|  La Bible et Le Coran D'André Chouraqui En Ligne

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Sourate 7 et 8

SOURATE 7.

LES HAUTEURS

AL-AʽRÂF

Les Hauteurs, Al-Aʽrâf, pluriel de ʽurf. Ce titre désigne traditionnellement les hauteurs " ou les murailles " qui séparent le jardin dAllah - son « Paradis » - de la Géhenne où les coupables subissent la torture du Feu. Les Ashabu-l-Aʽrâf, compagnons des hauteurs ou des murailles, identifient les élus ou les réprouvés à leurs traits : entre eux, ils se situent dans une sorte de purgatoire avant que leur sort définitif ne soit tranché. Lun des sens de la racine ʽarafa signifie questionner quelquun pour connaître son identité véritable. Riyâhu-l-aʽrâf, « les souffles des hauteurs », proviennent des plus hauts sommets des ciels.

Cette septième sourate de deux cent six versets, proclamés à La Mecque (à lexception des versets 163 -170 qui le furent à Médine), est titrée daprès ses versets 46 et 48. Son texte est lun des plus problématiques du Coran.

Sourate 7.

LES HAUTEURS

AL-AʽRÂF

Au nom dAllah,

le Matriciant, le Matriciel...

Hizb Seize

1.     A. L. M. S. Alif. Lâm. Mîm. Sâd.

2.     Un Écrit descend vers toi.

Il ne suscitera nulle angoisse en ta poitrine

pour les alerter, en rappel pour les adhérents.

3.     Suivez ce qui vous est descendu de votre Rabb,

ne suivez aucun allié autre que Lui.

Vous linvoquez peu.

4.     Nous avons détruit plusieurs cités,

abattant notre châtiment sur elles,

durant la nuit ou la méridienne.

5.     Elles disaient alors :

« Nous étions des fraudeurs ! »

6.     Nous avons interrogé ceux à qui ils étaient envoyés,

nous avons interrogé les Envoyés.

7.     Nous le relatons, le sachant,

car nous nétions pas absents.

8.     La pesée aura lieu avec exactitude :

celui dont la pesée fera poids

sera avec les féconds.

9.     Celui dont la pesée sera légère

sera avec ceux qui se perdent

à frauder contre nos Signes.

10.     Nous vous avons établis sur terre,

nous y avons mis, pour vous, de quoi vivre :

vous êtes peu reconnaissants.

11.     Nous vous avons créés,

nous vous avons façonnés,

et nous avons dit aux Messagers :

« Prosternez-vous devant Adam. »

Ils se sont prosternés,

sauf Iblîs : il nest pas de ceux qui se prosternent.

12.     Il dit : « Quest-ce qui tempêche de te prosterner

quand je te lordonne ? »

Il dit : « Je suis bien meilleur que lui :

tu mas créé de feu et lui dargile. »

13.     Il dit : « Descends de là.

Tu ne seras pas à tenorgueillir. Sors !

Te voilà parmi les moindres. »

14.     Il dit : « Fais-moi voir le Jour où ils ressusciteront. »

15.     Il dit : « Tu es parmi ceux qui seront visés. »

16.     Il dit : « Parce que tu mas fait déchoir,

je les guette sur ton chemin ascendant.

17.     Je les guette, devant et derrière eux,

sur leur droite et leur gauche.

Tu ne trouveras chez la plupart,

aucune reconnaissance. »

18.     Allah dit : « Sors dici, honni, banni.

Je remplirai la Géhenne

avec tous ceux qui tauront suivi.

19.     Ô Adam,

habite le Jardin, avec ton épouse,

mangez de ce que vous voudrez,

mais napprochez pas de cet Arbre,

vous seriez, tous deux, des fraudeurs ! »

20.     Le Shaïtân leur chuchote à tous deux

de montrer, tous deux, leur sexe.

Il dit : « Votre Rabb vous a prohibé cet Arbre, à tous deux,

pour que vous ne soyez pas des Messagers :

vous seriez alors, vous deux, parmi les pérennisés. »

21.     Il leur jure : « Me voici, je suis un de vos conseilleurs. »

22.     Il les entraîne, tous deux, dans lillusion.

Quand ils goûtent de lArbre,

leur sexe, à tous deux, leur apparaît,

et, vite, tous deux, le recouvrent des feuilles du Jardin.

Leur Rabb les appelle :

« Ne vous avais-je pas prohibé cet Arbre

et dit que le Shaïtân est, pour vous, un ennemi évident ? »

23.     Ils disent : « Notre Rabb, nous sommes lésés !

Si tu ne nous pardonnes pas et ne nous matricies pas,

nous serons perdus ! »

24.     Il dit : « Descendez en ennemis les uns contre les autres !

Pour vous, la terre ne sera

quun séjour de jouissances éphémères. »

25.     Il dit : « Vous y vivrez, vous y mourrez

et de là vous ressusciterez. »

26.     Ô fils dAdam,

nous avons déjà descendu

un vêtement et des plumes, pour cacher votre sexe.

Mais le vêtement du frémissement,

cest le meilleur, étant un des Signes dAllah.

Peut-être linvoqueront-ils ?

27.     Ô fils dAdam,

que le Shaïtân ne vous dupe pas,

comme il a expulsé vos pères du Jardin,

arrachant leurs vêtements

pour faire voir leurs deux nudités.

Le voici, il vous voit, lui et sa bande,

là où vous ne le voyez pas.

Nous avons mis les Shaïtâns

pour alliés de ceux qui nadhèrent pas.

28.     Quand ils commettent une perversité, ils disent :

« Nous imitons nos pères :

Allah nous lordonne ! »

Dis :

« Allah nordonne pas la perversité !

Direz-vous dAllah ce que vous ne savez pas ? »

29.     Dis :

« Mon Rabb ordonne limpartialité.

Relevez vos faces après toute prosternation,

implorez-le, intègres pour Lui en créance.

De même quil vous a créés, Il vous ressuscitera ! »

30.     La guidance pour les uns, légarement pour les autres !

Les Shaïtâns sont leurs alliés, non Allah.

Les voici, ils simaginaient être guidés !

Quart du Hizb Seize

31.     Ô fils dAdam,

revêtez vos parures pour toutes vos prosternations.

Mangez, buvez sans être excessifs.

Allah naime pas les excessifs.

32.     Dis :

« Qui interdirait les parures dAllah

créées pour les serviteurs,

les délices de toute sa provende ? »

Dis :

« Ils sont pour ceux qui adhèrent

à la vie de ce monde,

mais plus au Jour du Relèvement.

Ces Signes sont expliqués au peuple : ils sauront. »

33.     Dis :

« Voici, mon Rabb interdit

les perversions extérieures ou intimes,

le crime, loppression sans droit,

et que vous associiez à Allah

ce sur quoi Il na pas fait descendre de pouvoir :

ne dites pas dAllah ce que vous ne savez pas ! »

34.     Toute matrie a son terme. Quand viendra leur terme,

ils ne pourront le reculer ni lavancer dune heure,

35.     Ô fils dAdam,

si des Envoyés choisis parmi vous

répandent sur vous mes Signes,

ceux qui frémissent et se corrigent

ne craindront rien, ils ne saffligeront pas !

36.     Ceux qui nient vos Signes senflent :

ils sont les Compagnons du Feu, là, en permanence !

37.     Qui fraude davantage que celui qui forge

contre Allah le mensonge et nie ses Signes ?

Leur part de lÉcrit les atteindra

quand les Envoyés viendront enfin à eux, pour les rétribuer.

Ils diront : « Quétiez-vous à implorer dautres quAllah ! »

Ils diront : « Ils nous ont fourvoyés ! »

Et ils témoigneront, contre eux-mêmes,

quils effaçaient Allah.

38.     Il dira : « Entrez dans le Feu,

auprès des matries de Djinns et dhumains

antérieures à vous et déjà disparues. »

Quand une matrie entrera, elle honnira lautre,

et quand elles sy retrouveront toutes,

la dernière dira à la première :

« Notre Rabb, pour nous avoir fourvoyés

donne-leur un double supplice de Feu. »

Il dira : « À tous, le double, mais nen sachez rien. »

39.     Et les premiers diront aux derniers :

« Vous navez aucun avantage sur nous :

goûtez le supplice de ce que vous méritez. »

40.     Ceux qui nient nos Signes et senflent,

les portes des ciels ne souvriront pas devant eux,

ils nentreront pas au Jardin

avant quun chameau ne pénètre

dans le trou dune aiguille.

Nous rétribuons ainsi les coupables.

41.     Dans la Géhenne, ils seront dans des lits

enfermés dans des gaines.

Nous rétribuons ainsi les fraudeurs.

42.     Ceux qui adhèrent et sont intègres

­ nous ne leur imposons que ce quils peuvent porter ­

sont les Compagnons du Jardin, là, en permanence.

43.     Nous arracherons la jalousie de leur poitrine,

les fleuves couleront pour eux.

Ils diront : « Désirance dAllah qui nous a guidés ici !

Nous naurions pas été guidés, si Allah ne lavait fait.

Les Envoyés de notre Rabb sont venus avec la vérité. »

Il sera crié : « Oui, voici le Jardin :

vous en héritez pour ce que vous avez fait. »

44.     Les Compagnons du Jardin crieront

aux Compagnons du Feu :

« Nous avons vraiment trouvé

ce que notre Rabb nous préparait.

Avez-vous trouvé vraiment

ce que votre Rabb vous préparait ? »

Ils diront : « Oui ! »

LAnnonceur leur annoncera :

« Voilà la malédiction des fraudeurs,

45.     ceux qui sécartaient du sentier dAllah

et le rendaient tortueux,

en effaçant lAutre monde !

46.     Entre les deux, il est un voile,

et sur les hauteurs, al-Arâf,

des hommes les connaissent tous par leur identité. »

Moitié du Hizb Seize

47.     Les regards tournés

vers les Compagnons de la Géhenne, ils diront :

« Notre Rabb, ne nous rejette pas

parmi le peuple des fraudeurs ! »

48.     Les Compagnons dal-Arâf

appelleront les hommes quils reconnaîtront à leur identité

et diront : « En quoi vous est-elle utile, votre rapacité,

ce dont vous vous enfliez ? »

49.     Les autres sont ceux ­ vous le juriez ­

quAllah ne saurait matricier :

« Entrez au Jardin sans peur, vous ne serez pas affligés. »

50.     Les Compagnons du Feu crieront

aux Compagnons du Jardin :

« Répandez de leau sur nous

ou de ce dont Allah vous pourvoit. »

Ils diront : « Non, Allah linterdit aux effaceurs,

51.     qui prenaient leur créance

pour un divertissement, un jeu ».

Illusionnés par la vie de ce monde,

nous les oublions aujourdhui

comme ils ont oublié la rencontre de leur Jour,

ce quils faisaient

de nos Signes quils récusaient.

52.     Déjà nous leur avions apporté un Écrit

intelligible, guidance et matrices

pour le peuple qui adhère.

53.     Que guettent-ils sinon son accomplissement ?

Le Jour où son accomplissement leur sera donné,

ceux qui lavaient oublié diront :

« Les Envoyés de notre Rabb

sont venus avec la vérité.

Avons-nous des intercesseurs

qui intercéderont pour nous

ou redescendrons-nous

afin dagir autrement quautrefois ? »

Ils sétaient perdus,

fourvoyés en ce quils imaginaient.

54.     Votre Rabb, cest Allah.

Il a créé les ciels et la terre en six jours.

Ensuite, il s’est assis sur le Trône :

il recouvre le jour par la nuit qui le poursuit, avide.

Le soleil, la lune, les étoiles sont soumis à son ordre.

La création n’est-elle pas la sienne, et l’ordre ?

Il est béni, Allah, Rabb des univers !

55.     Implorez votre Rabb, humblement, secrètement.

Le voici, il n’aime pas les transgresseurs.

56.     Ne ravagez pas la terre après sa Réforme.

Implorez, dans la crainte et l’espoir :

les matrices d’Allah sont proches des excellents.

57.     Il envoie les vents annonciateurs de ses grâces,

ses mains, portant de lourdes nuées.

Nous les poussons vers la terre morte,

nous y faisons descendre l’eau :

nous faisons sortir tous les fruits,

comme nous ferons sortir les morts.

Peut-être vous souviendrez-vous ?

58.     Le bon pays sort ses germinations

avec la permission de son Rabb.

Du mauvais ne sort rien que de chétif.

Nous détaillons ainsi les Signes

pour le peuple reconnaissant.

59.     Nous avions envoyé Nûh à son peuple.

Il dit : « Ô peuple ! Servez Allah.

Pour vous, pas d’Ilah, sauf Lui !

Je crains pour vous le supplice du Jour immense ! »

60.     Le Conseil du peuple dit :

« Nous te voyons dans un égarement évident ! »

61.     Il dit : « Ô peuple,

pas dans l’égarement !

Je suis un Envoyé du Rabb des univers ! »

62.     « Je vous communique les Messages de mon Rabb,

et vous les conseille,

sachant d’Allah ce que vous ne savez pas.

63.     Vous étonnez-vous que mémoire de votre Rabb

vous vienne d’un homme pris parmi vous

pour vous rappeler et vous faire frémir,

afin que vous soyez matriciés ? »

64.     Mais ils le traitent de menteur !

Nous le sauvons avec les siens dans une felouque,

engloutissant ceux qui niaient nos Signes :

Le voilà, ce peuple aveugle.

Trois quarts du Hizb Seize

65.     Aux ‘Âd, leur frère Hûd dit : « Ô peuple,

servez Allah ! Pour vous pas d’Ilah sauf Lui :

ne frémirez-vous pas ? »

66.     Le Conseil dit à ceux de son peuple qui effaçaient :

« Te voyant dans ta folie,

nous te considérons comme un menteur ! »

67.     Il dit : « Ô peuple,

en moi, pas de folie :

je suis un Envoyé du Rabb des univers.

68.     Je vous communique les Messages de mon Rabb,

en conseiller sûr. »

69.     Vous étonnez-vous que Mémoire de votre Rabb

vous vienne d’un homme parmi vous

pour vous rappeler de l’invoquer ?

Après le peuple de Nûh,

Il a fait de vous des califes

et accru pour vous, la mesure de la création.

N’invoquez nul autre qu’Allah.

Peut-être serez-vous féconds.

70.     Es-tu venu à nous pour que nous servions

Allah, Lui, l’unique,

et que nous abandonnions ceux que nos pères servaient ?

Donnes-nous ce que tu nous promets,

si tu es parmi les justes.

71.     Il dit : « De votre Rabb, que déferlent sur vous

l’abomination et le supplice !

Me contesterez-vous les noms

dont vous et vos pères les dénommiez ?

Allah ne les a pas fait descendre munis de pouvoir.

Attendez ! Je suis avec vous parmi les guetteurs ».

72.     Nous l’avons sauvé avec les siens en don matriciel.

Nous avons exterminé jusqu’au dernier

ceux qui niaient nos Signes et n’adhéraient pas.

73.     Aux Thamûd, le frère Sâlih dit : « Ô mon peuple,

servez Allah ! Pour vous, pas d’Ilah sauf Lui.

L’évidence de votre Rabb vous est parvenue.

La Chamelle d’Allah est un Signe pour vous.

Laissez-la paître sur la terre d’Allah,

ne lui faites pas de mal.

Un supplice grandiose vous saisirait.

74.     Souvenez-vous : Il a fait de vous des califes.

Après les ‘Âd, il vous a installés sur terre,

en des plaines où vous construisiez des châteaux

creusant les montagnes de maisons.

Commémorez seulement Allah

ne semez pas de ravages sur terre. »

75.     Le Conseil de ceux qui s’enflaient, parmi son peuple,

dit à ceux d’entre eux qui, affaiblis, adhéraient :

« Sâlih est envoyé par son Rabb, le savez-vous ? »

Ils disent : « Voici, nous adhérons

à ce pour quoi il est envoyé. »

76.     Ceux qui s’étaient enflés disent :

« Nous renions ce à quoi vous adhérez. »

77.     Ils mutilent la Chamelle,

méprisant l’ordre de leur Rabb, et disent :

« Ô Sâlih,

donne-nous ce que tu nous a promis,

si tu es un Envoyé. »

78.     Alors le cataclysme les prend :

au matin, ils gisent dans leur demeure.

79.     Sâlih se détourne d’eux et dit :

« Ô peuple,

je vous ai avertis du Message de mon Rabb,

je vous ai conseillés,

mais vous n’aimez pas les conseillers. »

80.     Et Lût, quand il dit à son peuple :

« En venez-vous à une perversion

telle que nul, dans les univers,

n’en avait commise ?

81.     Vous coïtez avec des hommes, lascivement,

plutôt qu’avec des femmes...

vous n’êtes qu’un peuple criminel. »

82.     Et quelle est la réponse de son peuple, sinon de dire :

« Expulsez-les de votre cité. »

Les voilà, les humains qui prétendent se purifier !

83.     Nous l’avons sauvé, lui et les siens,

à l’exception de sa femme :

elle était parmi les retardataires.

84.     Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie mortelle :

vois quel est le châtiment des coupables !

85.     Aux Madyan, leur frère Shuaïb dit : « Ô peuple,

servez Allah. Pour vous, pas d’Ilah, sauf Lui.

L’évidence de votre Rabb vous est déjà parvenue.

Mesurez et pesez avec exactitude,

ne lésez pas les humains dans leurs biens,

ne ravagez pas la terre après sa Réforme :

ce serait mieux pour vous si vous adhériez !

86.     Ne vous postez pas sur les chemins pour menacer,

et écarter du sentier d’Allah ceux qui adhèrent,

souhaitant qu’il soit tortueux.

Rappelez-vous ! Quand vous étiez peu,

il vous a multipliés.

Contemplez quel est le châtiment des corrupteurs.

87.     Si un parti parmi vous

adhère à celui que j’ai envoyé

et un parti n’adhère pas à lui,

persévérez, jusqu’à ce qu’Allah

soit votre juge :

Il est le meilleur des juges. »

Fin du Djûz Huitième

Djûz Neuvième

Hizb Dix-sept

88.     Le Conseil, ceux de son peuple qui s’étaient enflés, dit :

« Nous t’expulsons de notre cité, ô Shuaïb,

avec ceux qui adhèrent à ce que tu penses,

à moins que vous ne reveniez à notre doctrine. »

Il dit : « Eh quoi, même si nous la détestons ?

89.     Nous forgerions déjà un mensonge contre Allah

si nous revenions à votre doctrine !

Après qu’Allah nous en ait délivré,

nous n’y reviendrons que si Allah, notre Rabb, le décide.

Notre Rabb embrasse tout avec science.

Nous nous appuyons sur Allah.

Notre Rabb nous introduit, nous et notre peuple.

En vérité, tu es le meilleur des introducteurs. »

90.     Le Conseil de ceux qui effacent parmi son peuple dit :

« Suivez Shuaïb et vous serez perdus ! »

91.     Et le cataclysme les prend :

au matin, ils gisent dans leurs demeures.

92.     Ceux qui reniaient Shuaïb,

sont comme s’ils n’avaient jamais habité là :

Ceux qui reniaient Shuaïb sont perdus.

93.     Shuaïb se détourne d’eux et dit : « Ô mon peuple,

je vous ai transmis le message de mon Rabb,

je vous ai conseillé :

comment pâtirai-je d’un peuple d’effaceurs ? »

94.     Nous n’avons pas envoyé de Nabi, à une cité

sans accabler ses tentes de malheurs et de calamités,

pour qu’elles deviennent humbles, peut-être !

95.     Ensuite, nous avons fait suivre le malheur par le bonheur,

si bien qu’ils ont oublié et dit :

« Bonheur et adversité ont aussi visité nos pères. »

Et nous les avons emportés soudain,

alors qu’ils ne s’y attendaient pas.

96.     Si les tentes de la cité avaient adhéré et frémi,

nous aurions ouvert pour elles

la bénédiction des ciels et de la terre.

Mais elles ont menti

et nous les avons châtiées par leurs propres actions.

97.     Dans les tentes de la cité croient-ils que notre malheur

ne les atteindra pas, endormis dans leurs maisons ?

98.     Ou bien, les tentes de la cité

croient-ils que notre malheur

ne les atteindra pas en plein jour,

tandis qu’ils se divertissent ?

99.     Croient-ils au stratagème d’Allah ?

Seul le peuple des perdants

ne croit pas au stratagème d’Allah ?

100.     N’est-ce pas une guidance

pour ceux qui ont hérité de la terre,

après la disparition de ses tentes, les premières ?

Si nous le décidions, nous les chasserions pour leurs crimes,

nous mettrions un sceau sur leur coeur

et ils n’entendraient plus rien.

101.     Voilà les cités dont nous te narrons l’histoire :

leurs Envoyés étaient déjà venus à elles, avec des preuves,

mais elles n’adhéraient pas à ce qu’elles niaient auparavant.

Allah scelle ainsi le coeur des effaceurs.

102.     Nous avons trouvé la plupart d’entre eux

démunis de tout pacte,

mais pourvus, pour la plupart, de dévoiements.

103.     Après eux, nous avons envoyé Mûssa, avec nos Signes,

à Pharaon et à son Conseil.

Ceux-ci les ont trahis.

Vois quel est le châtiment des perdants !

104.     Mûssa dit : « Ô Pharaon,

je suis un Envoyé du Rabb des univers.

105.     Je ne dis véritablement d’Allah que la vérité.

Je suis déjà venu avec une preuve de votre Rabb.

Renvoie les Fils d’Isrâ’îl avec moi. »

106.     Il dit : « Si tu viens avec un Signe,

montre-le donc, si tu es un juste. »

107.     Il jette son bâton : il se transforme en vrai dragon.

108.     Il étend sa main et la voici,

blanche pour les spectateurs qui la voient.

109.     Le Conseil du peuple de Pharaon dit :

« C’est un sorcier habile.

110.     Il veut vous expulser de votre terre.

Qu’ordonnez-vous ? »

111.     Ils disent : « Temporise avec lui et son frère !

Envoie des agents dans les cités.

112.     Ils t’amèneront tous les sorciers. »

113.     Et les sorciers viennent auprès de Pharaon.

Ils disent : « Recevrons-nous un salaire,

si nous sommes vainqueurs ? »

114.     Il dit : « Voici, vous serez au nombre de mes proches. »

115.     Ils disent : « Ô Mûssa,

est-ce à toi de lancer le premier, ou à nous ? »

116.     Il dit : « Lancez ! »

Quand ils lancent, ils ensorcellent les yeux humains

et les terrifient de leur sorcellerie grandiose.

Quart du Hizb Dix-sept

117.     Nous le révélons à Mûssa : « Lance ton bâton ! »

Et il engloutit ce qu’ils avaient inventé.

118.     La vérité déferle : ce qu’ils avaient fait s’effondre.

119.     Vaincus, ils se rabougrissent,

120.     les sorciers abattus, prosternés.

121.     Ils disent : « Nous adhérons au Rabb des univers,

122.     le Rabb de Mûssa et d’Hârûn. »

123.     Pharaon dit : « Adhérerez-vous à Lui

avant que je ne vous le permette ?

Vous avez machiné cette machination

pour expulser les tentes de la cité !

Vous le saurez bientôt.

124.     Je ferai couper vos mains et vos pieds, en alternance,

avant de vous crucifier tous. »

125.     Ils disent : « Nous voici,

nous nous tournons vers notre Rabb ! »

126.     Tu ne te venges de nous

que parce que nous avons adhéré aux Signes de notre Rabb,

quand ils nous sont parvenus.

Notre Rabb, répands sur nous la constance,

et rappelle-nous à Toi, en pacifiés.

127.     Le Conseil du peuple de Pharaon dit :

« Laisseras-tu Mûssa et son peuple

corrompre la terre et t’abandonner, toi et tes Ilahs ! ? »

Il dit : « Tuons leurs fils et laissons vivre leurs femmes.

Nous les dominerons et nous deviendrons invincibles. »

128.     Mûssa dit à son peuple :

« Implorez Allah, persévérez.

La terre est à Allah,

­ Il en fait hériter qui il décide parmi ses serviteurs :

La rétribution est aux frémissants ! »

129.     Ils disent : « Nous souffrions

avant que tu ne viennes à nous,

autant qu’après ta venue. »

Il dit : « Peut-être votre Rabb fera-t-il périr votre ennemi

pour que vous preniez sa place sur terre :

il verra comment vous agirez. »

130.     Déjà, nous avons frappé les Tentes de Pharaon

pendant les années de disette, sans fruits.

Peut-être s’en souviendront-elles ?

131.     Quand un bonheur leur arrive, ils disent :

« C’est à nous. »

Mais si un malheur leur échoit,

ils l’attribuent à Mûssa et aux siens.

Mais quoi ? ! Les augures dépendent d’Allah,

or, pour la plupart, ils ne le savent pas.

132.     Ils disent : « Quelques Signes que tu puisses nous donner

pour nous ensorceler,

nous n’adhérerons pas à toi ».

133.     Nous avons envoyé contre eux le déluge, le criquet,

le pou, le crapaud, le sang, des Signes perceptibles.

Mais ils se sont enflés en peuple coupable.

134.     Quand le malheur déferle sur eux, ils disent :

« Ô Mûssa, implore pour nous ton Rabb

en vertu de ton alliance avec Lui.

Si tu écartes de nous le malheur, nous adhérerons à toi,

et nous renverrons avec toi les Fils d’Isrâ’îl. »

135.     Quand nous écartons d’eux le malheur :

au terme de l’alerte, ils se dédisent.

136.     Nous nous vengeons d’eux,

nous les engloutissons dans la Mer,

pour avoir nié nos Signes

auxquels ils étaient inattentifs.

137.     Nous avons fait hériter

au peuple de ceux qu’ils opprimaient,

l’Orient de la terre et son Occident que nous avions bénis.

L’excellente parole de ton Rabb pour les Fils d’Isrâ’îl

s’accomplit en leur constance.

Nous avons anéanti ce que Pharaon et son peuple

avaient inventé et ce qu’ils fabriquaient.

138.     Nous avons fait traverser la mer aux Fils d’Isrâ’îl.

Ils viennent vers un peuple enchaîné à ses idoles.

Ils disent : « Ô Mûssa,

fais-nous un Ilah identique à leurs Ilahs. »

Il dit : « Vous voilà, peuple d’insensés ! »

139.     Caduc est ce en quoi ils sont,

et nul ce qu’ils font.

140.     Il dit : « Hormis Allah, chercherais-je pour vous des Ilahs ?

Il vous a favorisés plus que les univers ! »

141.     Quand nous vous avons sauvé de la gent de Pharaon,

ils vous infligeaient les pires supplices,

ils tuaient vos fils et laissaient vivre vos femmes :

c’était pour vous une grandiose épreuve du Rabb.

Moitié du Hizb Dix-sept

142.     Nous avons convoqué Mûssa trente jours, plus dix.

La rencontre avec son Rabb dura quarante nuits.

Mûssa dit à son frère Hârûn :

« Remplace-moi auprès de mon peuple,

corrige-le : ne suis pas le sentier des dévoyés. »

143.     Quand Mûssa vient à notre rencontre :

son Rabb lui parle

et dit : « Rabb, fais-moi voir, je te contemplerai. »

Il dit : « Tu ne me verras pas,

mais regarde vers la montagne figée.

Si elle reste immobile à sa place, tu me verras. »

Quand son Rabb apparaît sur la montagne, il la pulvérise.

Mûssa tombe foudroyé.

Quand il revient à lui, il dit :

« Gloire à toi !

Je fais retour vers toi, moi, le premier des adhérents !... »

144.     Il dit : « Ô Mûssa,

je t’ai choisi de préférence à tous les humains

pour mon Message et pour ma Parole.

Prends ce que je te donne.

Sois parmi les reconnaissants. »

145.     Nous avons écrit pour lui, sur les Tables, toute l’exhortation,

l’explication de tout : « Prends-les, avec force.

Ordonne à ton peuple d’en accueillir l’excellence.

Je vous ferai voir la demeure des dévoyés. »

146.     J’écarterai de mes Signes

ceux qui s’enflent sur terre, sans vérité.

S’ils voient un signe, ils n’y adhèrent pas,

s’ils voient le sentier de rectitude,

ils ne le prennent pas pour sentier,

mais s’ils voient le sentier d’aberration,

ils le prennent pour sentier,

cela parce qu’ils nient nos Signes :

ils y sont inattentifs.

147.     Ceux qui nient nos Signes

et la Rencontre de l’Autre monde tarissent leurs oeuvres.

Seront-ils rétribués pour ce qu’ils font ?

148.     Le peuple de Mûssa, derrière lui, prend ses bijoux,

et en fait un Veau mugissant auquel il se colle.

Ne voient-ils pas qu’il ne leur parle pas,

qu’il ne les guide pas sur le sentier ?

Ils le prennent par fraude.

149.     Quand il tombe entre leurs mains,

ils voient qu’ils se sont fourvoyés.

Ils disent : « Si notre Rabb ne nous matricie pas,

s’il ne nous pardonne pas, nous sommes perdus. »

150.     Quand Mûssa revient vers son peuple, courroucé, affligé,

il dit : « Vous m’avez remplacé !

Arrière, exécrables créatures !

Vous avez violé l’ordre de votre Rabb ! »

Il jette les Tables, prend son frère par la tête

et, l’entraînant vers lui, dit :

« Fils de ma mère,

le peuple m’a humilié ! Ils m’ont presque tué !

Que mes ennemis ne se réjouissent pas de moi :

ne me mets pas parmi le peuple des fraudeurs. »

151.     Il dit : « Rabb, pardonne-moi avec mon frère :

accueille-nous en tes matrices,

Toi, le plus matriciant des matriciels. »

152.     Voici, nous répandrons sur ceux qui ont pris le Veau,

le supplice de leur Rabb,

l’avilissement dans la vie de ce monde :

nous rétribuons ainsi les imposteurs.

153.     Pour ceux qui agissent mal puis font Retour et adhèrent,

ton Rabb est clément, matriciel.

154.     Quand la colère de Mûssa se calme,

il saisit les Tables de guidance matricielle,

écrites pour ceux qui appréhendent leur Rabb.

155.     Mûssa choisit, parmi son peuple,

soixante-dix hommes à Notre rencontre.

Quand le cataclysme les emporte,

il dit : « Si tu l’avais décidé,

tu les aurais déjà fait périr avec moi.

Nous feras-tu périr pour ce que font,

parmi nous, des hommes stupides ?

Ceci n’est qu’une épreuve de ta part,

par elle, tu diriges qui tu décides

et tu guides qui tu décides, Toi, notre protecteur.

Sois clément avec nous, matricie-nous,

Toi, le meilleur des indulgents.

Trois quarts du Hizb Dix-sept

156.     Inscris-nous en ce monde

et dans l’Autre pour le bien :

voici, nous te glorifions. »

Il dit :

« Mon supplice fond sur qui je décide,

mes grâces englobent tout.

Je les donne à ceux qui frémissent et donnent la dîme,

adhérant à nos Signes,

157.     et à ceux qui suivent l’Envoyé :

ils trouvent, chez eux, le Nabi des matries,

mentionné dans la Tora et l’Évangile.

Il leur ordonne le convenable

et leur interdit le blâmable,

Il leur prescrit le bien et leur proscrit le mal,

Il les libère de leurs liens et de leurs entraves.

Ceux qui adhèrent à Lui, l’aident, le secourent,

suivent la lumière qui est descendue avec lui :

tels sont les féconds. »

158.     Dis : « Ohé, les humains,

je suis l’Envoyé d’Allah, pour vous tous :

à lui le Royaume des ciels et de la terre.

Pas d’Ilah sauf Lui : Il ressuscite et fait mourir.

Adhérez à Allah et à son Envoyé, le Nabi des gentils.

Lui qui adhère à Allah et ses paroles,

suivez-le !

Peut-être serez-vous guidés. »

159.     Dans le peuple de Mûssa, une communauté

se guide dans la vérité :

grâce à elle, ils seront justifiés.

160.     Nous les avons divisés en douze tribus,

des communautés.

Nous le révélons à Mûssa, quand son peuple le sollicite :

« Frappe le rocher de ton bâton. »

Il en jaillit douze sources.

Chaque humain sait alors où boire.

Nous les obombrons, d’une nuée, au-dessus d’eux,

et faisons descendre sur eux la manne et les cailles :

« Mangez des biens dont nous vous pourvoyons. »

Ils ne nous ont pas lésés,

mais ils se lésaient eux-mêmes.

161.     ... Et quand il leur est dit : « Habitez cette cité

et mangez de ses fruits, librement... »

Dites : « Pardon », et entrez par la porte, prosternés.

Nous pardonnerons vos fautes

et nous comblerons les excellents.

162.     Ceux qui fraudent, parmi eux, tronquent :

ils disent un autre dire que celui qui leur a été dit.

Nous répandons sur eux le courroux des ciels,

à cause de leurs fraudes.

163.     Interroge-les sur la cité riveraine de la mer :

quand ils célébraient le shabbat,

leurs poissons leur étaient fournis le jour de leur shabbat,

sans avoir été pêchés.

Le jour où ils ne célébraient pas le shabbat,

ils ne leur étaient pas fournis.

Ainsi nous les éprouvions

parce qu’ils étaient des dévoyés.

164.     Quand une de leurs communautés dit :

« Pourquoi exhortez-vous un peuple

qu’Allah va faire périr et plonger dans leur supplice,

un supplice grandiose ? »

Ils disent : « C’est notre excuse devant votre Rabb.

Peut-être frémiront-ils. »

165.     Après qu’ils eurent oublié ce qu’ils devaient commémorer,

nous délivrons ceux qui avaient banni le mal,

et nous prenons, dans le pire supplice,

ceux qui avaient fraudé,

parce qu’ils s’étaient dévoyés.

166.     Quand ils méprisent ce que nous avions interdit,

Nous leur disons : « Soyez des singes abjects. »

167.     Quand ton Rabb annonce qu’il suscitera contre eux,

jusqu’au jour du Relèvement,

un persécuteur qui leur infligera le malheur d’un supplice,

voici, ton Rabb est prompt au châtiment,

Le voici, clément, matriciel.

168.     Nous les divisons sur terre en matries,

certaines intègres, d’autres exclues de la rectitude.

Nous les éprouvons par des bonheurs et des malheurs.

Peut-être reviendront-ils ?

169.     Après eux, des successeurs héritent de l’Écrit,

mais ils escroquent

en disant : « Il nous pardonnera ! »

Mais, si une nouvelle occasion se présente à eux,

ils la saisissent.

Le pacte de l’Écrit n’a-t-il pas été fait contre eux,

afin de ne dire devant Allah que la vérité ?

Ils ont étudié ce qui y est.

La demeure, l’Autre, est meilleure

pour ceux qui frémissent :

ne le discernez-vous pas ?

170.     Ceux qui saisissent l’Écrit et élèvent la prière...

Certes, Nous ne laisserons pas se perdre

le salaire des intègres...

Hizb Dix-huit

171.     Quand nous soulevons le Mont au-dessus d’eux,

comme s’il était une ombre,

ils s’imaginent qu’il tombera sur eux :

« Prenez par force ce que nous vous donnons,

souvenez-vous de ce qui y est.

Peut-être frémirez-vous ? »

172.     Quand ton Rabb tire des reins des fils d’Adam,

leur descendance, il les fait témoigner contre eux-mêmes :

« Ne suis-je pas votre Rabb ? »

Ils disent : « Oui, nous en témoignons ! »

Vous ne direz pas au jour du Relèvement :

« Voici, nous étions inattentifs à cela ! »

173.     Vous ne direz pas :

« Nos pères, jadis, avaient associé.

Nous, leur descendance,

nous ferais-tu périr à cause des faussaires ? »

174.     Nous percevons ainsi les Signes.

Peut-être reviendront-ils ?

175.     Raconte-leur l’histoire de celui

à qui nous avions donné nos Signes et qui s’en détourna.

Le Shaïtân le poursuivit et l’égara.

176.     Si nous l’avions voulu, nous l’aurions relevé,

mais il s’attacha à la terre, asservi à sa passion,

comme un chien : si tu l’attaques, il grogne,

et si tu l’abandonnes, il grogne :

ainsi du peuple qui rejette nos Signes.

Récite ce récit.

Peut-être méditeront-ils ?

177.     Le peuple qui nie nos Signes est un exemple vicié :

ils sont à se léser eux-mêmes.

178.     Celui qu’Allah guide est bien guidé,

Celui qu’il fourvoie est avec les perdants.

179.     Aussi nous faisons demeurer en Géhenne

nombre de Djinns et d’humains.

Ils ont des coeurs, mais ne comprennent pas.

Ils ont des yeux, mais ne voient pas.

Ils ont des oreilles, mais n’entendent pas.

Les voilà comme un troupeau ou plus fourvoyés encore.

Les voilà inattentifs !

180.     Allah détient les noms de l’excellence.

Invoquez-les, abandonnez ceux qui blasphèment ses noms  ;

ils seront rétribués pour ce qu’ils font.

181.     Parmi ceux que nous avons créés, il est une matrie

impartiale qui se guide selon la vérité.

182.     Ceux qui nient nos Signes,

nous les atteindront là où ils ne s’attendent pas.

183.     Je sursois encore pour eux : voici, mon stratagème est sûr.

184.     Ne méditent-ils pas ?

Leur acolyte n’est pas un Djinn,

oui, il est seulement un alerteur authentique.

185.     Ne contemplent-ils pas le Royaume des ciels et de la terre,

tout ce qu’Allah crée ?

Leur terme est peut-être proche déjà.

Quelle geste ! Après elle, adhéreront-ils ?

186.     Celui qu’Allah fourvoie reste sans guide :

plongé dans sa rébellion, celle-ci l’aveugle.

187.     Ils t’interrogent sur l’heure : « Pour quand, sa venue ? »

Dis : « Seul mon Rabb le sait.

Lui seul la manifestera à son temps,

elle s’appesantira sur les ciels et la terre.

Elle viendra soudain. »

Ils t’interrogent comme si tu en étais averti.

Dis : « Cette science n’est que chez Allah :

la plupart des humains ne savent pas. »

188.     Dis : « Je ne détiens pour moi ni profit ni perte,

mais ce que décide Allah.

Si j’étais à connaître le mystère,

je surabonderais de bien,

le mal ne me toucherait pas,

mais je ne suis qu’un alerteur, qu’un annonciateur

pour un peuple qui adhère. »

Quart du Hizb Dix-huit

189.     C’est Lui qui vous a créés d’un être unique.

De Lui, il a pris son épouse, pour rester avec elle.

Quand il l’étreint, elle porte,

elle chemine avec sa portée légère.

Quand elle grossit, ils implorent Allah, leur Rabb :

« Donnes-nous un fils intègre,

nous te serons reconnaissants. »

190.     Quand il le leur donne, intègre,

ils lui accolent des associés, malgré le don qu’Il leur a fait.

Mais Allah, souverain, est au-dessus de ce qui lui est associé.

191.     Lui associeront-ils ce qui ne crée rien,

mais est lui-même créé ?

192.     Ces Associés ne peuvent leur apporter de secours

ni les secourir.

193.     Si vous les implorez pour la guidance,

ils ne vous suivent pas.

Il leur est égal que vous les imploriez

ou que vous vous taisiez.

194.     Ceux que vous implorez, en-dehors d’Allah,

sont des Serviteurs comme vous. Implorez-les,

ils vous exauceront, si vous êtes véridiques ! »

195.     Ont-ils des pieds pour marcher ?

Ont-ils des mains pour saisir ?

Ont-ils des yeux pour voir ?

Ont-ils des oreilles pour entendre ?

Dis : « Implorez vos Associés, puis rusez avec moi,

mais ne m’attendez pas. »

196.     Voici mon protecteur, Allah :

Il a descendu l’Écrit,

Lui, le protecteur des intègres.

197.     Ceux que vous implorez en dehors de Lui

ne peuvent vous apporter de secours ni vous secourir.

198.     Si vous les implorez pour la guidance,

ils n’entendent pas.

Tu les vois : ils te regardent,

mais ne te contemplent pas.

199.     Pratique le pardon,

ordonne le convenable,

écarte-toi des ignares.

200.     Si le Shaïtân te tente,

réfugie-toi en Allah,

le voici, l’Entendeur, le Savant.

201.     Ceux qui frémissent,

s’ils sont hallucinés par le Shaïtân,

ils invoqueront Allah et deviendront clairvoyants.

202.     Leurs frères sont plongés dans une erreur,

dont ils ne reviendront pas.

203.     Quand tu ne leur donnes pas de Signe, ils disent :

« Eh quoi, tu n’en apportes pas ? »

Dis :

« Je ne fais que suivre

ce qui m’est révélé par mon Rabb. »

Telle est la clairvoyance de votre Rabb,

guidance et matrice pour un peuple qui adhère.

204.     Si l’Appel ­ al-Qur’ân ­ est annoncé, entendez-le.

Faites silence, peut-être serez-vous matriciés.

205.     Commémore ton Rabb en toi-même, humble et craintif,

sans emphase, à mi-voix, matin et soir.

Ne sois pas parmi les inattentifs.

206.     Ceux qui sont chez ton Rabb

ne s’enflent pas à son service :

ils le glorifient et, pour Lui, se prosternent.

SOURATE 8.

LES BUTINS

AL-’ANFÂL

Les soixante-quinze versets de cette sourate ont été proclamés à Médine, après le combat de Badr (mars 622). La victoire sur les quraïshites soulève les problèmes posés par la guerre et le butin pris sur l’ennemi : prisonniers, armes, bagages, chevaux et troupeaux.

La sourate est, dans l’ordre chronologique, la quatre-vingt-huitième. Al-’Anfâl : en vieil arabe, le mot nafal signifie surplus, supplément, gratification et, par extension, l’excédent de richesse et de puissance qu’apporte le butin pris à l’ennemi. La dispute s’éleva entre les guerriers qui prétendaient tout prendre pour eux et leurs assistants qui voulaient leur part. La loi ordonnera une répartition égale pour tous, après prélèvement d’un cinquième pour l’ensemble du peuple. On suppose que les versets 30 à 36 ont été proclamés à La Mecque.

Sourate 8.

LES BUTINS

AL-’ANFÂL

Au nom d’Allah,

le Matriciant, le Matriciel...

Moitié du Hizb Dix-huit

1.     Ils t’interrogent sur les butins.

Dis : « Les butins sont à Allah et à son Envoyé ! »

Frémissez d’Allah, corrigez ce qui est entre vous.

Obéissez à Allah et à son Envoyé,

si vous êtes des adhérents. »

2.     Les adhérents, ce sont

ceux qui invoquent Allah,

et dont les coeurs frissonnent

quand les Signes sont étalés devant eux.

En leur plus profond amen,

ils se remettent à leur Rabb,

3.     élèvent la prière

et prodiguent ce dont nous les pourvoyons.

4.     Tels sont les vrais adhérents.

Chez leur Rabb, ils sont aux degrés du pardon,

avec une généreuse provende.

5.     Comme ton Rabb t’a fait sortir de ta maison,

nanti de la vérité,

à laquelle certains adhérents répugnent,

6.     ils te querellent pour cette vérité,

malgré son évidence,

comme s’ils étaient poussés vers la mort :

ils observent !

7.     Quand Allah vous promettait

qu’une des deux troupes se rendrait à vous,

vous prétendiez que seuls

les moins redoutables le feraient.

Mais Allah voulait authentifier la vérité de ses paroles

et exterminer les effaceurs, jusqu’au dernier,

8.     pour authentifier la vérité et anéantir la fausseté,

en dépit des coupables.

9.     Quand vous appelez votre Rabb, il vous répond :

« Me voici, je vous renforce

avec une suite de mille Messagers. »

10.     Allah n’a fait qu’une annonce pour rasséréner vos coeurs.

D’où vient l’aide, sinon d’Allah ?

Voici, Allah, puissant, sage.

11.     Quand le sommeil vous enveloppe et vous sécurise,

il fait descendre sur vous, du ciel,

l’eau de votre purification

pour que s’enfuie de chez vous la souillure du Shaïtân,

pour lier vos coeurs et affermir vos talons.

12.     Quand votre Rabb annonce aux Messagers :

« Me voici, je suis avec vous, affermissez ceux qui adhèrent.

Je jetterai au coeur des effaceurs la panique.

Frappez sur les nuques ! Frappez toutes leurs phalanges ! »

13.     Cela, parce qu’ils se sont séparés d’Allah et de son Envoyé :

pour qui se sépare d’Allah et de son Envoyé,

voici, Allah, inexorable au châtiment.

14.     Vous voilà ! Goûtez-le !

Oui, le supplice du Feu est pour les effaceurs d’Allah.

15.     Ohé, ceux qui adhèrent,

quand vous rencontrez ceux qui effacent,

avancez, ne leur tournez pas le dos.

16.     Qui leur tournera le dos, ce jour-là,

­ sauf pour revenir au combat,

ou pour rallier la troupe ­,

encourt le courroux d’Allah.

Son refuge : la Géhenne, le pire devenir.

17.     Vous ne les avez pas tués, c’est Allah qui les a tués.

Quand tu as tiré, ce n’est pas toi qui as tiré,

c’est Allah qui a tiré pour éprouver les adhérents

par l’excellente épreuve venue de Lui.

Voici, Allah, entendeur, savant !

18.     Vous voilà ! Oui, Allah anéantit le piège des effaceurs.

19.     Si vous recherchiez le triomphe,

le triomphe est déjà venu à vous.

Si vous renoncez, c’est mieux pour vous.

Si vous recommencez, nous recommencerons.

Votre masse ne vous servira de rien, fût-elle nombreuse

Voici, Allah est avec les adhérents.

20.     Ohé, ceux qui adhèrent,

obéissez à Allah et à son Envoyé,

ne vous détournez pas de Lui,

vous qui entendez.

Trois quarts du Hizb Dix-huit

21.     Ne soyez pas comme ceux qui disent : « Nous entendons »,

mais n’entendent pas.

22.     Voici, les pires bêtes, chez Allah,

sont les sourds et les muets qui ne discernent rien.

23.     Si Allah avait reconnu quelque bien en eux,

il les aurait fait entendre.

Même s’il les avait fait entendre,

ils se seraient détournés, en s’écartant.

24.     Ohé, ceux qui adhèrent,

répondez à Allah et à l’Envoyé

quand il vous appelle à revivre.

Sachez qu’Allah s’insinue entre la personne et son coeur.

Et vous, voici, vers Lui, vous serez rassemblés.

25.     Frémissez d’une épreuve qui n’atteindra pas seulement

ceux qui fraudent parmi vous.

Sachez qu’Allah est inexorable au châtiment.

26.     Remémorez-vous : quand vous étiez peu nombreux,

abaissés à terre, craignant que les humains ne vous capturent,

il vous a abrités et secourus de son aide,

il vous a pourvus du meilleur.

Peut-être serez-vous reconnaissants.

27.     Ohé, ceux qui adhèrent,

ne trahissez pas Allah ni son Envoyé !

Vous trahiriez votre amen.

Vous, vous savez.

28.     Sachez que biens et enfants sont une épreuve,

oui, Allah a près de Lui une rétribution grandiose.

29.     Ohé, ceux qui adhèrent,

si vous frémissez d’Allah,

il met pour vous un Critère

effaçant vos méfaits et vous absolvant.

Allah, doté de la grâce grandiose.

30.     ... Et quand les effaceurs complotaient contre toi,

pour t’enchaîner, te tuer ou t’expulser,

ils complotaient, mais Allah complotait aussi,

Allah, le meilleur des comploteurs...

31.     Quand nos Signes leur étaient communiqués, ils disaient :

« Nous l’avons déjà entendu ! »

Si nous le voulions, nous dirions comme eux :

« Ce n’est que racontars de primitifs. »

32.     Quand ils disaient : « Ô Allah !

Si c’est ta vérité,

fais pleuvoir sur nous des pierres du ciel,

ou fais-nous venir au supplice terrible. »

33.     Allah ne les châtiait pas, toi étant parmi eux,

Allah ne les châtiait pas,

eux qui souhaitaient se faire pardonner.

34.     Pourquoi Allah ne les châtie-t-il pas,

eux qui s’écartent de la Mosquée Interdite,

et n’en sont pas les protecteurs ?

Ses protecteurs sont les frémissants seuls,

mais, pour la plupart, ils ne savent pas.

35.     Leur prière n’était, dans la Maison,

que sifflements, applaudissements.

Goûtez le supplice subi, pour ce que vous effaciez.

36.     Voici, ceux qui effacent prodiguent leurs richesses

pour écarter du sentier d’Allah.

Ils les prodiguent,

mais la défaite vient et ils sont vaincus.

Les effaceurs sont rassemblés dans la Géhenne.

37.     Allah distingue les scélérats des bons,

il met les scélérats les uns sur les autres,

les entasse et les précipite dans la Géhenne :

les voilà, les perdants.

38.     Dis à ceux qui effacent : s’ils cessent,

ils sont pardonnés pour le passé.

S’ils récidivent, ils subiront la tradition des premiers.

39.     Combattez-les jusqu’à la fin de l’épreuve :

toute la créance est pour Allah.

S’ils cessent, voici, Allah voit ce qu’ils font.

40.     S’ils se détournent,

sachez-le : Allah est votre maître,

le plus excellent des maîtres,

le plus excellent des intercesseurs.

Fin du Djûz Neuvième

Djûz Dixième

Hizb Dix-neuf

41.     Sachez-le, si vous avez fait quelque butin,

un cinquième est à Allah pour l’Envoyé,

le proche, les orphelins,

les pauvres, les pèlerins,

si vous adhérez à Allah

et à ce que nous avons fait

descendre sur notre serviteur

le Jour de l’épreuve,

le Jour de la rencontre des deux armées.

Allah est puissant en tout.

42.     Quand vous étiez sur le versant proche

et eux sur le versant éloigné,

la caravane était plus bas que vous.

Si vous aviez été convoqués là,

vous auriez décliné l’invitation.

Mais Allah impose l’ordre à exécuter

pour que celui qui vit, vive dans l’évidence.

Voici, Allah, entendeur, savant.

43.     Quand Allah, dans un rêve,

te les faisait voir, peu nombreux,

s’il te les avait fait voir très nombreux,

vous vous seriez découragés

et vous auriez contesté l’ordre.

Mais Allah pacifie,

le voilà, le connaisseur du contenu des poitrines.

44.     Quand il vous les a fait voir

­ lors de votre rencontre ­

peu nombreux à vos yeux,

Allah vous avait aussi minimisés à leurs yeux,

afin de réaliser l’ordre à imposer.

C’est vers Allah que les ordres retournent.

45.     Ohé, ceux qui adhèrent,

quand vous rencontrez une troupe,

fortifiez-vous, et invoquez Allah, fort.

Peut-être serez-vous féconds ?

46.     Obéissez à Allah et à son Envoyé,

ne vous querellez pas, vous molliriez

et votre souffle fuirait : persévérez.

Voici, Allah est avec les persévérants.

47.     Ne soyez pas comme ceux qui sortent de leur demeure,

avec arrogance et ostentation devant les humains :

ils écartent du sentier d’Allah.

Oui, Allah étreint ce qu’ils font.

48.     Quand le Shaïtân embellit leurs actions, il dit :

« Nul, parmi les humains, ne vous vaincra aujourd’hui  ;

me voici, je suis votre voisin. »

Quand les deux troupes se voient,

il retourne sur ses talons et dit :

« Je ne suis pas responsable de vous.

Me voici, je vois ce que vous ne voyez pas.

Me voici, je crains Allah,

Allah, inexorable au châtiment. »

49.     Quand les embusqués et ceux qui ont, dans leurs coeurs,

la maladie, disent : « Leur créance les abuse !

Qui s’abandonne en Allah,

le voici, Allah, puissant, sage ! »

50.     Si tu voyais les Messagers faire payer les effaceurs !

Ils frappent leurs faces et leurs postérieurs :

« Goûtez le supplice de la Calcination ! »

51.     Ceci pour ce que vos mains présentaient :

Allah ne fraude pas ses serviteurs.

52.     Comme la gent de Pharaon, ou ceux d’avant,

qui avaient effacé les Signes de leur Rabb,

Allah les a pris dans leurs crimes,

Allah, fort, inexorable au châtiment.

53.     Allah ne change pas les ravissements

dont il gratifie un peuple

avant que celui-ci ne se modifie lui-même.

Voici, Allah, entendeur, savant.

54.     Comme la gent de Pharaon,

ou ceux d’avant qui niaient les Signes de leur Rabb,

nous les avons fait périr avec leurs crimes.

Nous avons englouti la gent de Pharaon,

tous des fraudeurs.

55.     Voici, les pires bêtes, devant Allah,

sont ceux qui effacent et n’adhèrent pas,

56.     ceux que, parmi eux, tu as fait pactiser,

qui violent chaque fois leur pacte

et ne frémissent pas.

57.     Si donc tu les surprends à la guerre

disperse avec eux ceux qui les suivent.

Peut-être l’invoqueront-ils ?

58.     Si tu redoutes la félonie de la part d’un peuple,

agresse-le aussi :

Allah n’aime pas les félons.

59.     Que les effaceurs ne comptent pas rivaliser avec Lui,

ils n’empêcheront rien.

60.     Préparez contre eux ce que vous pourrez

de forces et de chevaux montés.

Vous effraierez, avec les ennemis d’Allah, vos ennemis,

et d’autres qu’eux :

vous ne les connaissez pas, mais Allah les connaît.

Quoi que vous prodiguiez sur le sentier d’Allah,

vous en serez récompensés, vous ne serez pas lésés.

Quart du Hizb Dix-neuf

61.     S’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci.

Confie-toi à Allah : le voici, lui, l’Entendeur, le Savant.

62.     S’ils veulent te tromper, Allah te suffit.

C’est lui qui t’assiste de son aide avec les adhérents.

63.     Il a attaché vos coeurs :

si tu dépensais tout ce qui est sur terre,

tu ne t’attacherais pas leurs coeurs.

Mais Allah les a attachés,

le voici, Allah, le Puissant, le Sage !

64.     Ohé, le Nabi,

Allah te suffit,

et qui te suit parmi les adhérents.

65.     Ohé, le Nabi,

encourage au combat les adhérents.

Si, parmi vous, vingt persévèrent,

ils en vaincront deux cents.

S’il en est cent,

ils vaincront mille effaceurs,

ce peuple qui ne raisonne pas.

66.     Maintenant Allah vous soulage,

il connaît votre faiblesse.

S’il est, parmi vous, cent persévérants,

ils en vaincront mille.

S’il en est mille, ils en vaincront deux mille

avec la permission d’Allah :

Allah est avec les persévérants.

67.     Ce n’est pas à un Nabi,

de faire lui-même des captifs

avant que la terre n’ait été vaincue.

Vous voulez l’apparence de ce monde.

Allah veut l’Autre,

Allah, intransigeant, sage.

68.     Si un écrit d’Allah vous avait précédés,

vous auriez été atteints, pour ce que vous aviez pris,

par un supplice grandiose.

69.     Nourrissez-vous du butin licite et bon que vous avez pris.

Frémissez d’Allah.

Voici, Allah, clément, matriciel.

70.     Ohé, le Nabi,

dis aux captifs qui sont entre vos mains :

« Si Allah reconnaît en vos coeurs le meilleur,

il vous rendra mieux que ce qu’il aura pris :

il vous pardonnera :

Allah, clément, matriciel.

71.     S’ils veulent te trahir,

ils ont déjà trahi Allah,

qui vous donne pouvoir sur eux,

Allah, savant, sage.

72.     Les adhérents émigrent et combattent,

de leurs avoirs et de leurs êtres,

sur le sentier d’Allah.

Ceux qui les accueillent et les protègent

sont les alliés les uns des autres.

73.     Les effaceurs sont alliés les uns aux autres.

Si vous n’agissez pas, l’épreuve sera sur terre

un grand ravage.

74.     Ceux qui adhèrent émigrent

et combattent sur le sentier d’Allah,

ceux qui les accueillent et les protègent

sont d’authentiques adhérents.

Pour eux, c’est le pardon, la provende généreuse.

75.     Ceux qui, par la suite,

adhèrent, émigrent, et combattent avec vous

ont votre protection, ils sont protégés.

Les matriciés sont les alliés les uns des autres,

selon l’Écrit d’Allah.

Voici, Allah savant en tout.