Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche

Les grandes batailles de la Révolution et de l'Empire:

20 avril 1792: déclaration de guerre

1ère coalition (1792-1797)

20 septembre 1792: Valmy

6 novembre 1792: Jemmapes

26 juin 1794: Fleurus

21 juillet 1798: Pyramides

2ème coalition (1798-1802)

26 septembre 1799: Zurich

14 juin 1800: Marengo

3 décembre 1800: Hohenlinden

3ème coalition (1805)

15-16 octobre 1805: Ulm

21 octobre 1805: Trafalgar

2 décembre 1805: Austerlitz

4ème coalition (1806-1807)

14 octobre 1806: Iéna et Auerstaedt

8 février 1807: Eylau

7 juillet 1807: traité de Tilsit

5ème coalition (1809)

26 novembre 1812: Bérézina

6ème coalition (1813-1814)

7ème coalition (1815)

18 juin 1815: Waterloo

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voir aussi Les grandes journées de la Révolution
et
Les guerres de Vendée
 

Le 20 avril 1792, le roi Louis XVI déclare officiellement la guerre au «roi de Bohème et de Hongrie».

Ce titre volontairement méprisant désigne rien moins que l'empereur allemand, l'archiduc d'Autriche François II, qui est aussi le neveu de Marie-Antoinette, la reine de France.

La guerre est dans l'air depuis la déclaration de Pillnitz, en août 1791. Le roi de Prusse et l'empereur avaient exigé des révolutionnaires qu'ils rétablissent le roi de France dans la plénitude de ses droits.

Louis XVI, qui ne se résigne pas à un rôle de figurant, pousse à la guerre en espérant que la victoire des souverains restaurera son pouvoir absolu.

À l'Assemblée législative, le parti de la Montagne ou des Jacobins pousse aussi à la guerre, sous l'influence de plusieurs députés de la Gironde, comme Brissot.

Les Brissotins, que l'on appellera plus tard Girondins, espèrent que la guerre obligera le roi à prendre parti pour ou contre la Révolution. Ils rêvent aussi d'étendre la Révolution au reste de l'Europe.

Robespierre, au Club des Jacobins, est l'un des rares révolutionnaires à mettre en garde contre une guerre. Il ne sera pas écouté et au plus fort de l'invasion, c'est à lui que l'on fera appel pour sauver le pays.

Dès la déclaration de guerre, le roi de Prusse se rallie à l'empereur. Les premières batailles sont désastreuses pour les Français.

Le 15 juillet, le duc de Brunswick (ou Braunschweig), qui commande l'armée prussienne, promet par un manifeste de «livrer Paris à une exécution militaire et à une subversion totale».

Contrairement à ses attentes, la menace entraînera un sursaut patriotique des Français et provoquera la chute de la royauté.

 

Mise à jour le 23 février 2003