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Les
opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale:
1er
septembre 1939: la Wehrmacht envahit la Pologne
16
février 1940: Début des hostilités en Norvège
12
mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS, alliée
de l'Allemagne
10
mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande
30 juillet 1940: bataille
d'Angleterre
22 juin 1941 : Hitler attaque l'URSS
07 décembre 1941: attaque surprise de Pearl
Harbor
23 octobre 1942: offensive anglaise à El
Alamein
08 novembre 1942: débarquement
en Afrique du Nord
27 novembre 1942: la flotte française se saborde
à Toulon
31 janvier 1943: reddition allemande à Stalingrad
06 juin 1944 : débarquement
de Normandie
06 août 1945 : destruction d'Hiroshima
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Le 30 juillet 1940,
Hermann Gœring, qui dirige la Luftwaffe, l'aviation
de combat allemande, annonce le début de la «grande bataille
aérienne» contre l'Angleterre, selon ses propres mots.
A peine la France est-elle à genoux
que Hitler engage son armée dans une tentative d'invasion de
l'Angleterre, dernière puissance européenne à lui résister.
Pour abattre l'Angleterre, dirigée avec détermination par Winston
Churchill, le dictateur allemand doit en premier
lieu obtenir la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche.
700 chasseurs sont engagés dans la bataille. Celle-ci va très
vite tourner court du fait de la résistance héroïque des pilotes
britanniques du «Fighter Command», qui disposent d'un
nombre équivalent d'appareils.
De juillet à octobre, 415 pilotes anglais perdront la vie dans
cet affrontement décisif. Le Premier ministre exprimera dès
le 20 août la reconnaissance des Britanniques à leur égard:
«Jamais dans l'histoire des guerre un si grand nombre d'hommes
ont dû autant à un si petit nombre».
Devant l'incapacité de vaincre la chasse adverse, Hitler reconnaît
son échec et renonce dès le 12 octobre à son projet d'invasion.
Mais dès le 7 septembre, il inaugure une nouvelle tactique consistant
à bombarder systématiquement les villes britanniques dans l'espoir
d'abattre le moral ennemi. C'est le «Blitz», qui frappe
en premier lieu les quartiers populaires de l'East End
de Londres.
Le raid le plus violent frappe Coventry dans la nuit du 14 au
15 novembre. La propagande allemande invente pour l'occasion
le néologisme «coventryser» pour exprimer l'idée d'une
destruction totale.
Le palais de Buckingham n'échappe pas aux bombes, au grand soulagement
des dirigeants anglais et de la famille royale elle-même, qui
se félicitent que la terreur soit équitablement partagée entre
les citoyens nantis et les humbles.
Du 15 septembre et jusqu'au 10 mai 1941, pour échapper à la
défense anglaise, les bombardiers allemands interviennent systématiquement
de nuit, par vagues de 150 à 200 appareils à chaque fois.
Les bombardements s'arrêtent enfin lorsque Hitler, constatant
l'invincibilité anglaise, retourne ses armes contre les Européens
de l'Est et les Soviétiques.
Le 14 février 1942, Churchill prend sa revanche en décidant
de bombarder à son tour les villes allemandes, selon le prétexte
antique: «Oeil pour oeil, dent pour dent».
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