, la
méditation, l'austérité, et entra en lutte avec Pierre le Vénérable, abbé
de Cluny, auquel il reprochait son luxe et ses richesses. Il contribua à
faire reconnaître l'Ordre des Templiers par le pape en 1128. Sa réputation
insigne le fit choisir comme arbitre dans le conflit opposant Innocent II
et l'antipape Anaclet. A Vézelay, en 1146, il prêcha la seconde croisade.
Il exerça une très grande influence dans les milieux intellectuels de son
temps et prit part à tous les combats de l'Église. Il a laissé des Sermons,
des Lettres et divers traités, où la force de la pensée égale la beauté du
style.
|
|
|
|
Originaire
de Tarabel (Haute-Garonne). Évêque cathare de Toulouse, il assista en 1226 au concile de Pieusse, fût élu Diacre
en 1230. Successeur de Guilhabert de
Castres vers 1240.
Fini sur le bûcher de Montségur en 1244
après avoir eût une action importante dans le renouveau de l'église
cathare.
|
|
|
|
Femme
de Louis VIII, puis régente de France. Renforça
activement l'emprise de la royauté sur le midi.
|
|
|
|
D'un
destin très particulier, Boson fut placé à la tête de l'abbaye d'Alet par
Bertrand de Saissac, cathare et seigneur du château du même nom, vers 1190 après avoir mis en prison Bernard de
Saint-Ferréol, abbé élu par la communauté et imposé des nouvelles élections
en terrorisant les récalcitrants.
Il fut Dégradé en 1122, par le concile
du Puy, après avoir livré l'abbaye au comte de Foix l'année précédente.
|
|
|
|
Proche
de Simon de Montfort, il participe dès 1209 à la croisade contre les albigeois.
Fait prisonnier lors du siège infructueux de Cabaret, il est libéré deux ans plus tard, lors du second siège
du même château.
|
|
|
|
Seigneur
du château de Quéribus, une des dernières citadelles cathares, tombée en 1255.
C'est en échange de sa liberté qu'il abandonne la citadelle au roi Louis IX et au Sénéchal de Carcassonne,
vraisemblablement à la suite d'une trahison de ses anciens compagnons
faydits, en particulier Olivier de
Termes.
|
|
|
|
Domingo
de Guzman, castillan, né vers 1170, mort en 1221.
Issu de la vieille famille espagnole des Guzman, il devint chanoine
régulier du chapitre de l'évêque d'Osma, Diego d'Azevedo, en 1198. Il accompagna celui-ci dans une
mission auprès du roi de France. Traversant le Languedoc (1203), il constata qu'une partie de la
population avait adhéré au catharisme, analysa les causes de cette
adhésion, et décida de convertir les hérétiques par l'exemple et par la
parole. Il obtint de maigres succès. Cependant, en 1206, en pleine terre cathare, il fonda le
monastère de Prouille (c'était un couvent de femmes). Pendant la croisade
contre les Albigeois - à laquelle il ne prit aucune part - , il tenta, au
milieu de difficultés et de périls inouïs, de poursuivre ses prédications.
En 1215, il groupa quelques
missionnaires qui reçurent l'appui de l'évêque de Toulouse : point de
départ de l'Ordre des Frères prêcheurs. Il se rendit à Rome en 1216 et obtint d'Innocent
III et d'Honorius III l'officialisation de
l'Ordre. Il poursuivit ses missions en France et en Espagne jusqu'à sa
mort.
|
|
 Esclarmonde de Foix
|
|
Sœur
de Raimond-Roger de Foix. Devenue veuve de son mari vers 1200, elle se fit
parfaite en recevant le consolamentum à Fanjeaux, des mains de
l'évêque Guilhabert de Castres (1204). Par la suite, elle s'installa à
Pamiers, où elle mena en faveur du catharisme une très active propagande.
Elle assista en 1207 au fameux colloque
de Pamiers.
Elle aurait été à l'origine de la reconstruction du château de Montségur.
|
|
|
|
Ancien
troubadour, abbé du Thoronet, évêque de Toulouse.
|
|
|
|
Né
vers 1181-1182, mort en 1226. Fils d'un riche marchand de laines, il fut
touché par la grâce, abandonnant ses biens et se voua à la prédication. Rejoint
par onze compagnons, laïcs comme lui, il leur donna une première Règle,
très simple, inspirée de l'Évangile. L'Ordre des Franciscains fut ainsi
créé. Innocent III approuva cette création, non sans hésitations, en 1210.
Installés à Rivotorto, les premiers Franciscains vivaient de charité,
prêchaient, soignaient les malades et les lépreux, travaillaient de leurs
mains. Obsédé par le désir de convertir les musulmans, saint François se
rendit en Égypte, où il rejoignit l'armée des croisés (1219)). Il impressionna
fortement le sultan, mais échoua dans sa mission. Revenu en Italie, il dut
rédiger une nouvelle Règle qui plaçait les Franciscains sous l'autorité du
Saint-siège et les hiérarchisait, Règle qui fut approuvée en 1223 par le
pape Honorius III. Dès lors, il mena une vie érémitique, reçut les
stigmates en 1224 et mourut aveugle. Il fut canonisé en 1228. L'esprit
franciscain représente un des grands courants de la spiritualité au Moyen
Age.
|
|
|
|
Ugolin,
comte de Segni (né vers 1160-1170, en 1241). Neveu d'Innocent III, il fut successivement
cardinal-diacre, cardinal-archevêque d'Ostie, puis légat pontifical en Allemagne.
Elu pape en 1227, il mit en demeure l'empereur Frédéric II à partir en
croisade (il lui avait donné la croix en 1220, lors de son couronnement !).
Devant le refus de celui-ci, il l'excommunia. Lorsque Frédéric se décida à
partir, Grégoire IX releva ses sujets de leur devoir d'obéissance et
envahit la Sicile. A son retour de Terre sainte, l'empereur lui imposa la
paix de San Germano (1230). Frédéric ayant envahi la Lombardie, le pape
l'excommunia à nouveau (1239). Grégoire IX mourut alors que les troupes
impériales assiégeaient Rome. Ami de saint
François d'Assise, il ne cessa de protéger les ordre mendiants,
Franciscains et Dominicains. Il canonisa François, Dominique et Antoine de Padoue. Ce fut lui qui
confia les offices de l'Inquisition aux Dominicains (1232).
|
|
|
|
Vicomte
de la cité de Minerve durant la croisade, il perd ses terres suite au siège
de 1210.
Chevalier "faidit", on le retrouvera parmi les résistants. Son
fils, Guillaume V, participera à la révolte des Trencavel
de 1240 puis suivra Saint-Louis
en Terre Sainte.
|
|
|
|
Seigneur
du château de Peyrepertuse durant la croisade contre les albigeois.
Ne voulant pas faire sa soumission, il est excommunié en 1224.
Le château de Peyrepertuse devient possession française en 1240, suite à la défaite du siège de
Carcassonne par Raymond Trencavel.
|
|
|
|
Evêque
cathare de Toulouse réfugié à Montségur où il y meurs, avant le siège de 1244. Il est le plus célèbre parfait
d'Occitanie.
Ainsi que son successeur à l'évêché cathare toulousain, Bertrand Marty, son action d'inlassable voyageur
dans la région, au nez et à la barbe de l'inquisition, fut un vecteur
fondamental de l'extension du catharisme dans le Languedoc.
Il revit aujourd'hui sur ce site, comme guide des Terres Cathares.
|
|
|
|
1230
Fils de Philippe, seigneur de Lévy-Saint-Nom. Maréchal de l'armée de Louis VIII durant la croisade contre les albigeois.
Au traité de Paris en 1229, il reçoit
la seigneurerie de Mirepoix (voir aussi le château de Lagarde), entérinant
ainsi la situation mise en oeuvre par Simon de
Montfort en 1209.
Devient châtelain de Montségur suite à sa reddition en 1244.
|
|
|
|
Cencio
Savelli, pape de 1216 à 1227. Successeur d'Innocent
III, il couronna l'empereur Frédéric II et l'obligea de poursuivre
l'œuvre de son prédécesseur, arbitra la querelle entre Philippe Auguste et
Jacques d'Aragon, couronna Pierre de Courtenay empereur de Constantinople,
soutint contre ses barons révoltés Henri III d'Angleterre. Pour lutter
contre les Albigeois, il institua l'Ordre des Frères prêcheurs ou
Dominicains, celui des Franciscains et celui des Carmes. Il incita Louis VIII à combattre les Albigeois. Il est
l'auteur de la Compilatio Quinta (Recueil de décrétales).
|
|
|
|
Lotario
di Segni (1160-1216), pape de 1198 à 1216. Issu d'une famille noble, il fit
ses études à Bologne puis à Paris, et acquit de solides connaissances en théologie
et en droit canon. Cardinal-diacre en 1190, il fut élu pape en 1198 à la
mort de Célestin III. Ayant résolument adopté les concepts théocratiques de
Grégoire VII, il les mit sans attendre en application. il imposa sa
suzeraineté à la veuve de l'empereur Henri VI et s'attribua la tutelle du
futur Frédéric II de Hohenstaufen, cherchant par là à éradiquer les
influences allemandes en Italie. Il soutint le guelfe Othon de Brunswick
contre le gibelin Philippe de Souabe dans le lutte pour le trône impérial.
Il couronna lui-même Othon en 1208. Ce dernier n'en poursuivit pas moins la
politique de sons prédécesseur hostile à la domination du Saint-Siège.
Innocent III l'excommunia en 1210 et lui imposa Frédéric II. Il soutint
Philippe Auguste contre lui. La victoire de Bouvines provoqua l'élimination
d'Othon et le pape put se croire l'arbitre de l'Empire. Il sévit
pareillement contre Jean sans Terre coupable d'avoir confisqué les biens de
la cathédrale de Canterbury. Excommunié, Jean sans Terre fit sa soumission
(pour éviter la conquête de son royaume par les français), et se déclara
vassal du pape. Il exerça de même une influence politique certaine dans les
Balkans, à Chypre et en Arménie. Il fut moins heureux en France; où il se
heurta à la volonté de Philippe Auguste, qu'il était d'ailleurs obligé de
ménager. La quatrième croisade (1204) le déçut cruellement ; il ne pouvait
admettre que les Vénitiens l'eussent détourné de son but ; il crut
néanmoins que la chute de l'Empire byzantin mettrait fin au schisme grec
mais ne parvint pas à ses fins. Il fut aussi un lutteur implacable contre
les hérésies, surtout contre les cathares. Après avoir montré une relative
patience, il prit prétexte de l'assassinat de son légat Pierre de Castelnau (1208) pour
déchaîner la croisade contre les Albigeois. Le zèle des croisés, les excès
qu'ils perpétrèrent, dépassèrent ses intentions. Le concile de Latran de
1215 marqua l'apogée de son pontificat. Innocent III mourut l'année
suivante, laissant une œuvre inachevée et un avenir lourd de menaces. La
guerre contre les Albigeois n'avait pas eu raison du catharisme. Cependant
Innocent III avait compris que les ordres mendiants, Dominicains et
Franciscains, seraient plus efficaces que les guerriers, et il avait
soutenu leur action. Il ne comprit pas en revanche que l'éveil progressif,
et déjà sensible, des nationalités battait en brèche la suprématie du
Saint-siège, qui avait été la ligne de force de son Pontificat.
|
|
|
|
Sinibaldo
Fieschi (1198-1254). Issu de la famille comtale de Lavagna,il occupa de
hautes charges à la Curie avant d'être élu pape en 1243. Ami de l'empereur
Frédéric II de Hohenstaufen (qui avait soutenu sa candidature), il signa
avec lui la paix de Saint-Jean de Latran (1244). L'empereur ne tint pas ses
engagements et Innocent IV dut se réfugier à Gênes, puis en France. Il
réunit un concile oecuménique à Lyon (1245) qui déposa Frédéric II.
Cependant il ne put entrer à Rome qu'après la mort de celui-ci (1251) et
dut poursuivre sa lutte contre Conrad IV et Manfred. Pour lutter contre
l'hérésie et achever notamment l'éradication du catharisme, il intensifia
l'action de l'Inquisition.
|
|
|
|
Né en
1208, mort en 1276, roi d'Aragon en 1213. Fils et successeur de Pierre II,
il chassa les Maures des îles Baléares, conquit les royaumes de Valence et
de Murcie. Par le traité de Corbeil (1258) il obtint de Saint
Louis la renonciation aux comtés de Barcelone et du Roussillon et
renonça lui-même à ses prétentions en Languedoc, hormis Montpellier.
|
|
|
|
(1187-1226)
Élu roi d'Angleterre en 1216 par les barons anglais, excommunié pour cette
entreprise. Croisade albigeoise en 1219.
Roi de France en 1223, Amaury de Montfort
lui cède ses droits sur les domaines du midi qu'il a du abandonner en 1224.
Meurt en Auvergne durant son retour de sa deuxième croisade albigeoise en
1226.
|
|
|
|
(1214-1270)
Écrase les coalitions féodales, renforce la royauté française en Languedoc.
Organise la huitième et dernière croisade, meurt à Tunis.
|
|
|
|
Seigneur
du château de Termes, Olivier se trouve destitué de ses Terres en 1215, au
profit d'Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort. Suite à sa croisade en
Terre Sainte, une partie de ses terres lui sont restituées en 1250 par le
Roi de France Louis IX, notamment le château
d'Aguilar, qu'il revend en 1260 à l'abbaye de Fonfroide.
|

|
|
|
|
Né en
1174, succéda à Alphonse II et fut Roi d'Aragon de 1196 à 1213. Il étendit son
autorité à toute la catalogne et acquit le comté de Montpellier par
mariage. Il se fit couronner en 1204 par Innocent III, dont il se reconnut
vassal : ce qui le mit en difficulté avec ses sujets. Il remporta en 1212
la brillante victoire de La Navas de Tolosa sur les Maures d'Espagne, avec
l'aide d'Alphonse VIII de Castille et de Sanche VII de Navarre. Pour
stopper la conquête de Simon de Montfort,
il intervint en faveur de Raymond VI de Toulouse,
qui était son beau-frère, et fut tué à Muret.
|
|
|
|
Moine
de l'abbaye de Fontfroide, il sera le légat, avec Raoul de Fontfroide, d'Innocent III.
Assassiné en 1208 près de Saint-Gilles
sans doute à l'instigation de Raymond VI. Sa mort
fut le déclenchement de la croisade contre les Albigeois.
|
|
|
|
Moine
cistercien et neveu de l'abbé Guy des Vaux-de-Cernay, il accompagne son
oncle dans le midi, participe à la croisade de 1212 à 1218
contre les cathares et rédige une «Histoire» albigeoise le plus souvent
extrêmement lucide mais partiale. Il suffit en effet de voir son
introduction aux événements de Béziers en 1209.
Bon nombre de ses interprétations seront malheureusement collectées parmi
les protagonistes de la croisade.
|
|
|
|
Seigneur
des quatre châteaux de Lastours.
Protecteur de croyants cathares et très actif comme chevalier
"faidit", il mis en oeuvre une véritable guérilla jusqu'en 1229, date de sa reddition définitive.
|
|
 Pierre-Roger de Mirepoix (le Jeune)
|
|
Fils
de Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux (mort en 1209), seigneur de Mirepoix dépossédé au
profit de Guy de Lévy en 1229, par le Traité de Paris.
Mène le massacre des inquisiteurs à Avignonet en 1242.
Participe comme assiégé à la chute de Montségur en 1244 dont il discutera la reddition, aux
cotés de Raymond de Péreille, seigneur
du château.
De même que les nobles, soldats et mercenaires de la garnison, il recouvrit
sa liberté, conformément aux accords passés avec les assiégeants.
|
|
|
|

|
(1042-1105)
Comte de Toulouse de 1093 à 1105. animé d'une foi ardente, il prit part à
une expédition contre les Maures d'Espagne en 1087 et fut le premier grand
baron à qui le pape Urbain II fit appel pour délivrer le Saint Sépulcre.
Raymond IV fut l'un des principaux chefs de la première croisade. Sa
rivalité avec Bohémond de Tarente pour la possession d'Antioche retarda la
marche des croisés vers Jérusalem. Il participa glorieusement à la prise de
la Ville sainte. On lui préféra cependant Godefroy de Bouillon comme avoué
du Saint Sépulcre (roi de Jérusalem). Il mourut au siège de Tripoli.
|
|
|
|
(1134-1194)
Petit-fils du précédent ; fils d'Alphonse-Jourdain,
il fut Comte de Toulouse de 1148 à 1194. Il se rapprocha de «la France» en
épousant Constance, fille du roi Louis VI le Gros, et résista
victorieusement à la double menace d'Henri II d'Angleterre et d'Alphonse II
d'Aragon sur son comté. Afin de faire pièce à la turbulence de ses vassaux,
il s'appuya sur la bourgeoisie : il accorda le consulat aux Toulousains en
1175. Il obtint la soumission des Trencavel et acquit la ville de Nîmes.
Les progrès de l'hérésie albigeoise assombrirent les dernières années de
son règne.
|
|
|
|
(1156-1222)
Comte de Toulouse de 1194 à 1222 ; il fut obligé de tolérer l'hérésie
albigeoise à laquelle adhéraient, ou que protégeaient ostensiblement nombre
de ses vassaux, notamment les Trencavel. Mis en
demeure par le pape Innocent III de chasser les
hérétiques de ses domaines, il multiplia les serments mais ne fit rien. Ses
entretiens tumultueux avec le légat Pierre
de Castelnau n'aboutirent pas davantage. L'assassinat de ce légat par
un de ses vassaux en 1208 détermina le pape à lancer une croisade en
Languedoc. Raymond VI obtint la levée de l'excommunication qui le frappait
et prit la croix contre ses propres sujets. Après la prise de Béziers et de
Carcassonne et la mort de Trencavel, il changea de
camp, fut à nouveau excommunié et tenta d'organiser la résistance contre
les croisés. Plus diplomate que guerrier, il ne put enrayer l'avance de Simon de Montfort. Après la défaite de Muret
(1213), Toulouse passa aux mains du vainqueur (1215). Raymond VI se rendit
à Rome pour obtenir d'Innocent III la restitution d'une partie de ses
biens. La révolte générale de ses sujets contre l'occupation «française» et
l'action vigoureuse de Raymond VII lui permirent
de rentrer dans sa capitale. La mort de Simon
de Montfort (1218), l'échec de la «croisade» de Louis
VIII lui permirent de recouvrer la plus grande partie de son comté.
|
|
|
|
(1197-1249)
Fils du précédent ; il fut Comte de Toulouse de 1222 à 1249.
Vainqueur de Simon de Montfort à
Beaucaire, il libéra une grande partie des territoires attribués par
l'Église à Simon de Montfort, et
poursuivit la guerre de reconquête contre Amaury
de Montfort. La «croisade» royale de 1226-1228 retourna la situation.
Raymond VII se résigna à signer le traité de Paris en 1229, par lequel il cédait les anciennes
vicomtés Trencavel au roi de France et accordait
Jeanne, sa fille et unique héritière, à Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. A sa mort, son gendre devint comte de
Toulouse et, après la mort de ce dernier, le comté fut annexé par la
Couronne de France.
|
|
|
|
Directement
issu de la famille de Mirepoix, il est le fils de Guillaume-Roger de
Mirepoix (mort avant la croisade contre les albigeois), frère de Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux.
Seigneur de Montségur.
Ordonne la fortification sur le pog en 1204.
Très liée au catharisme, sa famille aura de nombreuses relations directes
avec des parfaits (voir Montségur et Mirepoix). La fin tragique du bûcher
de Montségur en 1244 le laissera seul :
sa femme et sa fille finiront dans les flammes, les survivants (dont ses
deux filles) seront soumis aux interrogatoires de l'inquisition.
|
|
|
|
Seigneur
du château de Termes lors du siège en 1210,
il abandonne le château, suite à la contamination de la citerne.
Il sera capturé et mis en prison à Carcassonne par Simon de Montfort.
Un de ses fils, Olivier de Termes,
deviendra alors l'un des faydits (chevaliers dévoués à la cause cathare)
les plus importants, avec Chabert
de Barbaira, seigneur de Quéribus puis épousera la cause du roi de
France.
|
|
|
|
De la
lignée Trencavel, vicomte de Carcassonne, Béziers,
Albi et le Razès.
Emprisonné, au mépris de toute règle de chevalerie, dans ses propres
prisons, il meurt en 1209, après avoir
tenté de négocier avec les croisés.
|
|
|
|
De la
lignée Trencavel, vicomte de Carcassonne, Béziers,
Albi et le Razès.
Fils de Raymond-Roger-Trencavel et
dépossédé par la croisade contre les albigeois en 1209.
Confié à 2 ans au comte Raymond-Roger de Foix qui deviendra son tuteur.
Organise le soulèvement du Languedoc en 1240,
mais échoue pendant le siège de Carcassonne. Il ne pourra ainsi pas
récupérer les possessions de ses pères.
|
|
|
|
1160-1218,
issu d'une famille qui possédait tout l'ouest du Hurepoix depuis le Xe
siècle, il était l'un des principaux vassaux du roi en Île-de-France et
joignait à son titre de baron de Montfort celui de comte de Leicester qu'il
tenait de sa mère Amicia de Beaumont, sœur et cohéritière de Robert de
Leicester. Il prit part à la quatrième croisade (1204) prêchée par Foulques
de Neuilly, refusa de s'associer aux Vénitiens pour conquérir
Constantinople et rentra en France. A l'appel d'Innocent
III, il s'enrôla d'enthousiasme parmi les croisés (1208) et se signala
bientôt par son zèle et par son courage. Après le massacre de Béziers et la
prise de Carcassonne, il fut élu chef de la croisade contre les Albigeois
(1209) et remporta la brillante victoire de Muret (1213) contre Pierre II d'Aragon et Raymond
VI de Toulouse. Saisi par l'esprit de conquête, il s'efforça ensuite de
dépouiller entièrement Raymond VI de ses états. Le
concile de Latran (1215) lui octroya les titres de comte de Toulouse, duc
de Narbonne, vicomte de Béziers, de Carcassonne,... Peu après, il dut faire
face au soulèvement général du Languedoc et fut tué au cours du siège de
Toulouse.
|
|
- sceau de Simon-de-Montfort -
|
|
|
|
Seigneurs
de Termes, vassaux des comtes de Carcassonne.
Excommuniés suite à des spoliations au détriment de l'abbaye de Lagrasse,
la famille de Termes a été très concernée par le catharisme et la croisade.
Benoît de Termes, mort à Quéribus fut même l'évêque cathare du Razès.
|
|
|
|
Maison
féodale qui tenait les vicomté de Carcassonne, Béziers, Albi et le Razès.
Roger II de Trencavel avait épousé Adélaïde, soeur de Raymond
VI de Toulouse. Il mourut en 1194. Son successeur, Raymond-Roger Trencavel, épousa Agnès
de Montpellier. Il mourut après la prise de Carcassonne en 1209 par Simon
de Montfort, en 1209. Son fils, Raymond,
ne put recouvrer les vicomtés de sa maison malgré le soulèvement qu'il
provoqua en 1240.
|
|
- Perpignan :
palais des rois de Majorque -
|
|