Wolgang Amadeus MOZART (Salzburg 1756 - Vienne 1791) : Famille


Famille

Leopold Mozart (1719-1787):


Il naît à Augsbourg en 1719 et meurt à Salzbourg en avril 1787. Il est également baptisé dans sa ville natale, le 14 novembre 1719, à la première heure du matin ( ? !). Fils de relieur, ses deux parrains sont chanoine et révérend. Léopold tient un second violon dans l’orchestre de Salzbourg. L’année de la naissance de Wolfgang, il publiera un ouvrage " Essai de méthode approfondie de violon" qui le rend célèbre en dehors du pays en qualité de professeur, compositeur et violoniste. En 1757, il obtient le titre de compositeur de la cour et de la chambre princière et, en 1763, est nommé vice- maître de chapelle. Il n'obtiendra jamais le titre de Kappelmeister qu'il espère et convoitera toute sa vie.

Leopold eût un rôle capital envers Wolfgang. Il consacra la plus grande partie de son temps à son éducation et à sa carrière. Il fut souvent critiqué pour la manière dont il exhibait ses enfants à travers l’Europe au préjudice de leur santé physique et morale. Le départ de son fils pour Vienne le marqua beaucoup. Il se sentit abandonné par son fils pour lequel il avait tant donné et le lui fit clairement savoir dans ses lettres. Wolfgang sera marqué toute sa vie par l’envie d’être conforme aux rêves que son père bâtissait pour lui et, contrairement, par le besoin de se libérer de ce joug paternel.  


Anna-Maria Mozart (1720-1778) :


Fille d’un commissaire de préfecture de Salzbourg, elle sera baptisée le 25 décembre, juste après sa naissance et aura pour marraine une aubergiste. Elle épouse Léopold Mozart en 1747 et lui donnera sept enfant dont deux seulement survivent jusqu’à l’âge adulte : Anna- Maria et Wolfgang. Anna-Maria reçut de son époux la délicate mission d’accompagner son prodigieux fils, Wolfgang durant son séjour à Munich, Mannheim et Paris. Elle meurt à Paris le 3 juillet 1778 ; Wolfgang assiste seul avec son ami trompettiste Heine à l’enterrement au cimetière saint Eustache.  


Maria-Anna Mozart (1751-1829) :


Elle naît à Salzbourg ; l’acte de baptême de cette enfant comporte des éléments surprenants ; en effet, elle est mentionnée « née à 5 heures du soir, puis renée à 6 heures. » Cette mention signifie simplement « baptisée, du latin renatus, et non pas que l’enfant aurait fait un arrêt cardiaque puis une reprise ensuite ! Deuxième enfant des Mozart, mais seulement le premier qui survit jusqu’à l’âge adulte, Anna-Maria sera la sœur aînée du jeune Wolfgang. Elle sera surnommée Nannerl et montrera très tôt des dons exceptionnels en musique ; elle sera éclipsée par son jeune frère. Elle se marie avec un veuf âgé, père de cinq enfant. Elle est concertiste, c'est également une virtuose du clavier. Mais assumer l’éducation de ses beaux –enfants lui laissera peu de temps pour se produire en public. Nannerl revient à Salzbourg après la mort de son mari en 1801. Elle meurt en 1829 âgée de 78 ans. Mozart correspondra souvent avec elle de Vienne. Nannerl tout comme Léopold désavoua toute sa vie le mariage de Wolfgang et Constanze. Wolfgang lui lancera parfois quelques piques dans ses lettres, lorsqu’elle se plaindra de petits maux ; il lui répond alors affectueusement, mais sans détours « le meilleur des remèdes à tous tes maux serait un mari ! »


Constanze Mozart (1763-1842):


Fille de la propriétaire de Mozart à Vienne et sœur d’Aloysia Weber, le premier grand amour de Wolfgang. Elle est baptisée le 5 janvier 1762, et porte une série de prénoms : Maria, Constanze, Caecilia, Josepha, Johanna, Aloisia. Elle se marie avec Mozart le 4 août 1782, lui donne six enfants dont deux survivront jusqu’à l’âge adulte. Elle se remarie en 1808 avec le diplomate danois Georg Nicklaus Nissen avec lequel elle part vivre à Copenhague. Elle retourne avec son mari à Salzbourg en 1820. Il consacrera six années de sa vie à écrire (avec l’aide de Constanze) une première volumineuse biographie de Mozart. Constanze meurt en 1842 alors âgée de 80 ans, aveugle.

A la mort de Mozart, elle fut folle de chagrin. Elle parvint à se faire accorder une pension par l’empereur Léopold II. Elle surveilla l’achèvement du requiem et surtout éleva ses deux enfants grâce aux recettes des concerts organisés spécialement en sa faveur. Elle consacra aussi une bonne partie de son temps dans les années qui suivirent à faire jouer et à publier les œuvres de son mari.

Sur les six enfants de Mozart et sa femme, deux seulement survécurent. Karl Thomas fit carrière dans l'administration, Franz Xaver Wolfgang choisit la musique et signa ses oeuvres Wolfgang Amadeus Mozart. Tous deux furent célibataires et moururent sans descendance. Cependant, Karl Mozart accepta après la mort de son père, d’envoyer une lettre au propriétaire d’une maison à Prague que Mozart fréquenta beaucoup ; dans cette lettre, il donna quelques détails sur sa vie et son enfance. La voici : « Par une décision souveraine de ma mère, il fut arrêté que ce ne serait pas moi, mais mon frère, âgé de deux ans à peine, qui deviendrait musicien ; je n’en fus pas satisfait à l’époque, mais par la suite, après mûre réflexion, j’en fus très content, m’étant persuadé que les fils d’un père qui s’est illustré ne doivent jamais courir la même carrière, car, même en possession de plus grands talents que ceux que je reconnais en moi, ils ne peuvent jamais répondre aux exigences placées en eux. Cette conviction qui s’était malheureusement aussi enracinée chez mon frère aujourd’hui décédé, l’avait indisposé, rendu méfiant de son propre talent qui n’était vraiment pas ordinaire, empoisonné, et à peut-être même abrégé sa vie. Karl Mozart, le 4 mars 1856». On ne peut être plus clair ! Karl et son frère comprirent qu’ils ne seraient jamais à la hauteur de ce que l’on attendait d’un Mozart et durent abandonner leurs rêves de gloire par la musique. Il faut cependant remettre les choses dans leur contexte ; si Constanze déclara arbitrairement que Franz serait musicien, ce fut à la suite d’une anecdote. Un jour que Mozart composait à la maison, au clavecin, Franz se mit à pleurer et le cri qu’il poussa fut exactement dans le ton que jouait son papa. Mozart éclata de rire et dit alors : " celui-ci sera bien un Mozart ! " Il n’en fallut guère plus pour que Constanze le prit l’humour de son défunt mari au pied de la lettre… Franz Xaver est de concertos pour piano, de pièces pour piano seul ou avec d'autres instrument et de plusieurs lieder.

Karl étudia tout de même la musique, puis se mit dans le commerce et passa le reste de sa vie en Italie. Retraité de l’administration autrichienne en Italie, il mourût à Milan le 31 octobre 1858. Peu avant sa mort, la Société des Auteurs Compositeurs dramatiques lui avait fait parvenir une somme de 8000 francs en paiement des droits produits par les représentations des Noces de Figaro au Théâtre Lyrique.


Dernière mise à jour :
2 janvier 2005
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