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1
- La mort d'Innocent III
Le 16 juillet 1216,
le pape Innocent III meurt et
Honorius III lui succède.
A
cette nouvelle, le comte de Toulouse débarque à Marseille et mène une
attaque vigoureuse contre
Beaucaire défendue par le frère de Simon
de Montfort,
Gui. Simon de Montfort arrivé pour le défendre est
battu. Dépité il se retire à Nîmes.
L'accord du roi de France sera
également acquis en avril 1216 à
Pont-de-l'Arche (Eure).
Toulouse se soulève en 1216
Les toulousains
vont profiter de cette retraite pour se révolter.
Simon de Montfort
accourt mais ses chevaliers sont chassés de la ville et
Raymond VI
fait une entrée triomphale dans sa ville le 13 septembre 1217.
Simon
qui n'abdique toujours pas met le siège devant la ville. Celui ci va durer
plusieurs mois de 1217 à juin 1218. Finalement Simon de Montfort y
trouvera la mort, à la suite d'un jet de pierre lancée d'un mangonneau le
25 juin 1218.
Le fils de Montfort, Amaury
Amaury de Montfort,
qui succède à son père n'a
ni le génie militaire ni le charisme de son père.
Très vite le sort des
armes va basculer en faveur des princes occitans. Amaury décide
d'abandonner Toulouse et de s'engager pour un siège plus facile sur
Marmande en 1219. C'est un massacre, comme à Béziers en 1209, 5000
habitants vont être massacrés avant que leur cité ne soit brûlée.
Cet
effroyable massacre finira par émouvoir le roi de France, son jeune fils
Louis y ayant participé dans le cadre de l'ost.
Désormais la chevalerie
méridionale a acquis de l'expérience de ses défaites passées et des foyers
de révolte vont s'allumer un peu partout. Amaury va connaître plusieurs
revers à Bazièges et à
Castelnaudary en 1221.
C'est le début de la
débâcle pour les croisés. En 1222, Amaury Montfort finit par céder à la
couronne de France ses droits sur les conquêtes de son père.

2
- Amaury quitte Carcassonne
Après la mort de
Raymond VI en 1222, son fils
Raymond VII préfère accepter
une trêve, que tout le monde souhaite, en janvier 1224.
Amaury décide de
rentrer en Île-de-France. Raymond Trencavel, fils de Raymond-Roger, peut
alors quitter Foix pour retrouver la ville de ses ancêtres.
La première
croisade vient de prendre fin.
L'accord de
Carcassonne, la fin de la première croisade
Signé le
14
janvier 1224, entre Raymond VII, le comte de
Foix et
Amaury, il promet de rendre leurs héritages à tous les dépossédés
s'ils jurent fidélité.
L'hérésie toujours
vivante
Mais l'hérésie demeure bien vivante et continue à
être tolérée et parfois protégée par de nombreux seigneurs.
En 1225, le
concile de Bourges va déclarer Raymond VII de Toulouse ennemi du roi et de
Toulouse et l'année suivante, le roi Louis VIII en personne, poussé par
son épouse Blanche de Castille et le légat du pape se décidera à
intervenir directement au Languedoc.
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