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Les Templiers et les Croisades

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Bertrand de Blanquefort.
1156 - 2 janvier 1169.

Sixième Grand Maître de l' Ordre du Temple

Originaire de Guyenne, le sixième Maître est mentionné pour la première fois le 2 novembre 1156 lorsqu'il souscrit au traité de paix du roi Baudouin IV avec les Pisans.
Le 19 juin de l'année suivante, lors de la bataille du lac Méron, il fut fait prisonnier avec plusieurs barons et seigneurs du royaume. Il fut avec Bohémond, prince d'Antioche, et Raymond, comte de Tripoli et autres barons à la défaite d'Harenc par Noradin en 1165 où soixante chevaliers du Temple perdirent la vie.
D'après les actes de Louis VII, c'est lui qui annonça au roi de France, en 1167, la prise de Paneas par Mouddedin. Le 19 mai 1168, il figure dans la souscription d'une charte du roi Amaury accordant des avantages commerciaux à la république de Pise. L'obituaire de Reims fixe sa mort au III des nones de janvier, soit le 2 janvier 1169.

BERTRAND DE BLANQUEFORT 1156 -1169

Si la mort de Bernard de Tramelay a surpris les dignitaires de l'Ordre, ils devaient s'attendre à celle d'André de Montbard, car Bertrand de Blanquefort est élu rapidement. Bertrand de Blanquefort ou Blanchefort est le fils de Godefroy, seigneur de Blanquefort, en Guyenne. Sa famille s'unira aux de Goth, une grande famille de Gascogne : l'un des rejetons en sera le pape Clément V, celui-là même par lequel l'Ordre sera persécuté, puis interdit.
"Guillaume de Tyr le prétend homme religieux et rempli de la crainte de Dieu".
Le 19 juin 1157, sur les bords du Jourdain, au Gué de Jacob, il tombe dans une embuscade et est fait prisonnier avec 87 autres Templiers par Nour-ed-Din, sultan de Damas. II retrouve sa liberté deux ans plus tard, avec 6000 autres captifs. L'empereur de Constantinople a payé la rançon.
Le Grand Maître est aux côtés d'Amaury, nouveau roi de Jérusalem, en expédition en Égypte, quand Nour-ed-Din en profite pour attaquer les provinces de Tripoli et d'Antioche. Le Précepteur du Temple se met à la tête d'une armée composée de Templiers et de renforts arrivés de France, parmi lesquels Guy de Lusignan, et inflige une défaite à Nour-ed-Din. Lequel ne s'avoue pas vaincu, et défait les Francs à la bataille d'Harenc, où 60 Templiers sont tués.

Revenu à Jérusalem, Le Grand Amaury fait pendre 12 Templiers pour lâcheté. Ils ont remis à Nour-ed-Din une forteresse dont ils avaient la garde, plutôt que de la défendre jusqu'à la mort.
En 1167, Bertrand de Blanquefort refuse ( "en mémoire de ses Templiers pendus" ) son soutien au roi de Jérusalem qui veut annexer l'Égypte, car, prétexte-t-il, ce serait rompre un traité qui a été négocié, quelques mois auparavant, par un émissaire Templier, le Procureur Goeffroi de Foulcher. II prédit au souverain une expédition catastrophique, car son intervention va ressouder les Turcs, alors divisés.
Les Hospitaliers, frères ennemis des Templiers, n'ont pas ces scrupules et marchent aux côtés d'Amaury. L'expédition est, comme prévu, un désastre. Amaury, qui passe une ville au fil de l'épée, se fait piéger par Nour-ed-Din qui négocie avec lui le temps de rassembler l'armée avec laquelle il va le défaire. Le Grand Maître des Hospitaliers, pour échapper à la honte, démissionne et quitte la Palestine.
Blanquefort ne peut en triompher pour autant : il est mort tandis que l'armée chrétienne battait en retraite. Sous son mandat, le pape Alexandre III a accordé aux Templiers plusieurs privilèges. Du roi de France Louis VII, grand admirateur du Temple, il a reçu le droit de prendre le titre de Grand Maître par la grâce de Dieu, privilège qui sera transmis à ses successeurs.
On l'a représenté comme un homme d'un esprit éclairé, d'un jugement sain, d'une probité sévère, et comme un capitaine très versé dans le métier de la guerre.

Philippe de MILLY

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