Historique
L'abbaye d'Arles sur Tech est fondée en 778 par un
moine espagnol, Castellan, sur un site de bains romains. Victime du
vandalisme normand, l'abbaye est reconstruite par l’Abbé Sunifred,
vers l’an 900. Deux églises se succèdent. La première est consacrée
en 1046 et la seconde, l'abbatiale actuelle, en 1157.
Visite
extérieure
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A côté de l'église, on trouve un
sarcophage marqué d'un chrisme qui date du IVe siècle. Ce
tombeau sécréterait inexplicablement de l'eau depuis qu'on y a déposé
les reliques de Saint Abdon et Saint Sennen. Au-dessus du
sarcophage un gisant est incrusté dans le mur. C'est celui de
Guillaume de Gaucelme, seigneur du Teillet, qui légua sa fortune
à l'abbaye à sa mort en 1204. Il fut sculpté par Ramon de Biany. |
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La façade est austère. Le portail
est surmonté d'un ensemble de dix grandes baies cintrées dont
deux seulement sont à claire-voie. Cet ensemble est surmonté par
un pignon orné d'une galerie d'arcades aveugles.
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Le seul élément sculpté se situe
sur le portail. Le Christ, dans une mandorle, entouré d'un tétramorphe
inscrit dans une croix grecque, est surmonté d'une archivolte à
motifs végétaux. De part et d'autre, on trouve deux animaux. |
| Adossé au flanc sud de l'église, le
cloître est un quadrilatère irrégulier (16 baies au nord et au
sud, 13 à l'ouest et 15 à l'est). |
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Les arcades retombent sur des
colonnes géminées. Les chapiteaux sont sobrement ornés de
motifs végétaux.
Ce cloître est aujourd'hui un lieu largement ouvert puisqu'il
constitue un espace de circulation quotidien pour les habitants
d'Arles-sur-Tech. |
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Visite intérieure
| La nef
comporte cinq travées, voûtées en berceau brisé, sans
doubleau. La voûte repose sur de grosses piles carrées. De
minuscules baies cintrées ont été percées à la naissance du
berceau. |
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Les grandes arcades sont en partie
obstruées par un mur plein. Les collatéraux sont voûtés en
berceau légèrement brisé et sont bordés de chapelles latérales.
Le chœur est composé d'une travée droite et d'un cul de four.
Trois baies meurtrières diffusent un peu de lumière. De part et
d'autre, on trouve deux absidioles peu profondes.
La nef et le chœur ne sont pas au même niveau. Une baie est percée
dans le mur de raccord. |
| Au revers de la façade, on trouve un
cul de four au-dessus du portail, avec des restes de fresques
romanes du XIIe siècle. De part et d'autre de la porte, on voit
deux petites chapelles semi circulaires. L'orientation de l'église
actuelle étant inversée (entrée à l'est et chœur à l'ouest),
on peut supposer qu'il s'agit là du chœur d'une ancienne église
traditionnellement orientée. |
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