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Historique
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Un temple dédié à Jupiter aurait été élevé à
l'emplacement de la cathédrale d'Angoulême à l'époque gallo-romaine. Au
IVe siècle, une cathédrale consacrée à Saint Pierre est construite. Les
Wisigoths la détruisent. La cathédrale est rebâtie au VIe siècle. Ce
deuxième édifice est détruit en 981 suite à un incendie lié aux raids
Normands dans la région. Une nouvelle cathédrale est alors élevée par
l'évêque Grimoard de Mussidan.
Néanmoins, la cathédrale actuelle est due à l'éminent évêque Girard,
légat du Pape. Celui-ci dirige lui-même le chantier. Il choisit de
couvrir sa cathédrale de coupoles comme il a pu en observer de semblables
à Périgueux et à Cahors. Il fait également preuve d'originalité en
couvrant sa façade de sculptures. Les travaux débutent en 1110. La
cathédrale est probablement presque achevée en 1138, lors de sa
consécration.
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La cathédrale est pillée
pendant les guerres de Religion. Elle sert de Temple de la Raison sous la
Révolution. Elle subit la restauration radicale de l'architecte Paul
Abadie qui ajoute à la façade son pignon, ses clochetons et ses statues
équestres. Il reconstruit également le dôme de la croisée et le clocher.
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Façade
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La façade est dominée par deux
tours qui encadrent le pignon.
De multiples petites arcades cintrées se répartissent à la base de ces
tours. Des baies géminées
occupent le dernier niveau. Les tours sont couvertes en pomme de pin et
entourées de clochetons.
Cette façade romane est entièrement
sculptée, comme celle de Notre-Dame
la Grande de Poitiers. On distingue deux niveaux dans la
construction. Le premier niveau est constitué par le portail et les
quatre arcades qui l'encadrent. Le tympan de ce portail date du XIXe
siècle.
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De la même époque, on trouve au-dessus, à gauche, une
statue de saint Georges tuant le dragon, assisté par un ange.
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En face, à droite, saint Martin partage son manteau avec un
pauvre.
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Les
tympans des arcades sont d'origine. On y trouve les apôtres. En-dessous
du tympan de l'arcade immédiatement à droite une frise représente des
combats de chevaliers, inspirés probablement par la Chanson de Roland.
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La partie supérieure est la plus intéressante. Elle
s'organise autour d'une sorte de tympan surélevé (au dessus de la
grande baie cintrée centrale).
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On y trouve un Christ debout inscrit dans une mandorle d'où
partent des nuées. Il est entouré du tétramorphe. Des volutes et des motifs
géométriques s'épanouissent autour d'eux. Une petite frise de dix
médaillons soulignent la scène : peut-être s'agit-il de dix apôtres ?
Au-dessous, dans les écoinçons
et autour de la fenêtres se glissent des anges et la Vierge (à gauche de la baie).
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De part et d'autre de la baie centrale, quatre arcades
répondent au quatre arcades inférieures. Les tympans de ces arcades
représentent les élus. En dessous de ces tympans, se trouve un autre
espace sculpté divisé en petites niches. La niche la plus à gauche
représente les damnés.
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Le pignon est orné d'arcades aveugles encadrées de
colonnettes qui s'étagent le long du fronton.
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Ces arcades, soulignées par un décor de billettes, sont
décorées de superbes motifs végétaux qui abondent sur l'ensemble de la
façade.
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Visite
extérieure
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La nef possède de chaque côté des
porches. Les grandes baies s'inscrivent dans de grandes arcatures
cintrées.
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Ces porches sont finement décorés de motifs à billettes,
les archivoltes
et les impostes
sont ornées de motifs végétaux. Le linteau mêle animaux et végétaux.
(ci-contre, porche sud).
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Les flancs des porches possèdent de
beaux modillons
aux figures grimaçantes.
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Au nord s'élève le clocher de la cathédrale. De base
carrée, il présente une belle élévation à six niveaux. Les niveaux
supérieurs, moins élancés, présentent plus d'ouvertures.
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La croisée est dominée par une
grande coupole
reposant sur une base polygonale. Cette base est percée de fenêtres
cintrées.
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Le chevet
présente un décor d'arcades cintrées aveugles. Il est ceint de
seulement deux chapelles rayonnantes : il n'y a pas ici de chapelle
axiale.
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La grande fenêtre cintrée axiale est surmontée d'un
ensemble sculpté. Deux lions encadrent d'élégants animaux batifolant
dans une végétation luxuriante.
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Visite
intérieure

plan extrait
de Angoumois roman, de Charles Daras, ed. Zodiaque
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La nef
comporte trois travées couvertes de coupoles sur pendentifs.
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Il n'y a pas de bas-côtés autour de cette nef voûtée
de coupoles.
Les murs sont percés de deux fenêtres hautes cintrées et animées
d'un jeu d'arcades aveugles.
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La croisée est couverte par une coupole octogonale sur
trompes dont
la base est percée de baies cintrées.
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L'arc qui sépare la nef de la
croisée est orné d'une série de petites arcatures aveugles.
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Le mur de fond du transept nord ouvre sur le clocher.
Initialement, on trouvait la même disposition au sud, mais le
clocher sud a disparu.
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Dans le clocher, le premier niveau est occupé par de
grandes arcades entre lesquelles s'intercalent des baies. Les
grandes arcades un étage ajouré dont la section octogonale est
obtenue en coupant les angles par des murs diagonaux et non par des
trompes ou pendentifs
comme c'est souvent le cas.
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Les chapiteaux de la tour sont ornés de motifs
végétaux ou de scènes fantaisistes, comme ces deux personnages dont
les bras sont dévorés par une bête.
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On trouve également ce genre de
scènes dans le transept même.
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Le chœur
est voûté d'un large berceau
cintré s'achevant en cul-de-four.
Il est percé de baies cintrées ébrasées entre lesquelles
s'intercalent des chapelles rayonnantes.
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