Saint Martin du Puits

La petite église préromane de Saint Martin du Puits appartenait initialement à un monastère aujourd'hui disparu. Elle devient ensuite un simple prieuré, lorsqu'elle passe sous la domination de l'abbaye de Lagrasse. Elle est aujourd'hui rattachée à Saint Pierre des Champs.

Saint Martin du Puits (Aude)

Extérieurement, l'église présente une belle unité. Ses murs en pierres irrégulières ont peu d'ouvertures. La fenêtre de la chapelle latérale sud, et surtout le portail, sont surmontés d'un arc cintrés de gros claveaux.
La face occidentale n'est percée par aucune baie. Elle est surmontée par un clocher peigne.
La petite abside est à chevet plat. L'ensemble est recouvert par une toiture de tuiles rouges.

L'intérieur est plus disparate. La nef a été refaite au XIe siècle. Elle est couverte par une charpente soutenue par deux grands arcs très ouverts. Elle est séparée du chœur par un arc outrepassé reposant sur des colonnes de marbre. Celles-ci sont des colonnes antiques réemployées, surmontées de chapiteaux mérovingiens. Le chœur est orné de superbes fresques romanes, malheureusement très altérées.

Saint Martin du Puits (Aude), intérieur

Saint Polycarpe

Le monastère fut fondé en 780 par un seigneur espagnol, Attala. Un siècle plus tard, l'abbaye choisit d'appliquer la règle bénédictine. Devenue autonome à partir de 1170, sa possession ne cesse d'être un enjeu pour les abbayes de Lagrasse et d'Alet. L'abbaye passe sous le régime de la commende en 1532. Bien que l'église soit fortifiée, elle est prise d'assaut par les protestants en 1581. Au XVIIIe siècle, les moines optent pour le parti janséniste. En 1713, l'abbaye passe sous la juridiction de l'archevêque de Narbonne et le roi obtient finalement en 1771 la fermeture de l'abbaye. L'église abbatiale devient alors église paroissiale.

clocher

Le cloître du XIVe siècle a été détruit. Les bâtiments conventuels sont en ruine, excepté l'aqueduc qui amenait l'eau aux moines. L'église est le seul édifice subsistant.
Classée monument historique en 1913, l'église a depuis été restauré à deux reprises : en 1972 et 1994.

Extérieurement, l'église, avec son imposant clocher porche a l'air austère et rigoureux des églises fortifiées. La maçonnerie irrégulière composant le clocher lui confère des allures de donjon.

De l'autre côté, le chevet, construit dans une pierre plus régulière et plus colorée a un aspect tout aussi austère que le porche. De rares ouvertures y ont été percées, aucune ornementation n'est à relever.

chevet

nef

A l'intérieur, la nef unique est couverte par une voûte d'arêtes. Les voûtes des deuxième et troisième travées sont ornées de fresques consacrées à l'Apocalypse : d'abord les sept églises d'Asie et des anges ; ensuite les 24 vieillards adorant l'agneau. Elles datent probablement du XIIe siècle. L'abside est éclairée par trois baies en plein cintre. Elle est reliée directement à la nef, sans transept.

Plan extrait de Languedoc roman,
Ed. Zodiaque

plan

Autres églises

Baraigne (Aude)

L'église date du XIIe siècle. La nef unique a été remaniée au XIXe siècle. Le chevet est semi-circulaire, décoré à l'extérieur de bandes lombardes qui reposent sur des modillons sculptés. L'archivolte du portail est orné de têtes humaines ou animales. Les chapiteaux portent des motifs végétaux. Le clocher date du XVIIIe siècle.
Pour plus de détails, nous vous suggérons ce lien : http://perso.wanadoo.fr/sgdelestaing/Francais/Eglise.htm

chevet de l'église de Baraigne

La Caunette (Hérault)

La Caunette (Hérault)

Minerve (Hérault)

Minerve (Hérault),
église St Etienne du XIe siècle

Montréal (Aude),
collégiale St Vincent, gothique méridional

Montréal (Aude)

Saint André de Sorède (Pyrénées Orientales)

Saint André de Sorède (Pyrénées Orientales)

Le principal intérêt de l'église de Saint André est son linteau, l'une des plus anciennes sculptures romanes en France, légèrement postérieure (entre 1020 et 1030) à celle de Saint Génis.

Saint André de Sorède (Pyrénées Orientales)

Saint Génis des Fontaines (Pyrénées Orientales)

Saint Génis des Fontaines (Pyrénées Orientales)

Son linteau est la plus ancienne sculpture romane de France. Il représente le Christ entouré d'apôtres. Le Christ est assis sur un trône, les pieds reposant sur un escabeau, ce qui correspond à la formule de l'évangile ("le ciel est mon trône, la terre mon marchepied").
Il date d'autour de 1020.

Villefranche de Conflent (Pyrénées Orientales)

L'église St Jacques a un portail roman en marbre rose local.

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