Wolgang Amadeus MOZART (Salzburg 1756 - Vienne 1791)


Lettre qui témoigne de l'humour particulier de Mozart :

J'espère que tu te portes bien ma chère sœur. Quand tu recevras cette lettre, ma chère sœur, ce soir la même, ma chère sœur, mon opéra paraîtra en scène...Ma chère sœur nous dînons demain chez M. von Mayer. Et pourquoi? Devine!C'est parce qu'il nous invités. La répétition de demain se fera sur le théâtre même. Mais impresario, signor Castiglioni en personne; sans cela, tout le monde y accourrait, et c'est ce que nous ne voulons pas. Ainsi, mon enfant, je te prie de n'en parler à personne, mon enfant, de peur que trop de gens y courent, mon enfant. Approposito, sais-tu déjà l'aventure qui s'est passée ici ? Je vais te la raconter. Nous sommes sortis aujourd'hui de chez le comte Firmian pour retourner chez nous. En arrivant dans notre rue, nous avons ouvert la porte de notre maison, et que penses-tu bien qu'il soit arrivé ?... Nous sommes entrés ! Adieu, mon poumon. Je t' embrasse, mon foie, et suis, comme toujours, mon estomac, ton indigne frater, frère.

Wolfgang, Milan 18 décembre 1772

Dernière mise à jour :
2 janvier 2005
Wolfgang Amadeus MOZART : L'Humour