Constanze fait des cures régulières à
Baden, Wolfgang lui écrit chaque jour et elle semble
être la première de ses préoccupations :
Vienne, mercredi 6 juillet 1791,
Très chère, excellente petite femme! C'est avec
un indescriptible plaisir que j'ai reçu la nouvelle
du reçu certain de l'argent....Je ne puis me rappeler,
cependant, t'avoir écrit "tout" employer
en règlement de comptes. Comment donc l'aurai-je écrit,
si je suis une créature raisonnable ?... Si je l'ai
fait..., il faut que j'aie été bien distrait
! Et c'est, du reste, très possible, tant j'ai de choses
importantes en tête. - Mon idée s'appliquait,
seulement, aux bains..., le reste est pour ton usage quotidien...,
ce que qui restera encore à payer, comme j'en ai déjà
fait le compte, je le règlerai moi-même a mon
arrivée... C'est une vie pas agréable du tout!...
Patience! Cela s'améliorera... et je me reposerai alors
dans tes bras! (...) Maintenant tu ne peux me faire un plus
grand plaisir qu'en étant contente et gaie...; car
si seulement " je sais avec certitude"que rien ne
"te" manque toute ma peine m'est chère et
agréable... Oui, la plus fâcheuse embrouillée
situation où je puisse jamais me trouver me semblera
bagatelle si je sais seulement que "tu es contente et
gaie ". - Et à présent, portes-toi vraiment
bien !... profite de tes bouffons de table...; pensez et parlez
souvent de moi...; aime-moi toujours comme je t'aime, et sois
à jamais Stanzi Marini, comme je serai, à jamais,
ton Stu! Knaller paller, Schnip-Schnap-Schnur, Schnepepel!
Snai. Donne un soufflet à N.N., en lui disant que tu
as voulu mettre à mort une mouche que Dieu j'ai vu
poser (sur sa joue). Adieu...prends garde!...Attrape!...br...br...br..3
bécots, doux comme sucre, s'envolent d'ici!
Mozart