Capitulation de Calais

par Gabriel Vital-Durand

Les grandes étapes de la guerre de Cent Ans:

7 octobre 1337: début des hostilités

26 août 1346: bataille de Crécy

3 août 1347: capitulation de Calais

19 septembre 1356: bataille de Poitiers

22 février 1358: la révolution manquée d'Étienne Marcel

21 mai 1358: les paysans se révoltent contre la noblesse

16 mai 1364: Du Guesclin bat le Mauvais à Cocherel

3 janvier 1383: la révolte fiscale des Maillotins

23 novembre 1407: meurtre de Louis d'Orléans à Paris

25 octobre 1415: bataille d'Azincourt

10 septembre 1419: meurtre de Jean sans Peur à Montereau

21 mai 1420: traité de Troyes

25 février 1429: Jeanne d'Arc rencontre le Dauphin à Chinon

8 mai 1429: prise d'Orléans par Jeanne d'Arc

30 mai 1431: Jeanne d'Arc brûlée vive à Rouen

17 juillet 1453: bataille de Castillon et fin de la guerre de Cent Ans
  

Le 3 août 1347, après un siège de onze mois, la ville de Calais capitule devant les troupes anglaises.

Celles-ci avaient vaincu à Crécy-en-Artois l'armée du roi de France Philippe VI de Valois.

Le conflit était né dix ans plus tôt d'une revendication du roi Édouard III Plantagenêt sur le trône de France en sa qualité de petit-fils de Philippe le Bel, .  

À Calais, le roi Édouard III Plantagenêt, dont la patience a été épuisée par le siège, s'apprête à passer la population au fil de l'épée. Puis il se ravise et prétend n'exécuter que six otages. Le sort désigne Eustache de Saint-Pierre, Jean d'Aire, Pierre et Jacques de Wissant, Jean de Fiennes et Andriens d'Ardes.

Le lendemain, les condamnés se présentent avec les clés de la ville, pieds nus et la corde au cou.

Selon la chronique, la reine Philippa de Hainaut, fille du comte Guillaume II le Bon, intervient en leur faveur, n'hésitant pas à se jeter aux pieds de son mari. Les six bourgeois sont déportés en Angleterre, d'où ils devaient être finalement libérés contre rançon.

L'année suivante, la peste noire décime la population de la ville qui est alors repeuplée d'Anglais. 

Calais est reconquise par la France deux siècles plus tard, en 1558, par le duc François de Guise. Le roi Henri II règne alors à Paris et Mary 1ère à Londres.

La reine d'Angleterre est la première fille de Henri VIII Tudor et de Catherine d'Aragon. On lui prête les mots suivants: «Si on ouvrait mon coeur, on y trouverait gravé le nom de Calais!»

Mais la reine, que les protestants anglais surnomment «Bloody Mary» (Marie la Sanglante) en raison de son fanatisme catholique, ne tarde pas à rendre l'âme. Et c'est à sa demi-soeur, Élisabeth 1ère, qu'il reviendra de reconnaître la perte définitive de Calais.

Le traité de Cateau-Cambrésis met un terme au conflit le 3 avril 1559, avec le versement de 500.000 écus pour prix de la ville.

 

Mise à jour le 05 mai 2003