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Hérésies

Le terme « hérésie » désigne un phénomène capital de l’histoire du christianisme, les divergences qui l’ont déchiré et dont certaines ont abouti à la création d’Églises séparées, comme celles qui sont issues de la Réforme protestante. Ces différends ont dépassé le cadre strictement religieux et ont parfois changé la face du monde. Son terrain d’origine est celui des conflits entre l’Église hiérarchique et des courants doctrinaux différents de l’enseignement établi ; les autorités cléricales l’ont employé pour exclure de tels mouvements en les accusant d’apostasie et d’imposture.

L’histoire conserve les traces d’un grand nombre d’hérésies qui semblent indépendantes les unes des autres. Certaines d’entre elles, comme les hérésies gnostiques, professaient l’existence de deux dieux, et d’autres, comme les hérésies caïnites, faisaient l’éloge du crime et de la révolte, mais la plupart croyaient au Christ et pratiquaient son enseignement, quelquefois à l’image de Pierre Valdo ou de Jansénius, c’est-à-dire de façon plus exigeante que les fidèles eux-mêmes.

Dès les temps apostoliques, le christianisme connaît des hérésies «judaïsantes» ou «hellénisantes», qui portent sur la nature de Jésus, homme pour les uns, dieu pour les autres. Aux IVe et Ve siècle apparaissent les hérésies trinitaires, dont la plus connue est l’arianisme, monothéisme simple qui insiste sur la seule nature divine du Père. Suivent les hérésies christologiques des Ve et VIe siècle : nestorianisme et monophysisme, qui, contrairement à l’arianisme, demeurent exclusivement orientales. À partir du XIe siècle, les hérésies ne portent plus sur la doctrine, désormais fixée, mais sur la pratique religieuse et sur l’organisation de l’Église. Elles sont populaires, évangéliques et s’élèvent contre l’existence du sacerdoce. Certaines, évangéliques et ecclésiastiques, voulurent réformer l’Église de l’intérieur, sans détruire sa continuité ni son unité, notamment avec Wyclif (Angleterre) et Jan Hus (Bohême) aux XIVe et XVe s. Le courant des hérésies manichéennes ou dualistes est représenté en Orient par les bogomiles, en Occident par les cathares (ou albigeois). Les religions réformées du XVIe s. (protestantisme), considérées par Rome comme hérétiques, ont consommé un schisme qu’elles ne souhaitaient pas ; quant au jansénisme des XVIIe et XVIIIe s., il ne peut davantage être assimilé à une hérésie. Aujourd'hui, si les définitions théoriques concernant l’hérésie demeurent les mêmes, l’attitude de l’Église (autrefois violemment répressive), sauf cas d’espèce, est bien différente. L’heure est au dialogue, à l’œcuménisme. 

Églises et sectes

 D’abord utilisé de façon uniquement et sommairement péjorative et sans contenu précis dans le domaine religieux, le vocable « secte » a été souvent employé pour désigner soit un petit groupe qui a fait sécession d’un plus grand (l’étymologie supposée étant ici secare, couper), soit l’ensemble des disciples d’un maître hérétique (sequi , secutus , suivre). Dans les deux cas, on se trouve en face de désignations chargées de normativité et de mépris. Par contre, le vocable « Église » est, dans l’usage courant, toujours valorisant et toute secte (au sens sociologique) se veut Église (au sens théologique), taxant de secte (au sens vulgaire) les Églises qui ne répondent pas à son idéal. Les sociologues emploient ces deux termes de façon non normative pour désigner des structures sociales particulières.

Principales hérésies du 1er siècle à nos jours

 Dans l'ordre approximatif de leur apparition

Ebionites Docétisme Montanisme  -  Monarchianisme  -  Encratites  -  Millénarisme

Gnosticisme  -  Artotyrites  -  Marcionisme  -  Novatianisme  -  Donatisme  -  Arianisme  

Origènisme  -  Pélagianisme  -  Pneumatomaques  -  Nestorianisme  -  Monophysisme

Monothélisme  -  Prédestinationnisme  -  Paulicianisme  -  Iconoclastes  -  Bogomiles

Cathares ou albigeois  -  Vaudois  -  Dulcinisme / Dolcinisme ou apostoliques  -  John Wyclif 

 Lollards  -  Jan Hus  -  Taborites  -  Calixtins ou Utraquistes   -  Socinianisme ou antitrinitarisme 

 Jansénisme  -  Qiétisme  -  Fébronianisme  -  Modernisme 

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Ébionites (Ier s)

Membres d’une secte judéo-chrétienne issue de la première communauté chrétienne de Jérusalem restés proches, par l’observance, les croyances ou la conception de l’Écriture, des origines juives du christianisme. Les ébionites se caractérisaient essentiellement par leur foi en Jésus considéré comme Christ et non comme Fils de Dieu (Jésus réalise, selon eux, à titre de Prophète choisi par Dieu à cause de sa piété, l’attente messianique d’Israël) et par la pratique de la Loi mosaïque, qu’ils considéraient comme essentielle au Salut.

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Docétisme  (Ier s)

Tendance hérétique dans le christianisme dès le Ier siècle : le Christ, au cours de sa vie terrestre, n’avait pas un corps réel mais seulement un corps apparent, comme celui d’un fantôme. Bien qu’on trouve dans le Nouveau Testament (dans la Ire Épître de Jean, IV, 2, par exemple) des allusions à ses premières manifestations, le docétisme reçut une élaboration plus ample au IIe siècle, du fait que les gnostiques, qui enseignaient que la matière est mauvaise, en firent un point important de leur doctrine. Il s’est en effet développé à partir de spéculations sur l’imperfection ou l’impureté fondamentale de la matière. Des docètes plus radicaux ont soutenu que le Christ était né sans aucune participation à la matière et que toutes les actions et les souffrances de sa vie, y compris la crucifixion, n’étaient que des apparences. Ils niaient donc la Résurrection et l’Ascension. D’autres, plus modérés, attribuaient au Christ un corps éthéré et céleste, mais manifestaient des opinions divergentes au moment d’établir dans quelle mesure ce corps participait aux actions et aux souffrances réelles du Christ.

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Montanisme  (IIe s)

Mouvement chrétien hérétique du IIe siècle fondé par le prophète Montanus en Phrygie, région de la Turquie actuelle. Vers 156 apr. J.-C. Le montanisme affirmait que le Saint-Esprit (ou Paraclet) apparaissait à travers Montanus et ses adeptes. Les montanistes disaient que le retour du Christ était imminent et que ceux qui n'étaient plus touchés par la grâce ne pourraient pas être sauvés. Il enseignait à ses adeptes de rechercher la persécution et même le martyre.

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Monarchianisme (IIe - IIIe s)

Tendance théologique qui, venue d’Asie Mineure à Rome, se répandit au IIe et au IIIe siècle. Pour maintenir l’unité divine (la monarchie), elle tend à faire des trois Personnes divines des manifestations successives ou des modalités du Dieu unique. Le monarchianisme, qui représente une réaction conservatrice contre les spéculations théologiques sur le Logos, fut vigoureusement combattu en Afrique par Tertullien (Contre Praxéas ) et à Rome par Hippolyte (Contre Noët ), et il fut condamné par le pape Calliste Ier .

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Encratites   (IIe - Ve s)

Partisans de la continence et de l'abstinence rigoureuses : condamnent le mariage. Se diversifient à partir du IVe  siècle : adamites, apostoliques ou apotactiques.

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Millénarisme  (dès le IIe s)

Croyance au retour du Christ sur terre (ou parousie) pour un règne de mille ans avec ses fidèles avant le combat final contre ses adversaires, suivi de son règne éternel dans le ciel.

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Gnosticisme   (IIe - IIIe s)

Mouvement religieux ésotérique qui se développa au cours des IIe et IIIe siècles apr. J.-C. et constitua un défi majeur pour le christianisme orthodoxe. La plupart des sectes gnostiques professaient le christianisme, mais leurs croyances divergeaient nettement de celles de la majorité des chrétiens de l'Église primitive. À ses adeptes, le gnosticisme promettait une connaissance secrète du royaume divin. Des étincelles ou graines de l'Être divin tombaient de ce royaume transcendant dans l'univers matériel, qui est tout entier la proie du mal, et étaient emprisonnées dans les corps humains. Réveillé par la connaissance, l'élément divin de l'humanité peut retourner vers ce qui est sa place normale, le royaume céleste transcendant. (voir la section consacrée à la gnose).

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Artotyrites

Célèbrent le repas eucharistique avec du pain et du fromage (...)

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Marcionisme  (IIe s)

Vers 150 apr. J.C. Marcion se fondait entièrement sur les Épîtres de saint Paul et sur une version modifiée de l'Évangile selon saint Luc. Il croyait à l'éternité de la matière et adoptait une vision dualiste de Dieu : il affirmait l'existence de deux dieux, le Dieu de la Loi, le Créateur évoqué dans l'Ancien Testament, et le Dieu de l'Évangile, bon et infiniment supérieur, révélé par Jésus-Christ.

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Novatianisme  (IV - Ve s)

Le novatianisme, directement inspiré du Montanisme, évolua dans un sens de plus en plus rigoriste, allant jusqu’à refuser à l’Église le droit de remettre les péchés. Il eut aux IVe et Ve siècles des communautés florissantes.

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Donatisme  (IVe - Ve s)

Mouvement chrétien hérétique des IVe et Ve siècles, qui estimait que la valeur des sacrements dépendait du caractère moral du ministre.

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Arianisme  (IVe s)

Doctrine chrétienne née au IVe siècle, qui cherchait à comprendre le dogme de la Trinité et qui fut déclarée hérétique en 325 au concile de Nicée. Selon Arius, les trois personnes de la Trinité ne peuvent se confondre, car seul Dieu le Père, qui n'est ni créé ni engendré, porte la marque divine authentique. Le Fils n'est pas créé de la même substance divine que le Père ; il n'existe pas de toute éternité mais, a été créé comme toute créature, à partir de rien. Il existe par la volonté du Père. En d'autres termes, la relation du Fils au Père n'est pas naturelle mais adoptive.

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Origènisme  (IVe - Ve s)

Système théologique attribué à Origène dans certains conflits doctrinaux qui ont divisé l’Église grecque au IVe et au Ve siècle. Les thèses condamnées par différents conciles et par l’empereur Justinien se rapportent à la préexistence des âmes, à l’égalité originelle de tous les esprits, à leur chute due à la satiété de la contemplation, à la forme sphérique des corps ressuscités et au salut universel de tous les esprits, qui retrouveront à la fin des temps leur condition première. Mais l’œuvre et la personnalité d’Origène sont beaucoup plus complexes que ne le laissent supposer ces simplifications

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Pélagianisme (IVe s)

Doctrine hérétique rationaliste et naturaliste qui considère le libre arbitre de l'Homme comme l'élément déterminant de ses possibilités de perfectionnement et minimise ou nie la nécessité de la grâce et de la rédemption divines.

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Pneumatomaques (IVe s)

Adeptes de Macedonius (vers 370). Nient la divinité du Saint Esprit. Condamnés à Constantinople en 381.

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Nestorianisme  (Ve s)

Doctrine prônée par Nestorius, archevêque de Constantinople de 428 à 431 apr. J.-C. Nestorius prêchait une variante de la doctrine orthodoxe concernant la nature de Jésus-Christ. Selon la doctrine orthodoxe, le Christ a deux natures : l'une divine et l'autre humaine, et qui, bien que distinctes, sont réunies en une personne et une substance ; Nestorius affirmait que dans le Christ, une personne divine et une personne humaine agissaient comme une seule mais ne formaient pas l'unité d'un seul individu. Toujours selon Nestorius, la Vierge Marie ne pouvait pas être nommée mère de Dieu, comme l'appellent la plupart des chrétiens orthodoxes, parce que son fils Jésus était né en tant qu'homme, sa nature divine ne lui venant pas d'elle mais du Père qui l'engendra.

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Monophysisme  (Ve - VIe s)

Courant chrétien schismatique des Ve et VIe siècles, qui soutenait que le Christ ne possédait qu'une seule nature (divine) et s'opposait ainsi à la doctrine conciliaire selon laquelle il fut un être à la fois divin et humain. Nombreux en Syrie et en Égypte, ils se querellèrent au sujet de l'incorruptibilité du corps du Christ puis, à partir de 560, une troisième faction apparut, qui considérait les trois personnes de la Divinité comme trois dieux séparés

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Monothélisme  (VIIe s)

Doctrine qui prétendait que Jésus-Christ n'avait qu'une seule volonté, la volonté divine, même s'il avait deux natures (humaine et divine).

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Prédestinationnisme  (IXe s)

Pour Godescalc ou Gottschalk d'Orbais (vers 805-868), l'homme est prédestiné avant sa naissance au salut ou à la damnation, sans liberté de choix. Condamné à Mayence en 848.  (lire l'article "prédestination")

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Paulicianisme  (VIIe s)

Apparus vers le milieu du VIIe siècle, les pauliciens constituaient une secte dualiste qui se rattachait au manichéisme, et qui forma probablement le premier anneau d’une chaîne conduisant aux bogomiles, puis de ceux-ci aux cathares. 

Par ses doctrines (dualisme opposant le Dieu créateur, maître de l’actuel monde visible, et le Dieu bon, père du monde invisible et à venir ; rejet de l’Ancien Testament, de la réalité de l’Incarnation, des sacrements, des cultes et de la hiérarchie de l’Église officielle), il apparut aux yeux des contemporains comme une résurgence du manichéisme.

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Iconoclastes  (VIIIe s)

Mouvement sectaire chrétien de Constantinople (VIIIe-IXe s.) qui condamnait comme idolâtre le culte des images. Les empereurs iconoclastes (Léon III l'Isaurien, Constantin V, Léon V et Théophile) déclenchèrent la querelle des images. (ne manquez pas la superbe collection d'icônes)

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Bogomiles (Xe s)

Mouvement hérétique dualiste, né au Xe siècle en Bulgarie et fondé sur un système manichéen, qui oppose la lumière et les ténèbres (le Bien et le Mal), et puise ses préceptes dans l'Évangile, n'acceptant dans l'Ancien Testament que les Psaumes et le Livre des Prophètes. Les bogomiles considéraient que la création, qu'ils jugeaient mauvaise, ne pouvait être que l'œuvre d'un Dieu obscur, à laquelle ne saurait participer le Dieu bon. Ils s'opposaient à l'Église officielle, pratiquaient un ascétisme très strict, refusaient les images (vénération de la croix, en particulier) et le temple, et rejetaient les trois sacrements (baptême, eucharistie, mariage).

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Cathares ou albigeois  (XIIe s) 

Secte chrétienne fondée au XIIe s., en France occitane, 

Les cathares se signalaient par leur ascétisme rigoureux et une théologie dualiste fondée sur le manichéisme : la croyance en l'affrontement du Bien et du Mal, reflet d'un univers composé d'un monde spirituel créé par Dieu opposé au monde matériel créé par Satan.

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Vaudois (XIIe s)

Tirent leur nom de Pierre Valdo ( env. 1140-1217). Promoteurs de la pauvreté, rejettent le culte des saints, le sacerdoce et la plupart des sacrements. Ils ont rejoint le protestantisme au XVe siècle.

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Dulcinisme / Dolcinisme ou apostoliques  (XIVe s)

Proclamaient mener la vie des premiers apôtres, dans la pauvreté et n'ayant que Dieu pour maître.

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John Wyclif   (Angleterre XIVe s)

Théologien et réformateur religieux anglais, précurseur de la Réforme.

En 1376, Wycliffe exposa la doctrine de l'«autorité fondée sur la grâce», selon laquelle toute autorité est accordée directement par la grâce de Dieu et perd par conséquent sa valeur lorsque son détenteur est coupable de péché mortel. En 1379, Wycliffe répudia la doctrine de la transsubstantiation.

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Lollards (XIVe - XVe s)

Adeptes de Wycliff. Mouvement populaire anticlérical en Angleterre (XIVe - XVe s), critiquant les structures ecclésiastiques.

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Jan Hus (Bohême XIVe s)

Réformateur religieux tchèque, dont l'activité annonçait la Réforme protestante. Moins radical que John Wycliffe, il fut néanmoins d'accord avec lui sur de nombreux points. Au niveau doctrinal, tous les deux croyaient à la prédestination, considéraient la Bible comme l'autorité religieuse suprême et soutenaient que le Christ, contrairement à n'importe quel représentant religieux, immanquablement corrompu, incarnait le chef véritable de l'Église.

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Taborites

Disciples extrémistes (antipapistes) de Jan Hus, vaincus par les Calixtins unis aux catholiques. Se rallièrent en grand nombre aux Frères moraves.

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Calixtins ou Utraquistes

Disciples modérés (antischismatiques) de Jan Hus. Réclamaient la communion au calice, ou sous les deux espèces. Se rallièrent soit aux luthériens soit aux Frères moraves.

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Socinianisme ou antitrinitarisme

Doctrine qui reconnaît la naissance miraculeuse de Jésus, mais nie sa divinité.

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Jansénisme ( XVIIe et XVIIIe s)

Jansénius, évêque d'Ypres, expose sa doctrine dans l'Augustinus paru en 1640 : la grâce est nécessaire pour toute œuvre bonne et efficace nécessairement ; Dieu la refuse à ceux qu'Il n'a pas prédestiné au ciel ; la pratique de l'eucharistie est réservée aux âmes ferventes. Certains jansénistes exaltés, proches des convulsionnaires de St Médard ont formé des communautés dissidentes telles que les Flagellants ou Fareinistes. Elles subsistent encore et ont fusionnées avec l'Église Vieille Catholique ou d'autres groupes "néo-gallicans".

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Qiétisme  (XVIIe s)

Idéal mystique dans lequel l'âme se tenant dans une totale quiétude passive peut se maintenir en union avec Dieu même sans pratique de dévotion.

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Fébronianisme  (XVIIIe s)

Professé en 1763 par l'allemand jean-Nicolas de Hontheim qui soutient que le pouvoir du pape est limité par les canons conciliaires et que ses décisions n'ont de valeur qu'avec l'approbation de l'épiscopat.

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Modernisme (XIXe - XXe s)

Ensemble de déviations, dues au souci de ne pas couper le christianisme des découvertes modernes, et se manifestant dans divers domaines : philosophie, esprit de foi, théologie, histoire, critique, apologie, discipline ecclésiastique. Condamné par Pie X le 8-9-1907 (encyclique Pascendi). Les modernistes s'inspiraient des méthodes de travail de 2 protestants libéraux : Paul Sabatier (1858 - 1928) et Adolf von Harnack (1851- 1930). Principaux représentants du modernisme : en France l'abbé Alfred Loisy (1857 - 1940) ; en Allemagne, l'abbé François Xavier Kraus (1840 - 1901) ; en Italie, l'abbé Romolo Murri (1870 - 1944) ; en Angleterre, le père Georges Tyrrel (jésuite, 1861 - 1909).