30 juillet 1940

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Les baladins, par Pablo Picasso (Espagne et France 1881-1973), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

La bataille d'Angleterre

 Les opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale:

1er septembre 1939: la Wehrmacht envahit la Pologne

16 février 1940: Début des hostilités en Norvège

12 mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS, alliée de l'Allemagne

10 mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande

30 juillet 1940: bataille d'Angleterre

22 juin 1941 : Hitler attaque l'URSS

07 décembre 1941: attaque surprise de Pearl Harbor

23 octobre 1942: offensive anglaise à El Alamein

08 novembre 1942: débarquement en Afrique du Nord

27 novembre 1942: la flotte française se saborde à Toulon

31 janvier 1943: reddition allemande à Stalingrad

06 juin 1944 : débarquement de Normandie

06 août 1945 : destruction d'Hiroshima
 

Le 30 juillet 1940, Hermann Gœring, qui dirige la Luftwaffe, l'aviation de combat allemande, annonce le début de la «grande bataille aérienne» contre l'Angleterre, selon ses propres mots.

A peine la France est-elle à genoux que Hitler engage son armée dans une tentative d'invasion de l'Angleterre, dernière puissance européenne à lui résister.

Pour abattre l'Angleterre, dirigée avec détermination par Winston Churchill, le dictateur allemand doit en premier lieu obtenir la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche.

700 chasseurs sont engagés dans la bataille. Celle-ci va très vite tourner court du fait de la résistance héroïque des pilotes britanniques du «Fighter Command», qui disposent d'un nombre équivalent d'appareils.

De juillet à octobre, 415 pilotes anglais perdront la vie dans cet affrontement décisif. Le Premier ministre exprimera dès le 20 août la reconnaissance des Britanniques à leur égard: «Jamais dans l'histoire des guerre un si grand nombre d'hommes ont dû autant à un si petit nombre».

Devant l'incapacité de vaincre la chasse adverse, Hitler reconnaît son échec et renonce dès le 12 octobre à son projet d'invasion.

Mais dès le 7 septembre, il inaugure une nouvelle tactique consistant à bombarder systématiquement les villes britanniques dans l'espoir d'abattre le moral ennemi. C'est le «Blitz», qui frappe en premier lieu les quartiers populaires de l'East End de Londres.

Le raid le plus violent frappe Coventry dans la nuit du 14 au 15 novembre. La propagande allemande invente pour l'occasion le néologisme «coventryser» pour exprimer l'idée d'une destruction totale.

Le palais de Buckingham n'échappe pas aux bombes, au grand soulagement des dirigeants anglais et de la famille royale elle-même, qui se félicitent que la terreur soit équitablement partagée entre les citoyens nantis et les humbles.

Du 15 septembre et jusqu'au 10 mai 1941, pour échapper à la défense anglaise, les bombardiers allemands interviennent systématiquement de nuit, par vagues de 150 à 200 appareils à chaque fois.

Les bombardements s'arrêtent enfin lorsque Hitler, constatant l'invincibilité anglaise, retourne ses armes contre les Européens de l'Est et les Soviétiques.

Le 14 février 1942, Churchill prend sa revanche en décidant de bombarder à son tour les villes allemandes, selon le prétexte antique: «Oeil pour oeil, dent pour dent».

 

Mise à jour le 23 février 2003