Johann Georg Albrechtsberger (1736-1809) :
Maître renommée du contrepoint, il s'installe à Vienne en 1767
où il se lie d'amitié avec Mozart et lui succède comme assistant
auprès de Hofmann à la cathédrale Saint-Étienne. Il est surtout
connu pour avoir donné des cours de contreponit au jeune Beethoven
de 1794 à 1795.
Jean-Chrétien BACH (1735-1782) :
Mozart admirait grandement le fils cadet du grand Jean-Sébastien
Bach. Il le rencontra lors de son voyage à Londres de 1764 à
1765. Ce grand musicien eu une certaine influence sur les premiers
concertos pour piano de Wolfgang.
Lorenzo DA PONTE (1749-1838) :
Le 1er Mars 1783, il est nommé poète officiel du théâtre italien
par Joseph II à la
cour de Vienne. Il collabore trois fois avec Mozart, trois opéras,
trois chefs-d'œuvre. Le premier est l'opéra révolutionnaire
"LesNoces de Figaro", suivi de "Dom Juan", et enfin "Cosi fan
tutte". Par ailleurs il a écrit une vingtaine de livrets pour
Salieri. Il dût fuir Venise où ses frasques sexuelles firent
scandale, d’autant que son éducation religieuse le destinait
à un sacerdoce hautement chrétien. Après mille aventures incroyables,
Da Ponte dût fuir une fois de plus et s’exila à New York où
il fut professeur d’italien. Ses mémoires écrites furent retrouvées
par hasard par Lamartine, qui les expédia à Paris en mentionnant
l’urgence de les traduire et de les publier. La lecture de ses
mémoires est une invitation au voyage d’une qualité incomparable,
cependant il n’est fait mention de Mozart que 27 fois dans l’ouvrage.
Joseph HAYDN (1732-1809) :
Musicien
à l'époque le plus célèbre d'Europe, il est le premier à reconnaître
la suprématie du jeune Mozart, il dira même à Léopold :" En
honnête homme et devant Dieu, votre fils Wolfgang est le plus
grand musicien que je connaisse de nom ou de personne", ce qui
émeut beaucoup ce dernier. C'est dans l'hiver 1781-1782 qu'il
rencontre Mozart. Ce sera alors le début d'une affection et
d'une admiration réciproques entre les deux musiciens. Wolfgang
l’appellera souvent papa. Haydn est également franc-maçon, mais
il cessera progressivement de participer aux Tenues maçonnes
car l’idéal de Lumière le dérangera par moments dans sa foi
chrétienne. Il part début 1791 en tournée à Londres et ne reverra
plus jamais son jeune ami. Il passera la nuit de Noël 1791 à
pleurer la mort de Wolfgang. Début du XIXième, il reçoit souvent
la veuve de Mozart et son fils Wolfgang. Il meurt en pleine
occupation française dans la nuit du 30 au 31 mai 1709. Au cours
de son enterrement on joua le Requiem de Mozart. Il ne souhaitait
pas qu’un hommage soit rendu à quelqu’un d’autre que son éternel
ami et confrère, Mozart.
Michael HAYDN (1737-1806) :
Il fut comme son aîné Joseph, choriste à la cathédrale Saint-Étienne
de Vienne. En 1763,
il devient maître de concert de l'archevêque de Salzbourg. En
1781, il succède à Mozart comme organiste à la cathédrale. Après
le départ de Wolfgang, les deux hommes resteront liés.
Joseph II (1741-1790) :
Empereur
d'Autriche, il est en 1780 seul maître de l'Autriche à la mort
de sa mère en 1780. Il nomme Mozart compositeur de la cour et
fut son principal protecteur contrairement à son frère Léopold
II devenu empereur en 1791, qui avait peu de goût pour les distractions
et détestait les franc-maçons ce qui défavorisa beaucoup
Mozart.
Aloysia LANGE, née WEBER (1760-1839) :
Deuxième fille de Fridolin Weber. Elle fut une cantatrice
de talent. C'est en 1777, lors de son séjour à
Mannheim que Mozart fit sa connaissance et tomba éperdument
amoureux d'elle. Mais son amour ne fut pas réciproque.
En 1780, elle épouse Joseph LANGE à Vienne avec
qui elle se séparera en 1795.
Joseph LANGE (1751-1831) :
Acteur
et peintre, il est engagé au Burgtheater de Vienne de
1770 à 1810, puis de nouveau de 1817 à 1821. Son
portrait inachevé de Mozart, désormais très
célèbre est exposé au musée de Salzbourg.
Il eu comme première épouse Anna Maria Élisabeth
avec qui il eut trois enfants avant d'épouser plus tard
Aloysia Weber qui lui donna trois fils et trois filles. Le couple
était en bon terme avec Mozart et sa femme Constanze,
ils se fréquentaient régulièrement.
Giovanni Battista MARTINI (1706-1784) :
Moine franciscain,
maître de chapelle à l'église Saint-françois
de Bologne, compositeur, il fut un professeur talentueux, respecté.
Mozart étudia avec lui lors de son séjour à
Bologne en 1770. En 1776, il lui envoie une copie de son offertoire
K.222 (205a) concluant sa lettre :" Je ne cesse de regretter
d'être éloigné de la seule personne au monde
que j'aime, que je vénère et que j'estime plus
que quiconque." Martini est souvent considéré
comme le pionnier de la science musicologique.
Antonio SALIERI (1750-1825) :
Avec Joseph Haydn, il fut le compositeur le plus populaire d'Europe.
Il devint compositeur officiel de la cour et directeur de l'opéra.
Salieri n'était guère connu de nos jours jusqu'à
l'arrivée du film Amadeus de Milos Forman. C'est en effet
lui le personnage principal du film, mais tout comme Mozart,
il est ici caricaturé. Il est vrai, Mozart a étouffé
sa popularité par son génie, et le pauvre Salieri
est un peu tombé dans l'oubli. Salieri était jaloux
du talent de son jeune collègue, mais il fut quelque
part son plus grand admirateur ; il assistait à tous
ses opéras bien que l'on ait dit que parfois il intriguait
bassement auprès de l'empereur pour éliminer son
dangereux rival. Il fut peut-être une des rares personnes
à être allé à son enterrement. Il
fut accusé a une certaine période du XIXième
d'avoir assassiné Mozart, soupçon dont l'absurdité
fut reconnue peu après, (cependant les affections sont
souffrait Mozart le persuadèrent à deux reprises
qu’il était effectivement empoisonné). En
sa qualité de musicien et compositeur, Salieri fut affecté
par la mort de Mozart.
Emmanuel SCHIKANEDER (1751-1812) :
C'est à Salzbourg que Mozart et Schikaneder se rencontrèrent
et devinrent bons amis.
Il est également franc-maçon, et Mozart le considèrera
ensuite comme un frère. Il tient un théâtre
dans la banlieue de Vienne, le théâtre auf der
Wieden. Mais ce denier ne fait guère recette ; effrayé
à l’idée de devoir le fermer, il demande
à Mozart de composer un opéra qui sera joué
dans le théâtre. Schikaneder écrit donc
lui même le livret de la Flûte enchantée,
(œuvre d’inspiration fortement maçonnique)
et jouera lui-même le premier, le rôle de Papageno.
Après un début hésitant, l'opéra
va connaître un énorme succès.