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Les
opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale:
1er
septembre 1939: la Wehrmacht envahit la Pologne
16
février 1940: Début des hostilités en Norvège
12
mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS, alliée
de l'Allemagne
10
mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande
30 juillet 1940: bataille
d'Angleterre
22 juin 1941 : Hitler attaque l'URSS
07 décembre 1941: attaque surprise de Pearl
Harbor
23 octobre 1942: offensive anglaise à El
Alamein
08 novembre 1942: débarquement
en Afrique du Nord
27 novembre 1942: la flotte française se saborde
à Toulon
31 janvier 1943: reddition allemande à Stalingrad
06 juin 1944 : débarquement
de Normandie
06 août 1945 : destruction d'Hiroshima
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Le
6 juin 1944, à l'aube, 4.000 navires de transport de troupes encadrés
par 700 navires de guerre s'approchent des côtes normandes, entre
l'estuaire de la Seine et la pointe du Cotentin, plus précisément
entre l'Orne, la rivière de Caen, et la Vire, la rivière de Saint-Lô.
L'armada s'étale sur un front de 35 kilomètres et transporte pas
moins de 130.000 hommes. 10.000 avions protègent le débarquement.
Baptisée du nom de code «Overlord», cette gigantesque
opération aéronavale était attendue depuis plus d'une année par
tous les Européens qui, en Europe occidentale, luttaient contre
l'occupation nazie.
Les Anglo-Saxons et leurs supplétifs, en particulier les Marocains
du général Juin, avaient déjà pris pied le 10 juillet 1943 en
Sicile et dans la péninsule italienne.
Le général Giraud et la Résistance française en avaient profité
pour libérer la Corse. Bien que chancelant, le régime nazi se
montrait plus terrifiant que jamais et redoublait d'énergie dans
la répression des mouvements de résistance et l'extermination
des juifs et des tziganes.
A l'Est, Staline a besoin d'être urgemment soutenu dans sa contre-offensive.
C'est ainsi que les Alliés décident l'ouverture d'un nouveau front
en France.
Le débarquement est préparé dans le secret en Angleterre, dès
1943. Il est placé sous le commandement du général américain Dwight
Eisenhower.
Dans la nuit du 5 au 6 juin, des parachutistes sont lâchés derrière
les lignes allemandes, notamment autour de Sainte-Mère-l'Église
et de son fameux clocher. Les avions alliés commencent à bombarder
les fortifications des plages et des falaises qui composent le
fameux «mur de l'Atlantique». Les forces allemandes de
l'Atlantique totalisent 17 divisions soit 250.000 hommes, sous
le haut commandement du feld-maréchal Rommel (compromis dans un
attentat contre Hitler, il sera un peu plus tard contraint au
suicide).
Des barges ont été construites à La Nouvelle-Orléans par l'industriel
Andrew Jackson Higgins pour débarquer les hommes sur les plages
dans les meilleures conditions de rapidité et d'efficacité. Le
6 juin, chacun des «Higgins Boats» va s'ouvrir à l'avant
pour libérer 36 hommes de troupe en tout juste 19 secondes.
Dès le 1er jour, ou Jour J («D Day» en anglais), une
dizaine de divisions alliées vont ainsi réussir à débarquer au
prix d'actions héroïques et sanglantes dont témoignent aujourd'hui
les émouvants cimetières blancs des falaises.
Elles vont établir une tête de pont avec toute la logistique indispensable
à une offensive de longue haleine. Un port artificiel sera aménagé
très vite devant une plage baptisée «Arromanche» par
les Anglo-Saxons.
Autour de Caen, les Allemands résisteront un mois. Mais à la fin
juillet, les Alliés auront débarqué sur le sol français pas moins
de 1.500.000 hommes, aidés de manière non négligeable par les
actions de sabotage de la Résistance.
Il faudra encore onze mois de combat avant que l'Allemagne ne
capitule. A l'autre bout de l'Eurasie, le Japon résistera quant
à lui jusqu'en septembre 1945.
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