21 octobre 1805

 

La flotte de Napoléon 1er battue à Trafalgar

Ce jour-là...

Les grandes batailles de la Révolution et de l'Empire:

20 avril 1792: déclaration de guerre

1ère coalition (1792-1797)

20 septembre 1792: Valmy

6 novembre 1792: Jemmapes

26 juin 1794: Fleurus

21 juillet 1798: Pyramides

2ème coalition (1798-1802)

26 septembre 1799: Zurich

14 juin 1800: Marengo

3 décembre 1800: Hohenlinden

3ème coalition (1805)

15-16 octobre 1805: Ulm

21 octobre 1805: Trafalgar

2 décembre 1805: Austerlitz

4ème coalition (1806-1807)

14 octobre 1806: Iéna et Auerstaedt

8 février 1807: Eylau

7 juillet 1807: traité de Tilsit

5ème coalition (1809)

26 novembre 1812: Bérézina

6ème coalition (1813-1814)

7ème coalition (1815)

18 juin 1815: Waterloo

Etoile

voir aussi Les grandes journées de la Révolution
et
Les guerres de Vendée
 

Le 21 octobre 1805, Horatio Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix.

Un portrait flatteur de l'amiral Sir Horatio Nelson, par Lemuel Francis AbbottL'amiral anglais (47 ans) navigue depuis l'âge de 12 ans et a perdu un bras et un œil au combat.

Il a battu une flotte française devant Aboukir, en Égypte.

À Naples, ses amours tapageuses avec lady Hamilton ont défrayé la chronique mondaine.

Tandis que l'Angleterre forme une troisième coalition contre la France, Nelson reprend du service.

Napoléon 1er a réuni 200.000 hommes à Boulogne et envisage de les faire débarquer en Angleterre avec pas moins de 3000 embarcations.

Cela ne se peut qu'à la condition que la flotte anglaise soit éloignée de la Manche.

L'amiral de Villeneuve reçoit consigne d'entraîner les Anglais le plus loin possible. La première partie du plan se déroule comme prévu. Nelson poursuit l'escadre française jusqu'aux Antilles. 

Le Français tente de revenir au plus vite vers la Manche pour couvrir le débarquement en Angleterre.  

Mais, traqué par Nelson, il se réfugie dans le port espagnol de Cadix où des navires espagnols, alliés de la France, viennent le rejoindre.

Pour complaire à Napoléon 1er qui l'attend à Boulogne et l'accable de reproches, Villeneuve se résout à sortir de la rade de Cadix. Fatale décision, au demeurant inutile, Napoléon ayant déjà quitté Boulogne.

Horatio Nelson engage la bataille. Elle met aux prises 27 navires anglais contre 33 franco-espagnols. Mal commandés, les Français et leurs alliés perdent la moitié des leurs. Les Anglais n'en perdent aucun.

Mais l'amiral anglais est blessé sur le pont de son navire, le bien-nommé Victory, par une balle tirée de la hune du Redoutable.

Le héros meurt avant de pouvoir savourer son triomphe... Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales.

La plus belle place de la capitale lui est depuis lors dédiée, avec une colonne à son image... et la compagnie des pigeons.

L'invasion de l'Angleterre n'aura pas lieu

La défaite de Trafalgar enlève à Napoléon 1er tout espoir de débarquer en Angleterre et de soumettre la «perfide Albion».

Avant même la bataille navale, l'Empereur avait pris conscience des faiblesses de l'amiral de Villeneuve et compris qu'il ne pourrait pas compter sur l'appui de son escadre.

Le 3 septembre 1805, il a levé le camp de Boulogne, entraînant la Grande Armée à marches forcées vers Vienne. Ce sera Ulm, Austerlitz et quelques autres victoires tout aussi glorieuses.

Mais quelque prestige qu'il retire de ses succès terrestres, l'Empereur est désormais prisonnier du Continent.

Sur le long terme, privée d'une marine conséquente, la France perd toute velléité de concurrencer l'Angleterre dans les entreprises coloniales.

Encore de nos jours, dans la «Royale» (la prestigieuse flotte de guerre léguée par l'Ancien Régime), officiers et marins portent une cravate noire nouée sous le col dans l'échancrure de la vareuse en signe de deuil de Trafalgar.

 

Mise à jour le 24 février 2003