6 novembre 1792

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Le temps des Révolutions (1688-1848)
Ce jour-là...

Bataille de Jemmappes

Les grandes batailles de la Révolution et de l'Empire:

20 avril 1792: déclaration de guerre

1ère coalition (1792-1797)

20 septembre 1792: Valmy

6 novembre 1792: Jemmapes

26 juin 1794: Fleurus

21 juillet 1798: Pyramides

2ème coalition (1798-1802)

26 septembre 1799: Zurich

14 juin 1800: Marengo

3 décembre 1800: Hohenlinden

3ème coalition (1805)

15-16 octobre 1805: Ulm

21 octobre 1805: Trafalgar

2 décembre 1805: Austerlitz

4ème coalition (1806-1807)

14 octobre 1806: Iéna et Auerstaedt

8 février 1807: Eylau

7 juillet 1807: traité de Tilsit

5ème coalition (1809)

26 novembre 1812: Bérézina

6ème coalition (1813-1814)

7ème coalition (1815)

18 juin 1815: Waterloo

Etoile

voir aussi Les grandes journées de la Révolution
et
Les guerres de Vendée
 

Le 6 novembre 1792, les volontaires de l'armée française battent les soldats autrichiens à Jemmappes (ou Jemapes), près de Mons, en Belgique.

 Charles François du Perrier, dit DumouriezCommandés par Charles François Dumouriez, les Français bénéficient de l'avantage du nombre et sont portés par la ferveur révolutionnaire. La Révolution atteint à ce moment des sommets de popularité partout en Europe et jusqu'en Angleterre.

Les principaux belligérants, le roi de Prusse et l'archiduc d'Autriche, sont eux-mêmes davantage intéressés par les affaires polonaises que par la guerre contre la France. Ils s'apprêtent avec le tsar de Russie à un deuxième partage de la malheureuse Pologne après que celle-ci eût en vain tenté de réformer ses institutions à l'image de la France.

Le dogme des frontières naturelles

Après leur défaite, les Autrichiens du duc de Saxe-Teschen évacuent donc la Belgique, possession des Habsbourg depuis Charles-Quint, sans demander leur reste.

Plus sûrement que Valmy, six semaines plus tôt, Jemmapes éloigne en France la crainte de l'invasion.

Cette nouvelle victoire entraîne les révolutionnaires à occuper la Belgique et la rive gauche du Rhin. Elle excite leur appétit de conquête.

Les députés girondins de la Convention proposent d'étendre la guerre et d'annexer les régions occupées.

Le 19 novembre, l'assemblée révolutionnaire vote un décret qui énonce:
«La Convention nationale déclare au nom de la nation française qu'elle accordera fraternité et secours à tous les peuples qui voudront reconquérir leur liberté».

Le 15 décembre, elle proclame avec emphase:
«Guerre aux châteaux, paix aux chaumières».

Danton lui-même introduit le dogme nouveau des frontières naturelles pour justifier les conquêtes. Il déclare à la Convention le 31 janvier 1793:
«Les limites de la France sont marquées par la nature. Nous les atteindrons dans leurs quatre points: à l'Océan, au Rhin, aux Alpes, aux Pyrénées».

Cette politique provoquera la formation contre la France d'une première coalition européenne. Elle se soldera 23 ans plus tard par la défaite de Waterloo et l'affaiblissement irrémédiable du pays.

 

Mise à jour le 22 février 2003