| Ce jour-là...
|
Le
samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi, tous les clochers de France font
entendre un sinistre tocsin. C'est la mobilisation générale.
Le même jour, l'Allemagne, avec une longueur d'avance, déclare la guerre à la Russie.
Ces événements font suite à l'assassinat d'un archiduc
autrichien à Sarajevo, un mois plus tôt, le 28 juin 1914.
Le président Raymond Poincaré a beau préciser que «la
mobilisation n'est pas la guerre!», la plupart des Français se résignent à
l'inéluctable. Certains responsables, ultra-minoritaires, espèrent encore y échapper
par quelques concessions à l'Autriche-Hongrie.
A la frontière franco-allemande, à Joncherey, les
premières victimes tombent dès le 2 août.
Le lendemain, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le 4 août, ses armées violent
la neutralité de la Belgique. Bethmann-Hollweg qualifie
de «chiffon de papier» le traité de 1831 qui garantissait cette
neutralité.
L'Angleterre y voit le motif d'entrer
à son tour dans la guerre. C'est une amère surprise pour
l'empereur d'Allemagne, petit-fils de la défunte reine
Victoria, qui avait cru
que l'Angleterre n'avait pas l'intention de le combattre.
Le 23 août, le Japon, allié de l'Angleterre, déclare la guerre à l'Allemagne dont il
vise les concessions chinoises. Le 29 novembre, le sultan se résoud enfin à entrer en
guerre aux côtés de son alliée, l'Allemagne.
Toutes les grandes nations européennes se ruent tête baissée dans un conflit qui ne
trouvera son épilogue… qu'en 1945 (ou en 1999 avec la liquidation du rêve yougoslave).
|