Une des causes de la Réforme est la corruption du clergé et les scandales de certains papes. Une cause plus fondamentale est l'édition de la Bible à grand tirage à bas prix, grâce à l'imprimerie de Gutenberg, en 1455. En effet, cela permet d'étudier les Ecritures et de découvrir la Vérité. Et il ne faut pas oublier les Wycliffe, Hus, Savonarole et autres qui ont défriché la route.
La Réforme éveille un vif intérêt pour les problèmes spirituels. L'église catholique est contrainte de se ressaisir, d'affermir sa doctrine et de remédier, pour le moins, à quelques-uns des scandales les plus criants (la vie dissolue des prêtres, la vente des indulgences).
Parallèlement, elle se doit d'arrêter l'expansion de la Réforme, qui devient une lourde menace à sa domination spirituelle. La contre-réforme est donc créée par le biais de deux facteurs importants : le Concile de Trente, et l'ordre des Jésuites.
Le Concile de Trente dote l'église romaine d'une doctrine ecclésiastique définitivement formulée.
L'ordre des Jésuites lui fournit un corps d'élite bien formé et prêt à combattre, qui lui permet d'acquérir une puissance plus grande encore qu'auparavant.
