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1
- Le traité de Paris 1229
Le
traité de Paris plaçait évidemment les autorités
religieuses dans une position de force
pour extirper l'hérésie
cathare.
Très
vite, à partir ce cette époque, on assiste à l'exécution des fidèles
cathares. Montségur,
vassal du comté de Foix, se trouve à l'Est de
Foix et au Sud-ouest de Carcassonne dans le pays d'Olmes.
Ce site est
indissociable de Simon de Péreille
qui en 1204 restaura l'une se ses dépendances.
Montségur refuge de Faydits
C'est
à Montségur que de nombreux Faydits,
seigneurs sans fief, dépossédés pour la plupart par Simon de Montfort
entre 1209 et 1210 viendront s'y retrancher.
Le
concile de Latran de 1215 mentionne déjà Montségur comme le repère
des hérétiques cathares.
De nombreux croyants se rendent, en effet, à
Montségur pour y recevoir le consolement.
L'assassinat
d'Avignonet
Le
28 avril 1242 deux inquisiteurs qui passent la nuit à Avignonet
au Nord-ouest de Castelnaudary sont massacrés par des chevaliers
faydits descendus, dans cette intention, de Montségur.
2
- La réaction des croisés
La
réaction des croisés sera immédiate mais elle se heurtera à une
solide résistance.
Le siège va durer 9 mois. Les combattants à Montségur
ne sont à peine qu'une centaine d'homme mais ils bénéficient de
l'appui des populations voisines qui les approvisionnent depuis Péreille
ou Fanjeaux.
Les
croisés ne peuvent installer de catapultes dans ce relief très incliné
et inaccessible.
En
novembre les forces royales réussissent à installer une catapulte sur
une terrasse.
Tout va s'accélérer à la fin de l'hiver et en février
1244, après 9 mois de siège, Montségur de décide à capituler après
avoir obtenu un sursis de 15 jours
pour permettre à chacun de réfléchir et d'abjurer sa foi cathare.
C'est
pendant ce sursis que trois ou quatre parfaits s'échapperont avec
le trésor qui n'a jamais été localisé.
210 à 215
personnes qui refuseront d'abdiquer leur foi seront brûlées vivantes
le 16 mars 1244.
L'après
Montségur
Le
bûcher de Montségur n'aura pas réussi à faire disparaître
le catharisme et d'autres refuges résisteront, à l'exemple de Quéribus
qui sera finalement pris en 1255.
La
victoire finale sera toutefois du côté catholique. Après la mort en
1247, de Raymond VII, comte de
Toulouse sans héritier et de sa fille Jeanne mariée à Alphonse de
Poitiers, le comté de Toulouse revient en 1271
au roi de France.
Plusieurs
continuateurs de la pensée cathare, parfois revenus d'Italie où ils s'étaient
exilés, essaieront bien de réveiller les consciences comme Pierre
Authié aidé de son frère Guilhem mais ces derniers
finiront par être arrêtés en 1309 et exécutés en 1310.
C'en
est fini cette foi du catharisme.
C'est
devant le château de Villerouge-Termenes que périt le dernier cathare Guilhem
Bélibaste.
C'est
un homme singulier, né vers 1280, qui avait tué en 1305 un berger
considéré comme un dénonciateur de l'inquisition.
Notre cathare, devenu parfait,
s'installa comme artisan dans la province de Teruel
mais s'étant marié, il perdit la qualité de parfait pour avoir violé
l'obligation de chasteté. Cela ne l'empêcha pas d'être arrêté, mais
comme il refusa d'abjurer la foi cathare, il fut brûlé vif.
Le trésor des cathares
Après
la chute de Montségur, les vagues
de l'exil italien s'amplifièrent.
Durant
le siège de Montségur une correspondance est attestée avec Crémone
en Italie. C'est probablement vers cette destination que le trésor des
cathares a convergé.
L'Italie
accueillera de nombreux faydits, bons hommes traqués ou simples
croyants. Mais ces émigrés occitans vivaient mal leur exil, revenaient
et se faisaient prendre.
Cunéo
à la frontière franco-italienne a constitué une plaque tournante
importante dans cette émigration. Mais l'inquisition italienne ne leur
laissa pas plus de répit. Des rafles eurent lieu à Sirmione sur le lac
de Garde
dans lesquelles furent arrêtés français et italiens.
Comme
à Montségur, le 12 février 1278, 200 bonshommes monteront également
sur le bûcher.
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