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1
- Les préalables à une seconde croisade
Pour
intervenir et conduire une croisade, Louis VIII, fils de
Philippe Auguste, pose dès 1224
ses conditions au
Pape et lui propose que toutes les terres confisquées aux cathares
lui soit attribuées. Mais le Pape refuse.
En janvier 1228, le roi de
France décide de faire adopter par le parlement le principe d'une 2ème
croisade pour condamner Raymond VII et obtenir ainsi, légalement,
la cession de tous ses droits au profit du roi de France.
1226, La chevauchée de Louis VIII
En
1226, les cathares sont loin d'être affaiblis. A
Pieusse-en-Razes se tient un nouveau concile cathare qui décide la
création d'un 5ème évêché cathare supplémentaire.
A partir de mars
1226 , le roi de France, accompagné de ses vassaux, va multiplier les
capitulations et ralliements. Avignon capitule d'abord, puis Nîmes,
Béziers, Castres, Carcassonne, Lavaur, Albi. Fatigué, Louis VIII meurt en
novembre 1226, sur le chemin du retour, à Montpensier.
C'est Humbert de
Beaujeu qui va le remplacer sous la régente Blanche de
Castille. Il a bien peu de moyens.
La
reprise des combats
Louis VIII
mort, la régente n'a que peu de pouvoirs.
Les cathares se rebellent de
nouveau, Raymond VII est alors une nouvelle fois excommunié.
Humbert de
Beaujeu réussit à maîtriser la situation avec son cortège habituel de
destructions et de massacres.

2
- 12 avril 1229,
traité de Paris
Le traité de
Paris cède au roi de France la moitié des états qui allaient en gros
d'Agen à Valence (territoires actuels du Gard, de l'Hérault, de la
Drôme, du Vaucluse, de l'Aude).
Le comte de Toulouse ne conserve qu'une
partie actuelle de la haute Garonne, de l'Aveyron, du Tarn et du
Tarn-et-Garonne). Toutes ses terres reviendront naturellement au domaine
royal à sa mort à la suite du mariage de sa fille Jeanne de Toulouse
avec le frère du roi, Alphonse de
Poitiers.
La répression cathare
transférée
Un premier texte parlementaire signé par
Louis
VIII en 1226 lui transfère la condamnation des hérétiques puis un
second en 1229 va ordonner à tous les barons de purger les hérétiques, en
s'appuyant sur les fonctionnaires de l'État.
Si désormais ce sont
les
fonctionnaires qui sont impliqués dans la lutte
anticathare, l'Église
n'entend pas rester inactive.
Louis IX
complète le traité
Le roi décide de renforcer l'appareil de
répression anticathare par tout un arsenal juridique.
Il va
demander la collaboration de tous, les barons, les officiers, mais aussi
tous les sujets de sa majesté, doivent s'employer avec le plus grand soin
à purger la corruption de l'hérésie.

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