Catherine de Sienne
1347-1380
mystique et docteur de l'Église
Catherine Benincasa est née à Sienne en Italie (1347). Elle est tertiaire dominicaine à l'age de 16 ans. Elle mène une vie de recluse pendant trois ans. Reprenant une vie dans le monde, elle voit se constituer autour d'elle tout un cercle de personnes attirées par son ascendant spirituel et sa gaieté. Elle a déjà de fréquentes apparitions du Christ. Elle se consacre au soin des délaissés et à la réconciliation des familles et des villes ennemies. Elle devient aussi l'avocate des victimes politiques.
C'est lors d'une apparition que le Christ va lui demander d'user de son influence auprès du pape en Avignon pour le faire revenir à Rome. Elle va le rejoindre en 1376, l'entretenant de la situation de l'Église, très dégradée, lui reprochant sa peur de lutter, et le pressant de revenir à Rome. L'entourage pontifical, attaché au luxe et à la douceur avignonnaise fait pression contre elle. Mais elle parvient à décider Grégoire XI qui se met en route et rejoint Rome où il meurt en 1378.
C'est le début du grand schisme d'occident, avec l'élection de deux papes à Rome et à Avignon. Catherine conseillera le pape Urbain VI à Rome. Elle meurt épuisée à 33 ans.
Ne sachant pas écrire, elle a dicté une considérable oeuvre spirituelle (dialogues et lettres), fruit de ses extases. Aussi fut-elle proclamée docteur de l'Église par Paul VI en 1970, en tant que mystique du Verbe incarné, du Christ crucifié, et de l'Église. Elle est la seconde femme (après Thérèse d'Avila) et la seule laïque docteur de l'Église.
Leur enseignement ou leur doctrine ont enrichi la tradition de l'Église de façon particulière. L'église a besoin des docteurs de l'Église parce que la foi s'incarne dans les cultures, parce que la foi est attaquée et contestée, et enfin parce que l'Esprit Saint ne cesse de guider l'Église et de développer certains points qui ont besoin d'être écrits noir sur blanc à l'aide de l'intelligence. Il y a eu des grandes périodes doctrinales pour l'Église, riches en docteurs : les premiers temps, où certains des Pères de l'Église ont particulièrement guidé la formulation et la compréhension de la foi chrétienne ; le moyen âge où les théologiens scolastiques ont réalisé la synthèse entre la foi chrétienne et la philosophie d'Aristote ; le temps de la réforme catholique et des théologiens de la vie mystique, les temps modernes qui vont nécessiter leur lot de docteurs comme Thérèse de Lisieux.
- Albert le grand, doctor universalis (1193-1280)
- Alphonse de Liguori (1696-1787)
- Ambroise (340-397)
- Anselme (1033-1109)
- Antoine de Padoue (1195-1231)
- Athanase (295-373)
- Augustin (354-430)
- Basile de Césarée (329-379)
- Bède le vénérable (673-735)
- Bernard de Clairvaux, doctor mellifluus (1090-1153)
- Bonaventure, doctor seraphicus (1221-1274)
- Catherine de Sienne (1347-1380)
- Cyrille d'Alexandrie (380-444)
- Cyrille de Jérusalem (315-387)
- Ephrem (306-373)
- François de Sales (1567-1622)
- Grégoire le Grand (540-604)
- Grégoire de Naziance (330-390)
- Hilaire de Poitiers (-367)
- Isidore (560-636)
- Jean Chrysostome (345-407)
- Jean de la Croix (1542-1591)
- Jean Damascène (-749)
- Jérôme (345-420), traducteur de la Bible.
- Laurent de Brindisi (1559-1619)
- Léon Le grand (-461)
- Pierre Canisius (1521-1597)
- Pierre Crysologue (406-450)
- Pierre Damien (1007-1072)
- Robert Bellarmin (1542-1621)
- Thérèse d'Avila (1515-1582)
- Thérèse de Lisieux (1873-1897)
- Thomas d'Aquin, doctor angelicus (1225-1274)

