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Renvois bibliographiques
(1) - Les fils de la Lumière - Roger Peyrefitte - Flammarion - 1961
(2) - Les prophéties de St Malachie - Daniel Reju
(3) - l'Eglise en face de la Franc-Maçonnerie - Maurice Colinon - Ecclesia – Arthème Fayard - 1954
(4) - La franc-maçonnerie oubliée - Robert Amblain - Robert Laffont – 1985
(5) - lire à ce propos : "La perversion du christianisme" de Jacques Elull
(6) - Histoire de la FM universelle - G. Serbanesco - ed. Intercontinentale - 1964
(7) - La Franc-Maçonnerie - Christian Jacq - Robert Laffont - 1975
* Le livre d'Énoch, livre apocryphe mis à l'index et camouflé dès le IIIè siècle (Origène) bien que cité plusieurs fois dans le corpus biblique traditionnel, notamment par saint Jude dans son épître, puis dans l'Ecclésiastique (44, 16, 49, 14), Luc (3, 37), Hébreux (11, 5).
PRINCIPAUX ACTES PONTIFICAUX
CONCERNANT LA FRANC-MAçonnerie
Constitution In Eminenti apostolatus specula (24 avril I738), Clément XII.
Constitution Providas (18 mai 175I), Benoît XIV.
Constitution Ecclesiam in jesu Christo (13 septembre 1821), Pie VII.
Constitution Quo Gravioria (13 mars 1825), Léon XII.
Encyclique Traditi (21 mai 1829), Pie VIII.
Encyclique Mirari vos (15 août 1832), Grégoire XVI.
Encyclique Qui Pluribus (9 novembre 1846), Pie IX
Allocution Multiplices inter (26 septembre 1865), Pie IX.
Encyclique Quanta cura (8 décembre 1864), Pie IX.
Bulle Aposiolicae Sedis (art. 4) (12 octobre 1869), Pie IX.
Encyclique Humanum genus (2o avril 1884), Léon XIII.
Déclaration du 19 mars 1902, Léon XIII.
Congrégation pour la doctrine de la foi (26 novembre 1983) Jean Paul II
G. Serbanesco "Histoire de la Franc-maçonnerie" ed. Intercontinentale – Paris 1964
Bulle « in eminenti » de CLÉMENT XII
CONDAMNATION DE LA SOCIÉTÉ APPELÉE
DE « LIBERI MURATORI » OU FRANCS-MACONS,
SOUS PEINE D'EXCOMMUNICATION ENCOURUE
PAR LE SEUL FAIT ET DONT L'ABSOLUTION
EST RÉSERVÉE AU SOUVERAIN PONTIFE,
SI CE N'EST A L'ARTICLE DE LA MORT
Clément XII, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à tous les fidèles, salut et bénédiction apostolique.
La divine Providence nous ayant placé, malgré notre indignité, dans la Chaire la plus élevée de l'Apostolat pour y veiller sans cesse à la sûreté du troupeau qui nous est confié, nous avons donné tous nos soins autant que le secours d'En-Haut nous l'a permis et toute notre application à opposer au vice et à l'erreur une barrière qui en arrête le progrès, à conserver spécialement l'intégrité de la religion orthodoxe et à éloigner des fidèles, dans ces temps difficiles, tout ce qui pourrait être pour eux une occasion de trouble.
Nous avons appris, et le bruit public ne nous a pas permis d'en douter, qu'il s'était formé une certaine société, assemblée ou association, sous le nom de Francs-Maçons ou Liberi Muratori, ou sous une appellation équivalente, suivant la diversité des langues, dans laquelle sont admises indifféremment des personnes de toute religion et de toute secte, qui, sous les dehors affectés d'une probité naturelle qu'on y exige et dont on se contente, se sont établis certaines lois, certains statuts qui les lient les uns aux autres et qui, en particulier, les obligent sous les plus graves peines, en vertu d'un serment prêté sur les Saintes Écritures, de garder le secret inviolable sur tout ce qui se passe dans leurs assemblées.
Ayant donc mûrement réfléchi sur les grands maux qui naissent pour l'ordinaire de ces associations toujours nuisibles à la tranquillité de l'État et au salut des âmes et qui, à ce titre, ne peuvent s'accorder avec les lois civiles et canoniques; instruit d'ailleurs par la parabole de Dieu même, quelle qualité de serviteur prudent et fidèle, choisi pour gouverner le troupeau du Seigneur, nous devons être, continuellement en garde contre des gens de ce caractère, de peur qu'à l'exemple du voleur, ils ne percent la maison et que, comme autant de renards, ils ne se jettent dans la vigne et ne portent partout la désolation, c'est-à-dire de peur qu'ils ne séduisent les simples et ne blessent en secret de leurs flèches, les âmes innocentes. Enfin voulant arrêter le cours de cette perversion et interdire une voie qui donnerait lieu de se laisser aller impunément à bien des iniquités et pour plusieurs autres raisons à Nous connues, et qui sont également justes et bien fondées; après en avoir délibéré avec nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église romaine et de leurs avis et même aussi de notre propre mouvement et connaissance certaine, et de toute la plénitude de la jouissance apostolique, nous avons résolu de condamner et de défendre comme de fait, nous condamnons et défendons, par notre présente constitution et à perpétuité, les susdites sociétés, assemblées des Francs-maçons ou désignés sous un autre nom quel qu'il soit.
C'est pourquoi nous défendons très expressément et en vertu de la Sainte Obéissance, à tous les fidèles, soit laïques, soit clercs séculiers ou réguliers y compris ceux qui doivent être spécialement nommés de quelque état, grade, condition, dignité et prééminence qu'ils soient, d'entrer pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce soit, dans les sociétés ci-dessus mentionnées de Francs-Maçons, de favoriser leur accroissement, de les recevoir ou cacher chez soi ou ailleurs, de s'y faire associer, d'y assister, de faciliter leurs assemblées, de leur fournir quoi, que ce soit, de les aider de conseil, de leur prêter secours et faveurs en public ou en secret, d'agir directement ou indirectement par soi ou par autrui, d'exhorter, de solliciter d'induire, d'engager quelqu'un à se faire adopter dans ces sociétés, à y assister, à les aider de quelque manière que ce puisse être, et à les fomenter; nous leur ordonnons au contraire de s'interdire entièrement ces associations ou assemblées, sous peine d'excommunication qui sera encourue par le seul fait et sans autre déclaration par les contrevenants dont nous avons fait mention, de laquelle excommunication il ne pourront être absous que par nous ou par le Souverain Pontife pour lors régnant, si ce n'est à l'article de la mort.
Voulons de plus et ordonnons que les évêques, prélats, supérieurs et autres ordinaires des lieux, de même que les Inquisiteurs, procèdent contre les contrevenants de quelque grade, condition, ordre, dignité et prééminence qu'ils soient; qu'ils travaillent à les réprimer et qu'ils les punissent des peines qu'ils méritent à titre de gens très suspects d'hérésie.
A cet effet nous donnons à tous et à chacun d'eux le pouvoir de les poursuivre et de les punir selon les voies de droit et d'avoir recours, s'il en est besoin, au bras séculier.
Voulons aussi que les copies de la présente constitution ayant la même force que l'original dès qu'elles seront munies de la souscription d'un notaire public et du sceau de quelque personne constituée en dignité ecclésiastique.
Que personne, au reste, ne soit assez téméraire pour oser attaquer ou contredire la présente déclaration, condamnation; défense et interdiction. Si quelqu'un portait jusqu'à ce point la hardiesse, qu'il sache qu'il encourra l'indignation de Dieu et de ses bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul.
Donné à Rome à Sainte-Marie-Majeure, l'an depuis l'incarnation de Jésus-Christ 1738, le 4 des calendes de mai de notre pontificat le huitième.
A. Card. prodataire
C. AMAT, Vice-Secrétaire
(place du sceau)
Signé: J. B. EUGÈNE,.
Enregistré à la Secrétairerie des brefs, le jour, le mois et l'année -ci-dessus et publié aux lieux accoutumés de Rome, etc.
Maurice Colinon "L'Eglise en face de la Franc-Maçonnerie" Eclesia 1954
LETTRE ENCYCLIQUE « HUMANUM GENUS »
DE S. S. LÉON XIII (20 avril 1884)
Ce très important document est malheureusement trop long pour que nous puissions en reproduire autre chose que des extraits significatifs.
...A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s'être coalisés dans un immense effort, sous l'impulsion et avec l'aide d'une, société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions et ils rivalisent d'audace entre eux contre l'auguste majesté de Dieu. C'est publiquement, à ciel ouvert, qu'ils entreprennent de ruiner la sainte Église afin d'arriver, si faire se pouvait, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables à Jésus-Christ Sauveur..
...Dans leur vigilante sollicitude pour le salut du peuple chrétien, nos Prédécesseurs eurent bien vite reconnu cet ennemi capital au moment où, quittant les ténèbres d'une conspiration occulte, il s'élançait à l'assaut en plein jour. Sachant ce qu'il était, ce qu'il voulait et lisant pour ainsi dire dans l'avenir, ils donnèrent aux princes et aux peuples le signal d'alarme et les mirent en garde contre les embûches et les artifices préparés pour les surprendre.
Le péril fut dénoncé pour la première lois par Clément XII (1) en 1738, et la Constitution promulguée par ce Pape fut renouvelée et confirmée par Benoît XIV (2.). Pie VII (3) marche sur les traces de ces deux Pontifes,- et Léon XII, renfermant dans sa Constitution apostolique Quo gravioria (4) tous les actes et décrets des précédents Papes sur cette matière, les ratifia et les confirma pour toujours. Pie VIII (5), Grégoire. XVI (6) et à divers reprises Pie IX (7) ont parlé dans le même sens. Le but fondamental et l'esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation patente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l'exposition de ses règles, de ses rites, et de leurs commentaires, auxquels plus d'une fois s'étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes. En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège Apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l'Église a coutume de frapper les coupables et interdit de s'y affilier...
... La Plupart du temps, ceux qui sollicitent l'initiation doivent promettre, bien plus, ils doivent faire le, serment solennel de ne jamais révéler à personne, à aucun moment, d'aucune manière, les noms des associés, les notes caractéristiques et les doctrines de la société. C'est ainsi que, sous des apparences mensongères et en faisant de la dissimulation une règle constante de conduite, comme autrefois les Manichéens, les francs-maçons, n'épargnent aucun effort pour se cacher et n'avoir d'autres témoins que leurs complices...
…Il est impossible qu'une cause, quelle qu'elle soit, ne se trahisse pas par ses effets : un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, et un mauvais arbre n'en peut pas porter de bons (8).
Or, le fruits portés par la secte maçonnique sont pernicieux et des plus amers. Voici en effet ce qui résulte de ce que Nous avons précédemment indiqué et cette conclusion nous livre le dernier mot de ses desseins. Il s'agit pour les francs-maçons - et tous leurs efforts tendent à ce but - il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et tout ce que Nous venons ou ce que Nous Nous proposons de dire doit être entendu de la secte maçonnique envisagée dans son ensemble et en tant qu'elle embrasse d'autres sociétés qui sont pour elle des sœurs et des alliées. Nous ne prétendons pas appliquer toutes ces réflexions à chacun de leurs membres pris individuellement. Parmi eux, en effet, il s'en peut trouver et même en bon nombre, qui, bien que non exempts de faute pour s'être affiliés à de semblables sociétés, ne trempent cependant pas dans leurs actes criminels et ignorent le but final que ces sociétés s'efforcent d'atteindre. De même encore, il peut se faire que quelques-uns des groupes n'approuvent pas les conclusions extrêmes auxquelles la logique devrait les contraindre d'adhérer, puisqu'elles découlent nécessairement des principes communs à toute l'association. Mais le mal Porte avec lui une turpitude qui d'elle-même repousse et effraie..
... Or, le premier principe des Naturalistes c'est qu'en toutes choses la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine. Cela posé, s'il s'agit des devoirs envers Dieu, ou bien ils en font peu de cas, altèrent l'essence par des opinions vagues et des sentiments erronés. Ils nient que Dieu soit l'auteur d'aucune révélation-. Pour eux, en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n'y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d'enseignement, o, doive avoir foi. Or comme la mission tout à fait propre et spéciale de l'Eglise, catholique consiste à recevoir dans leur plénitude et à garder dans une pureté incorruptible les doctrines révélées de Dieu aussi bien que l'autorité établie pour les enseigner avec les autres secours donnés du ciel en vue de sauver les hommes, c'est contre elle que les adversaires déploient le plus d'acharnement et dirigent leurs plus violentes attaques... Ainsi, dût-il lui en coûter un long et opiniâtre labeur, (la secte) se propose de réduire à rien au sein de la société civile le magistère et l'autorité de l'Église... Bien qu'en effet, prise dans son ensemble, la secte fasse profession de croire à l'existence de Dieu, le témoignage de ses propres membres établit que cette croyance n'est pas pour chacun d'eux individuellement l'objet d'un -assentiment ferme et d'une inébranlable certitude...
... Quant à la morale, la seule chose qui ait trouvé grâce devant les membres de la secte maçonnique et dans laquelle -ils veulent que la jeunesse soit instruite avec soin, C'est celle qu'ils appellent « morale civique - morale indépendante - morale libre » en d'autres termes; morale quel ne fait aucune place aux idées religieuses.
... Nous vous dirons :
En Premier lieu, arrachez à la Franc-Maçonnerie le masque dont elle se couvre, et faites-la voir telle qu'elle est.
Secondement, par vos discours et par des Lettres Pastorales spécialement consacrées à cette question, instruisez vos peuples... Rappelez-leur qu'en vertu des sentences plusieurs fois portées par Nos Prédécesseurs, aucun catholique, s'il veut rester digne, de ce nom et avoir de son salut le souci qu'il mérite, ne peut, sous aucun prétexte, s'affilier à la-secte des francs-maçons…Le Principe fondamental qui est comme:l'âme de la secte étant condamné par la morale, il ne saurait être permis de se joindre à elle, ni de lui venir en aide d'aucune façon...
Rome, le 20 avril 1884,
LEO PP. XIII
Renvois
(1) Constitution In eminenti, du 24 avril I738.
(2) Constitution Providas, du 18 mai 175I.
(3) Constitution Ecclesiam in Jesu Christo, du I3 septembre 1821.
(4) Constitution du 13 mars I825.
(5) Encyclique Traditi, (du 21 mai 1829).
(6) Encyclique Mirari, du 15 août I832.
(7) Allocution Multiplices inter, du 25 septembre 1865; Encyclique Qui pluribus, du 9 novembre 1846, etc.
(8) Matthieu, VII, 18.
