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Les
opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale:
1er
septembre 1939: la Wehrmacht envahit la Pologne
16
février 1940: Début des hostilités en Norvège
12
mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS, alliée
de l'Allemagne
10
mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande
30 juillet 1940: bataille
d'Angleterre
22 juin 1941 : Hitler attaque l'URSS
07 décembre 1941: attaque surprise de Pearl
Harbor
23 octobre 1942: offensive anglaise à El
Alamein
08 novembre 1942: débarquement
en Afrique du Nord
27 novembre 1942: la flotte française se saborde
à Toulon
31 janvier 1943: reddition allemande à Stalingrad
06 juin 1944 : débarquement
de Normandie
06 août 1945 : destruction d'Hiroshima
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Le 31 janvier 1943, le maréchal
Friedrich Paulus signe la capitulation de la VIe armée allemande
à Stalingrad.
Ayant soumis l'Europe continentale au terme de plusieurs guerres-éclair,
Hitler ne trouva que l'Angleterre de Winston Churchill pour
lui résister pendant un an.
Mais le 22 juin 1941, le dictateur allemand attaque
son allié Staline. Ses troupes envahissent l'URSS et arrivent
aux portes de Moscou et de Léningrad.
Une partie de la Wehrmacht se dirige vers le sud et
les gisements de pétrole du Caucase.
La VIe Armée de Paulus oblique vers la ville de Stalingrad.
Cette métropole industrielle située sur la Volga a changé son
nom de Tsaritsyne pour celui du dictateur soviétique (la ville
s'appelle aujourd'hui Volgograd, la «ville de la Volga»).
Le Führer veut à tout prix s'en emparer, un peu
pour le nom qu'elle porte et surtout pour couper les voies de
ravitaillement des Soviétiques. Un bombardement préalable réduit
la ville en un champ de ruines et fait 40.000 victimes dans
la population civile, évacuée avec retard.
Défendue par le général Tchouikov, Stalingrad, qui s'étend sur
40 km, est conquise rue par rue pendant l'automne 1942, au prix
d'immenses souffrances des deux côtés. Le 19 novembre, Paulus
occupe enfin la ville mais ses ennuis ne font que commencer.
Le chef d'état-major soviétique, le général Georgi Joukov, devine
que les Allemands se sont avancés trop loin de leurs bases et
ne sont pas protégés sur leurs flancs.
Il regroupe ses forces. Il rappelle même des troupes d'Extrême-Orient
destinées à prévenir une offensive japonaise. Il déclenche enfin
une puissante contre-offensive.
Une
semaine après l'entrée de Paulus dans la ville, deux armées
soviétiques se dirigent sur Stalingrad en empruntant la Volga
gelée, l'une par le nord, commandée par Rokossovski, l'autre
par le sud, commandée par Ieremenko.
La VIe Armée allemande est bientôt emprisonnée dans sa conquête,
une ville en ruine plongée dans le terrible hiver russe!
Hitler interdit à Paulus de faire retraite. Une armée de
secours commandée par von Manstein échoue à secourir les assiégés.
En janvier, le Führer élève par téléphone le général
Paulus à la dignité de maréchal pour le détourner du déshonneur
de la capitulation.
Mais Paulus n'a bientôt plus d'autre solution que de se rendre
avec les 91.000 soldats survivants, dont 6.000 seulement reviendront
de captivité.
Au cours du siège, son armée aura perdu au total 400.000 hommes
dont 120.000 prisonniers. Si l'on ajoute les pertes des autres
armées, dans les offensives et contre-offensives périphériques,
le chiffre des tués et blessés est de l'ordre de 2 millions
dont 1,2 million du côté soviétique, ce qui fait de Stalingrad
la plus sanglante bataille de l'Histoire humaine.
Après la capitulation de Paulus, les armées allemandes qui s'étaient
avancées vers le Caucase doivent en toute hâte se replier de
600 kilomètres pour éviter l'encerclement.
La victoire des Soviétiques, trois mois après celle des Britanniques
à El Alamein, soulève un immense espoir dans les
pays soumis à l'occupation allemande.
En démontrant la vulnérabilité des armées allemandes, la bataille
de Stalingrad marque un tournant dans la Seconde Guerre mondiale.
La défaite de Hitler devient inéluctable et les démocrates occidentaux
oublient la mésalliance de 1939 entre les dictateurs allemand
et soviétique.
Quant au maréchal Paulus, il est prestement retourné par les
Soviétiques et se met au service de leur propagande antinazie.
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