|
| La Bible et Le Coran D'André Chouraqui
Sourate 1 et 2 | Sourate 3 et 4 | Sourate 5 et 6 | Sourate 7 et 8 | Sourate 9 et 10 | Sourate 11 et 12 | Sourate 13 et 14 | Sourate 15 et 16 | Sourate 17 et 18 | Sourate 19 et 20 | Sourate 21 et 22 | Sourate 23 et 24 | Sourate 25 et 26 | Sourate 27 et 28 | Sourate 29, 30 et 31 | Sourate 32, 33 et 34 | Sourate 35, 36 et 37 | Sourate 38, 39 et 40 | Sourate 41, 42 et 43 | 44, 45 , 46 et 47 | 48, 49, 50 et 51 | 52, 53, 54 et 55 | 56, 57, 58 et 59 | 60, 61, 62, 63, 64 et 65 | 66, 67, 68, 69, 70, 71 et 72 | 73, 74, 75, 76, 77 et 78 | 79, 80, 81, 82, 83, 84 et 85 | 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92 et 93 | 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103 et 104 | 105, 106, 107, 108 109, 110, 111, 112, 113 et 114
|
|
Sourate 23 et 24
|
SOURATE 23.LES ADHÉRENTSAL-MU’MINÛNA Voici le portrait de l’homme qui, dégagé des attaches de l’idolâtrie, adhère à Allah et subordonne sa vie au témoignage de Sa Parole et à la promotion de Son Règne. Cette sourate de cent dix-huit versets, la soixante-quatorzième dans l’ordre chronologique, est attribuée généralement à la deuxième période mekkoise. L’ultime triomphe d’Allah est préparé par ceux qui incarnent les vertus d’humilité, de justice, de probité à l’exemple de Nûh, de Mûssa et de ʽIssa (versets 1 à 50). Les envoyés d’Allah et ceux qui les suivent constituent une communauté destinée aux célestes félicités du Paradis, tandis que les effaceurs nient l’évidence du salut d’Allah (versets 51 à 92). La vie future compense les réalités de ce bas monde en offrant aux justes l’éternelle béatitude du Jardin d’Allah et aux effaceurs le supplice du Feu dans la Géhenne (versets 93 à 118). Sourate 23.LES ADHÉRENTSAL-MU’MINÛNA Au nom d’Allah, le Matriciant, le Matriciel... Djûz Dix-Huitième Hizb Trente-cinq 1. Les adhérents triomphent déjà, 2. ceux qui s’humilient dans leur prière, 3. ceux qui s’écartent de la futilité, 4. ceux qui donnent la dîme, 5. ceux qui préservent leur nudité, 6. sauf avec leurs épouses ou avec les esclaves que maîtrise leur droite : en cela, ils sont exempts de blâme 7. ceux qui convoitent d’autres femmes encore sont des transgresseurs , 8. ceux qui s’acquittent de leurs dépôts et de leur pacte, 9. ceux qui sont vigilants dans leurs prières, 10. les voilà, les Héritiers, 11. ils héritent du Paradis, où ils seront en permanence. 12. Ainsi nous créons l’homme d’un extrait d’argile, 13. et nous mettons le sperme dans un enclos sûr, 14. Du sperme, nous créons un embryon, nous créons un foetus de l’embryon, nous créons du foetus les ossements et nous revêtons les os de chair. Puis nous le métamorphosons en une autre créature, Ô baraka d’Allah, ô le plus suave des créateurs ! 15. Ensuite, vous mourez. 16. Et ensuite, le Jour du Relèvement, vous ressusciterez ! 17. Nous créons, au-dessus de vous, sept Ciels : Nous ne sommes pas inattentifs à la Création. 18. Nous faisons descendre l’eau du ciel, avec puissance, nous l’insérerons en terre, alors que Nous pourrions l’emporter. 19. Avec, nous faisons pousser vos jardins, palmiers, vignes aux fruits multiples dont vous vous nourrissez. 20. Un arbre, sorti du Mont Sinaï, produit de l’huile et un condiment pour les mangeurs. 21. Les troupeaux vous donnent une leçon : nous vous abreuvons de ce que contient leur ventre, pour vous, ils ont de multiples usages, vous vous en nourrissez, 22. et vous voyagez sur eux, comme sur des felouques. 23. Ainsi, nous avons envoyé Nûh à son peuple. Il dit : « Ô mon peuple, servez Allah : pour vous pas d’Ilah sauf Lui. Ne frémirez-vous pas ? » 24. Dans son peuple, le Conseil des effaceurs, dit : « Celui-là, qu’est-il sinon un être charnel comme vous ? Il veut vous dominer, mais, si Allah l’avait voulu, il aurait fait descendre des Messagers. Or, nous n’avons pas entendu cela de nos premiers pères ! 25. Voici, ce n’est qu’un homme hanté par des Djinns. Observez-le un instant ! » 26. Il dit : « Mon Rabb, secours-moi, puisqu’ils me renient ! » 27. Nous lui révélons : « Construis une felouque sous nos yeux, selon notre révélation. Quand notre ordre se réalisera et que l’abîme bouillonnera, conduis dans la felouque un couple de toutes les espèces, avec tes tentes, sauf ceux contre lesquels a été proféré un interdit. Ne m’interpelle pas pour ceux qui fraudent : ils seront noyés. 28. Quand tu t’installeras toi et ceux qui t’accompagnent dans la felouque, dis : « La désirance d’Allah ! Il nous a sauvés du peuple des fraudeurs ! » 29. Et dis : « Mon Rabb ! Fais-moi débarquer en un lieu béni, toi, le meilleur des orienteurs. » 30. Voici en cela des Signes : nous les détachons. 31. Nous créons ensuite d’autres générations. 32. Nous leur envoyons un Envoyé issu d’elles : « Voici, servez Allah. Pour vous, pas d’Ilah sauf Lui. Ne frémirez-vous pas ? » 33. Le Conseil de son peuple, ceux qui effacent et nient la rencontre de l’Autre, enrichis par nous dans la vie de ce monde , dit : « Qu’est-il, celui-là, sinon un être charnel comme vous ? Il mange ce dont vous mangez, et boit ce que vous buvez ! » 34. Si vous obéissez à un être charnel comme vous, vous êtes perdus. Quart du Hizb Trente-cinq 35. Vous promet-il, une fois morts, et réduits en poussière et en ossements, que vous en sortirez ? 36. « Lointain, lointain, ce qui vous est promis ! 37. Voici, il n’est rien d’autre que notre vie en ce monde : nous mourrons, nous vivons, mais nous ne ressusciterons jamais ! 38. Celui-là est un homme qui invente sur Allah des mensonges ! Nous ne sommes pas de ses adhérents. » 39. Il dit : « Mon Rabb, secours-moi : ils me renient ! » 40. Il dit : « Encore un peu et ils seront exposés au repentir ! » 41. Le fracas les saisit dans sa vérité : nous les mettons en morceaux. Arrière, peuple de fraudeurs ! 42. Nous créons ensuite d’autres générations. 43. Aucune matrie ne peut devancer son terme ni le retarder. 44. Nous envoyons successivement nos Envoyés. Et alors, chaque fois qu’un Envoyé vient pour sa matrie, elle le renie. Nous les faisons se succéder les uns les autres. Nous en faisons des légendes. Arrière, peuple qui n’adhère pas ! 45. Ensuite nous envoyons Mûssa et son frère Hârûn, avec nos Signes, munis d’un pouvoir évident, 46. à Pharaon et à son Conseil : qui s’enflent, étant un peuple arrogant. 47. Ils disent : « Adhérerons-nous à deux êtres charnels comme nous, eux, dont le peuple nous est asservi ? » 48. Ils les renient, mais sont bientôt exterminés ! 49. Nous donnons déjà l’Écrit à Mûssa. Peut-être seront-ils guidés. 50. Nous faisons du fils de Maryam et de sa mère un Signe. nous leur donnons refuge sur une colline de fraîcheur et de sources. 51. Ohé, les Envoyés, nourrissez-vous bien, soyez intègres. Me voici, je sais ce que vous faites. 52. Votre matrie est unique. Moi, je suis votre Rabb. Frémissez de moi. 53. Mais ils ont fait éclater leur affaire en morceaux, chaque secte exaltant ce qu’elle avait en mains. 54. Laisse-les dans leur abîme, un temps. 55. Parce que nous leur avons donné des biens et des fils, pensent-ils 56. que nous hâterons pour eux l’octroi du meilleur ? Non, ils ne réfléchissent pas. 57. Voici, ceux qui sont pénétrés de révérence pour leur Rabb, 58. ceux qui adhèrent aux Signes de leur Rabb, 59. ceux qui n’associent rien à leur Rabb, 60. ceux qui donnent ce qu’ils donnent, et dont les coeurs contemplent, ceux là retournent vers leur Rabb. 61. Ils visent le meilleur et vers Lui se hâtent. 62. Nous n’imposons à un être que ce qu’il peut supporter. Auprès de nous il est un Écrit : il exprime la vérité. Ceux-là ne seront pas lésés ... 63. Leur coeur est plein de cet Écrit, mais eux-mêmes font autre chose, et y travaillent 64. jusqu’à ce que nous les poussions, avec leurs jouissances, au supplice où ils mugissent encore ! 65. Ne mugissez pas contre nous, aujourd’hui, vous ne serez pas secourus. 66. Mes Signes vous ont été déjà communiqués, mais vous reculiez sur vos talons, 67. enflés contre Lui, insomniaques, divaguant. 68. N’ont-ils pas médité la Parole, ou bien ne leur est-elle pas parvenue, n’étant jamais venue à leurs premiers pères ? 69. N’ont-ils pas reconnu leur Envoyé, devant lui, le reniant ? 70. Ou disent-ils de lui : « Des Djinns le possèdent ! » Mais non ! Il est venu à eux avec la vérité, mais, pour la plupart, ils abhorrent la vérité. 71. Si la vérité correspondait à leurs passions, les ciels, la terre et ce qu’ils contiennent seraient ravagés. Non ! Nous venons à eux avec leur Mémoire, une Mémoire dont ils se détournent. 72. Leur demandes-tu une issue ? L’issue de ton Rabb est meilleure ! Il est le meilleur des pourvoyeurs. 73. Tu les convoques sur un chemin ascendant. 74. Mais voici, ceux qui n’adhèrent pas à l’Autre monde dévient du chemin. Moitié du Hizb Trente-cinq 75. Si nous les matricions, écartant d’eux ce qui est en eux de souffrance, ils persisteraient dans leurs outrances, aveuglés. 76. Aussi, nous les précipitons au supplice. Ils ne changeront pas pour leur Rabb, ils ne se soumettront pas, 77. jusqu’à ce que nous ouvrions pour eux la porte d’un supplice grandiose, et, là, ils seront stupéfaits ! 78. Lui qui forme pour vous l’ouïe, la vue, les entrailles, vous le remerciez peu ! 79. Il vous multiplie sur terre, et vers lui vous serez rassemblés. 80. Il vous ressuscite et vous fait mourir. L’alternance de la nuit et du jour est à Lui : ne le discernez-vous pas ? 81. Cependant, ils disent ce que disaient les premiers ! 82. Ils disent : « Quand nous mourrons, nous serons poussière et ossements. Ressusciterions-nous ? 83. Ainsi, ce qui fut promis jadis, à nous et à nos pères, n’est que racontars de primitifs ! » 84. Dis : « À qui la terre et ce qui y est ? Si vous saviez ! » 85. Ils disent : « À Allah ! » Dis : « Ne vous rappelez-vous donc pas ? » 86. Dis : « Qui est le Rabb des sept Ciels et le Rabb du Trône grandiose ? » 87. Ils disent : « Allah ! » Dis : « Ne frémirez-vous pas ? » 88. Dis : « Qui a dans sa main tout le royaume ? Il protège mais n’est pas protégé. Si vous saviez ! » 89. Ils disent : « Allah ! » Dis : « tes-vous ensorcelés ? » 90. Cependant, nos venons à eux avec la vérité, mais les voici à nier ! 91. Allah ne prend pas d’enfants, il n’a pas d’Ilahs avec lui, sinon tout Ilah s’enfuirait avec ce qu’il aurait créé, certains seraient au-dessus des autres ! Allah est louangé au-dessus de ce qu’ils racontent. 92. Il connaît le mystère et le témoignage, Lui, élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent. 93. Dis : « Mon Rabb, me feras-tu voir ce à quoi ils sont assignés ? 94. Mon Rabb, ne me mets pas parmi le peuple des fraudeurs. 95. Voici, nous avons le pouvoir de te faire voir ce à quoi nous les assignons, 96. Repousse le mal par ce qui est le plus excellent : nous connaissons bien ce qu’ils racontent ! » 97. Dis : « Mon Rabb, je me réfugie en toi contre les insinuations des Shaïtâns. 98. Je me réfugie en toi, mon Rabb, ils ne me hanteront pas. » 99. Quand la mort vient vers l’un d’eux, il dit : « Mon Rabb, fais-moi revenir sur terre, 100. peut-être serais-je plus intègre en ce que j’ai négligé ! » Que non ! Il prononce des paroles, mais derrière, c’est le blocage, jusqu’au jour du rappel ! 101. Quand il sera soufflé du cor, il n’y aura plus de généalogies pour eux, et, ce jour-là, ils ne s’interrogeront plus. 102. À qui pesante pesée aura destin fécond. 103. À qui légère pesée aura destin perdant et son être dans la Géhenne, en permanence. 104. Le feu brûlera leurs visages, eux, là, hideux. 105. Mes Signes ne vous étaient-ils pas communiqués ? Mais vous les avez niés. 106. Dites : « Notre Rabb, vaincus par nos divisions nous sommes un peuple fourvoyé. 107. Notre Rabb, sors-nous de là : si nous récidivions encore, nous serions des fraudeurs ! » 108. Il dit : « Demeurez là, ne me parlez pas ! » 109. Voici un groupe de mes serviteurs. Ils disent : « Notre Rabb, nous adhérons à Toi. Pardonne-nous, matricie-nous, Toi, le meilleur des matriciants. » 110. Mais vous les avez saisis en les raillant, jusqu’à en oublier ma mémoire : vous étiez à rire d’eux ! 111. Les voici, je les récompense aujourd’hui de leur persévérance. Les voici, ce sont eux, les vainqueurs ! 112. Il dit : « Combien d’années êtes-vous restés en terre ? » 113. Ils disent : « Nous y sommes restés un jour ou une partie de jour. Interroge les comptables. » 114. Il dit : « Voici, vous n’y êtes demeurés que peu. Ah, si vous saviez ! 115. Pensez-vous que nous vous avons créés par jeu et que vous ne reviendrez pas vers nous ? » 116. Il est exalté, Allah, le roi de vérité, pas d’Ilah sauf Lui, lui, le Rabb du Trône, le Magnanime. 117. Celui qui implore auprès d’Allah tout autre Ilah, sans preuve de lui, a son compte chez son Rabb : le voici, les effaceurs ne triompheront pas. 118. Dis : « Mon Rabb, le plus clément, le plus matriciel, Toi, le meilleur des matriciants. » SOURATE 24.LA LUMIÈREAN-NÛRCette sourate de soixante-quatre versets, la cent-deuxième dans l’ordre chronologique traditionnel, aurait été proclamée à Médine vers 626. Son titre est pris au verset 35 : la lumière, nûr, est un thème central dans le Coran, comme dans la Bible et notamment dans les traditions mystiques issues de ces sources. Elle débute par les sanctions prévues pour les crimes sexuels (versets 1 à 10), évoqués à propos de l’accusation d’adultère portée contre ‘Aïcha (verset 11 à 31). La sourate évoque ensuite la condition des esclaves (versets 32-33), puis introduit à une méditation sur la lumière et les ténèbres (34-40) ; l’hymne d’Allah (41-45) précède une nouvelle diatribe contre les adversaires médinois du Prophète (46-56). La sourate s’achève par des prescriptions de bienséance à l’égard des hommes et, singulièrement, du Prophète. Sourate 24.LA LUMIÈREAN-NÛRAu nom d’Allah, le Matriciant, le Matriciel... Trois quarts du Hizb Trente-cinq1. Sourate. Nous la faisons descendre et nous l’imposons. Nous la faisons descendre nantie de Signes évidents. Peut-être invoquerez-vous ? 2. Fouettez le putain et la putain : cent coups de fouet chacun. Que nulle indulgence ne vous saisisse dans la créance d’Allah, adhérez à Allah et au Jour ultime , un groupe d’adhérents sera témoin de leur supplice. 3. Le putain ne coïtera qu’avec une putain ou une associatrice. La putain ne coïtera qu’avec un putain ou un associateur. Cela est interdit aux adhérents. 4. Ceux qui dénoncent des femmes vertueuses, sans produire quatre témoins, sont fouettés de quatre-vingt coups de fouet. Leur témoignage sera à jamais irrecevable, les voilà, les dévoyés, 5. exceptés ceux qui, par la suite, font retour et sont intègres : voici, Allah, clément, matriciel. 6. Celui qui accuse ses épouses sans avoir d’autres témoins que lui-même témoignera quatre fois : « Par Allah ! », qu’il est sincère, 7. Et un cinquième serment, pour appeler l’exécration d’Allah sur lui-même, s’il ment. 8. Alors le supplice se détournera d’elle. Voici, elle attestera qu’il ment par quatre « Je l’atteste par Allah ! » 9. Et un cinquième serment, pour appeler le courroux d’Allah contre elle-même, au cas où il aurait dit vrai. 10. Si la grâce d’Allah n’était sur vous, avec ses matrices... Voici, Allah, le Conciliateur, le Sage ! 11. Les calomniateurs étaient nombreux parmi vous ! Mais ne pensez pas que c’était mal pour vous, non, c’était bien. Chacun était coupable pour sa part, mais celui dont la charge était la plus lourde, subira un supplice grandiose. 12. Aussi, après l’avoir entendue, adhérents et adhérentes pensaient en eux-mêmes au meilleur et disaient : « C’est une calomnie évidente ! » 13. Que ne sont-ils venus avec quatre témoins contre lui ! Quand ils ne produisent pas de témoins, les voilà, ils mentent devant Allah 14. Pour cette calomnie, sans les grâces d’Allah, matriciel pour vous, vous subiriez, en ce monde et dans l’Autre, un supplice grandiose. 15. Quand vous la colportiez de vos langues, la disant de vos bouches sans en rien savoir, vous la comptiez pour peu, mais, chez Allah, c’était grandiose. 16. Quand vous l’avez entendu, pourquoi n’avez-vous pas dit : « Ce n’était pas à nous d’en parler ! » Louange à Toi ! C’est une infamie grandiose. 17. Allah vous exhorte à ne plus jamais récidiver en cela, si vous êtes des adhérents. 18. Allah vous expose les Signes, Allah, savant, sage. 19. Ceux qui aiment que la médisance se répande parmi les adhérents subiront un terrible supplice dans ce monde et dans l’Autre. Allah sait, vous ne savez pas. 20. Sans les grâces d’Allah et pour vous ses matrices... Voici, Allah, suave, matriciant. Hizb Trente-six 21. Ohé, ceux qui adhèrent, ne suivez guère les pas du Shaïtân. Qui suit les pas du Shaïtân, Allah ordonne contre lui la perversité, l’aliénation. Sans les grâces d’Allah et, pour vous, ses matrices, nul, parmi vous, ne serait jamais innocenté. Ainsi Allah innocente qui Il décide, Allah entend, Il sait. 22. Le bénéficiaire de grâces et d’opulence, parmi vous ne manquera pas de les répandre sur les proches, les pauvres, les émigrés sur le sentier d’Allah. Qu’il passe outre et pardonne. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne, Allah, clément, matriciel ? 23. Ceux qui dénoncent les femmes vertueuses, adhérentes, mais inattentives, sont exécrés dans ce monde et dans l’Autre : ils subiront un supplice grandiose. 24. Ce jour, leurs langues, leurs mains, leurs pieds témoigneront contre eux pour ce qu’ils ont fait. 25. Ce jour, Allah paiera leur créance de vérité, ils sauront qu’Allah est la vérité évidente. 26. Les scélérates aux scélérats, les scélérats aux scélérates. Les bonnes aux bons, les bons aux bonnes. Ils seront lavés de ce qu’ils disaient. À eux le pardon, la subsistance magnifique. 27. Ohé, ceux qui adhèrent, n’entrez pas dans d’autres maisons, que vos maisons, sans y être admis, sans en saluer les tentes ! C’est meilleur pour vous. Peut-être vous souviendrez-vous ? 28. Si vous ne trouvez personne, n’entrez pas avant d’y être autorisé. S’il vous est dit : « Partez ! », partez. Ce sera plus pur pour vous. Allah sait ce que vous faites. 29. Pas de grief contre vous à entrer dans des maisons inhabitées dont vous avez la jouissance. Allah sait ce que vous divulguez et ce que vous cachez. 30. Dis aux adhérents de baisser leurs regards, et de préserver leur nudité : ce sera plus pur pour eux. Voici, Allah est informé de ce qu’ils fabriquent. 31. Dis aux adhérentes de baisser leurs regards, de préserver leur nudité, de ne montrer que l’extérieur de leur beauté, de rabattre leur voile sur leur gorge. Elles ne montreront leur beauté qu’à leurs époux ou à leurs pères ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs ou à leurs femmes ou aux esclaves que leur droite possède, ou aux esclaves exempts de convoitise parmi les hommes, ou aux garçons qui ne sont pas attirés par le giron des femmes. Elles ne battront pas des pieds pour révéler ce qu’elles dissimulent de leur beauté. Retournez à Allah, vous tous, les adhérents : peut-être serez-vous féconds. 32. Mariez les célibataires, parmi vos esclaves et vos servantes intègres. S’ils sont démunis, Allah les aidera de ses grâces. Allah, immense, savant. 33. Ceux qui ne trouvent pas à se marier seront chastes, jusqu’à ce qu’Allah les avantages de ses grâces. Ceux qui souhaitent un Écrit, parmi les esclaves que votre droite maîtrise, écrivez-le pour eux, si vous reconnaissez en eux le meilleur. Donnez-leur des biens qu’Allah vous a donnés. Recherchant l’éphémère de la vie de ce monde, ne forcez pas vos esclaves à s’adonner à la prostitution si elles veulent être vertueuses. Qui les force... Si elles ont été préalablement forcées, voici, Allah, clément, matriciel. 34. Nous avons fait déjà descendre sur vous des Signes évidents, à l’exemple de ceux qui advinrent jadis, en exhortation pour les frémissants. Quart du Hizb Trente-six 35. Allah est la lumière des ciels et de la terre. À l’exemple de sa lumière, voici une niche avec une lampe, la lampe est en cristal, et le cristal, tel un astre étincelant, est illuminé par le fruit d’un arbre béni, un olivier, ni oriental ni occidental. Son huile brillerait même si le feu ne la consumait pas, lumière sur lumière. Allah guide vers sa lumière qui il veut, Allah donne des exemples pour les humains, Allah, en tout savant. 36. Dans les maisons à l’écoute d’Allah, où son nom est exalté et commémoré, où ils le louangent de l’aube au crépuscule, 37. il est des humains que nul négoce et nul troc ne distraient de la Mémoire d’Allah, de l’élévation de la prière et du don de la dîme. Ils craignent le jour où les coeurs et les regards feront Retour, 38. afin qu’Allah les rétribue pour l’excellence de leurs oeuvres et leur ajoute de ses grâces. Voici, Allah pourvoit qui il décide, sans compter. 39. Ceux qui effacent Allah, leurs oeuvres sont comme un mirage dans une plaine : l’assoiffé y espère de l’eau : quand il y arrive, il ne trouve rien. Ou plutôt il trouve chez lui Allah, qui lui règle son compte, Allah prompt au compte. 40. Ou comme une ténèbre sur une mer abyssale : une vague au-dessus d’une vague l’engloutit Sous les nuages, la ténèbre est telle qu’un homme sortant sa main ne pourrait la voir. Celui en qui Allah ne met pas sa lumière, n’a pas de lumière en lui. 41. Ne le vois-tu pas ? Tout dans les ciels et tout sur la terre louange Allah, dans l’envol des oiseaux. De chacun, il connaît la prière et la louange. Allah sait ce qu’ils font, 42. Allah, le Roi des ciels et de la terre, Allah, à Lui le devenir ! 43. Ne le vois-tu pas ? Allah meut les nuées, il les accumule toutes et les met en amas. Tu vois l’ondée sortir de leur lieu et descendre des ciels, la grêle des montagnes : il en atteint qui il veut et en préserve qui il veut. L’éclat de son éclair fait fuir le regard. 44. Allah fait alterner la nuit et le jour. C’est en cela une leçon pour qui est doté d’un regard. 45. Allah crée d’eau toute bête. Parmi elles, certaines avancent sur leur ventre, certaines avancent sur deux pieds, certaines avancent sur quatre : Allah crée ce qu’il veut ! Voici, Allah, sur tout puissant ! 46. Nous avons fait descendre des Signes évidents : Allah guide qui il veut sur le chemin ascendant. 47. Ils disent : « Nous adhérons à Allah et à l’Envoyé : nous obéissons ! » Puis une partie d’entre eux se détourne : ceux-là ne sont pas des adhérents. 48. Quand ils sont appelés devant Allah et son Envoyé pour être jugés, certains se détournent. 49. S’ils avaient le droit pour eux, ils viendraient à Lui, obéissants. 50. Leur coeur est-il malade, douteraient-ils, ou craindraient-ils qu’Allah et son Envoyé ne les appréhendent ? Non : ce sont des fraudeurs ! 51. Voici le dire des adhérents appelés devant Allah et son Envoyé pour être jugés : ils disent : « Nous avons entendu : nous obéirons. » Les voilà, tels sont les féconds. 52. Qui obéit à Allah et à son Envoyé, redoute Allah, il frémit de Lui. Tels sont les vainqueurs. Moitié du Hizb Trente-six 53. Ils jurent : « Par Allah, c’est la lutte ! Si tu le leur avais ordonné, ils seraient sortis ! » Dis : « Ne jurez pas ! L’obéissance est requise ! Allah sait ce que vous faites. » 54. Dis : « Obéissez à Allah, obéissez à l’Envoyé ! » Si vous détalez, il n’assumera pas que ce dont il est chargé : vous assumerez seuls votre propre charge. Si vous lui obéissez, vous serez guidés. L’Envoyé assume seulement de transmettre le message évident. 55. Allah promet à ceux, parmi vous, qui adhèrent et sont intègres, de leur faire hériter la terre, comme il en fit hériter ceux qui vécurent avant eux ; d’affermir la créance, qu’Il agrée d’eux, et de substituer l’amen à leur peur. Ils me serviront sans rien m’associer. Ceux qui l’effacent sont des criminels. 56. Élevez la prière, donnez la dîme, obéissez à l’Envoyé. Peut-être serez-vous matriciés. 57. Comptez-y : ceux qui effacent ne bloquent pas la terre. Leur refuge ? Le Feu, le pire devenir. 58. Ohé, les adhérents, les esclaves que votre droite maîtrise et ceux qui n’ont pas atteint la puberté vous demanderont, trois fois par jour, la permission d’entrer chez vous : avant la prière de l’aube, quand vous faites la sieste, et après la prière du soir : ces trois fois, vous vous dévêtez. A part cela, pas de grief contre vous ni contre eux s’ils circulent librement. Allah élucide pour vous les Signes, Allah, savant, sage. 59. Parmi vous, quand les enfants, atteignent la puberté qu’ils demandent la permission d’entrer chez vous, comme le font leurs aînés. 60. Les femmes rassises, qui n’espèrent plus se marier, pas de grief contre elles, si elles délaissent leurs atours, sans exhiber leur beauté : s’abstenir vaut mieux pour elles, Voici, Allah, entendeur, savant. 61. Pas de grief contre l’aveugle, pas de grief contre le boiteux, pas de grief contre le malade, ni contre vous-mêmes pour ce que vous mangez, dans vos maisons, ou dans les maisons de vos pères, ou dans les maisons de vos mères, ou dans les maisons de vos frères, ou dans les maisons de vos soeurs, ou dans les maisons de vos oncles paternels, ou dans les maisons de vos tantes paternelles, ou dans les maisons de vos oncles maternels, ou dans les maisons de vos tantes maternelles, ou dans celles dont vous possédez les clés, ou chez un de vos amis. Pas de grief contre vous si vous mangez ensemble ou séparément. Quand vous entrez dans les maisons, saluez-vous par : « la Paix », « Salâm », en convivance d’Allah, bénie, bonne. Allah vous explique les Signes. Peut-être discernerez-vous. 62. Voici les adhérents : ceux qui adhèrent à Allah et à son Envoyé, s’ils sont auprès de lui pour une affaire, ils ne se retireront pas sans sa permission. Ceux qui adhèrent à Allah et à son Envoyé agissent ainsi. Quand ils te demandent la permission de se retirer pour quelque affaire, donne-la, si tu le veux. Demande pour eux le pardon d’Allah, Voici Allah, clément, matriciel. 63. Entre vous, ne considérez pas l’appel de l’Envoyé comme un appel des uns aux autres. Parmi vous Allah connaît déjà ceux qui se dérobent, en secret. Ceux qui tronquent son ordre trembleront qu’une épreuve ne les atteigne ou que ne les atteigne un terrible supplice. 64. N’est-il pas à Allah, le tout des ciels et de la terre ? Il sait ce que vous êtes, Il connaît le Jour où ils reviendront à Lui. Alors, Il les avisera de ce qu’ils faisaient, Allah en tout savant. |