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Historique
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La
construction de la cathédrale Saint Lazare d'Autun a été décidée au XIIe
siècle (vers 1120) par l'évêque de la ville, Etienne de Bagé. Dédiée à Saint Lazare, elle emprunte ses reliques
à une cathédrale plus ancienne (Ve siècle), Saint-Nazaire, détruite au
XVIIIe siècle. Le projet architectural s'inspire de l'église clunisienne de Paray le Monial.
L'édification fut assez rapide, puisqu'elle s'achève en 1146.
La flèche et les parties hautes du chevet sont du XVe, les chapelles
latérales de la nef, du XVIe.
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Le tympan a été sauvegardé par un heureux hasard :
les chanoines qui géraient la cathédrale au XVIIIe siècle trouvant l'œuvre
laide, ils la recouvrirent de plâtre. Les révolutionnaires, ignorant son
existence, l'épargnèrent. Le tympan fut redécouvert et dégagé en 1837.
Les tours qui dominent la façade ont été reconstruites au XIXe sur le
modèle de Paray le Monial.
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Porche
et portail
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Les portails de Saint Lazare sont
protégés par un vaste porche à trois vaisseaux, ouvert sur le côté nord
par des baies géminées. Il est surmonté de deux tours romanes (restaurées
au XIXe).
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Le porche comporte un voûtement en
berceau au centre et un voûtement d'arêtes dans les collatéraux. Il
abrite notamment un large escalier qui mène au portail
central.
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Le portail est l'œuvre de Gislebertus,
qui, fait peu fréquent, a mis son nom, aux pieds du Christ au tympan.
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Au
linteau on trouve la résurrection des morts : les ressuscités émergent de
leurs cercueils au son de l'olifant.
Certains damnés, à droite, cachent leur visage (ci-contre).
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L'un des personnages est saisi par deux
mains qui ressemblent à des pinces. On voit ensuite une représentation
classique de la luxure : une femme aux seins dévorés par des serpents.
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Du côté des élus, on distingue deux
évêques et un pèlerin identifiable à la coquille saint Jacques
qui orne son sac.
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Le partage entre les bons et les mauvais par un ange
armé d'une épée se fait dès la résurrection et donc avant le jugement, ce
qui a donné lieu à bien des interprétations.
On y a vu une représentation de la théorie de la prédestination. Il est
probable qu'il n'en soit rien. Le linteau illustrerait plutôt la morale
de la parabole des Vierges folles et des Vierges sages : à l'heure de la
mort, tout est dit, il faut préparer son salut avant. C'est ce que
semblent indiquer les inscriptions qui l'accompagnent : "Ainsi
ressuscitera celui qui ne mène pas une vie d'impiété" (du côté des
bons) ; "Qu'ici la terreur terrifie ceux que ligote l'erreur
terrestre" (du côté des mauvais).
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Le tympan lui-même est dominé par un
immense Christ très hiératique, entouré d'une mandorle et de quatre anges.
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A sa droite se trouvent les apôtres. Saint Pierre, sa clé sur l'épaule, tourne
le dos au Christ pour faire
face à l'entrée du Paradis, représenté par une série d'arcades. Au-dessus
des apôtres la Vierge trône et
intercède, les mains largement ouvertes. A la gauche du Christ, une large
place est faite à la pesée des âmes, au détriment de la représentation de
l'enfer.
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Exceptionnellement c'est l'archange Michel qui pèse sur la balance,
acte de tricherie généralement attribué au diable.
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La première voussure au-dessus du
tympan est vide : elle contenait des rois d'Israël et les 24 vieillards
de l'Apocalypse. On trouve ensuite une
voussure à motifs végétaux. La dernière est ornée de médaillons
représentant les signes du zodiaque et les mois du calendrier.
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Les ébrasements sont occupés par trois
colonnes ornées de motifs géométriques ou végétaux. Elles supportent des
chapiteaux historiés, difficiles à identifier.
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A droite, le premier chapiteau montre
une procession (un baptême ?), sur le
second on voit un agneau. Sur le dernier un lion qui semble se faire
retirer une épine de la patte. La scène évoque peut-être saint Jérôme,
même si l'absence de la coiffe d'évêque en fait douter.
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A gauche, on est tenté de lire, sur le
chapiteau central, la représentation d'un péché originel.
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Entre le linteau et les piédroits sont
comprises deux scènes où des personnages chevauchent l'un un oiseau,
l'autre un cheval. Ce second personnage, avec son capuchon, ressemble à
un moine.
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Le trumeau est orné de trois statues
colonnes.
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Suite
de la visite extérieure
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La nef et le transept sud ne sont pas
accessibles.
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La croisée est couverte d'une flèche
qui s'élève sur une base carrée. Le chevet ne présente pas en lui-même
beaucoup d'intérêt. Ces grandes baies longilignes sont séparées par de
simples contreforts.
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Les toits sont en revanche admirables
par la variété des teintes qu'ils présentent.
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Au nord, portail du transept est surmonté
d'arcatures aveugles et de trois baies cintrées disposées en triangle.
Le portail
est entouré de quatre chapiteaux historiés reposant sur des colonnes
ornées de motifs géométriques.
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Là encore, l'interprétation des chapiteaux
paraît délicate. A l'extrême gauche, un superbe diable
échevelé semble menacer une femme et son enfant: peut être s'agit-il
d'une allusion à l'Apocalypse.
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Au nord, la nef présente un alignement
de chapelles du XVIe siècle au décor gothique
flamboyant. On peut y observer des motifs variés dans les
écoinçons : lions, coquilles, fleurs de lys ...
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Visite
intérieure
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Bien que Saint Lazare d'Autun soit un haut lieu de
pèlerinage, son plan ne reflète pas ce caractère (pas de facilité de
circulation, de déambulatoire autour du chœur).
La nef et le chœur possèdent de magnifiques chapiteaux qui font l'objet
d'une section à part entière de cette page.
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En pénétrant dans la cathédrale, on est frappé par la tribune
d'orgue qui se trouve au niveau du portail central : son ornementation,
très chargée, est d'un gothique assez tardif. Elle tranche avec le reste
de l'église, de style roman.
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La nef comporte sept travées, voûtées
en berceau brisé.
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L'élévation
de la nef est à 3 niveaux. Au-dessus des grandes arcades légèrement
brisées, le triforium comporte des séquences de trois arcades, dont deux
aveugles. Il n'y a qu'une fenêtre haute par travée. Des pilastres
cannelés adossés aux piliers reproduisent un décor antiquisant que l'on
trouvait à non loin de là, à Cluny et Paray le
Monial.
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Les collatéraux sont voûtés d'arêtes,
et ouvrent sur les chapelles latérales gothiques.
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La croisée est couverte par une coupole sur trompes.
Les croisillons du transept comportent deux travées dont le voûtement est
semblable à celui de la nef. Les piliers ont été refaits au XIXe siècle
par Viollet-le-Duc.
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Les extrémités des croisillons sont
dissymétriques. Dans le transept nord (photos ci-contre), on trouve une
grande porte en arc brisé et un escalier en colimaçon. Au-dessus de la
porte, on peut voir un triforium aveugle surmonté de trois fenêtres
romanes (deux petites et une grande). Dans le transept sud, une porte
sculptée donne sur la sacristie. Le triforium est semblable à celui que
l'on trouve dans le croisillon nord, mais il est surmonté par cinq
petites fenêtres romanes (les deux premières sont aveugles).
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Le chœur,
composé de deux travées, est éclairé par deux niveaux de fenêtres (deux
fois cinq lancettes) dans le rond-point. Au niveau des travées, les
fenêtres cintrées qui surmontent le triforium aveugle sont partiellement
obstruées.
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Aucun déambulatoire n'entoure ce chœur,
les collatéraux s'achevant par des absidioles (ci-contre, absidiole
nord).
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Chapiteaux
de la nef et du chœur
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Chapiteaux
de la nef
La nef est dotée de superbes chapiteaux sculptés.
La partie des piliers qui donne sur la nef centrale n'est pas sculptée,
et la plupart des chapiteaux qui donnent sur les collatéraux sont
végétaux. L'essentiel des scènes historiées sont donc en vis-à-vis entre
les piliers.
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(1) : corps de saint Vincent martyrisé,
protégé par des aigles.
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(4) : la musique
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(6) : Moïse et le veau d'or
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(7) : Samson combattant le lion
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(9): Samson renversant le temple
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(10): arche de Noé
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(12): Daniel
dans la fosse aux lions
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(16) : le sacrifice d'Isaac
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Les
chapiteaux du chœur
Beaucoup
sont des copies dont on trouve parfois les originaux dans la salle
capitulaire. Les trois premiers chapiteaux présentés ci-dessous se
trouvent sur les piles qui séparent le chœur de l'absidiole sud. Le
dernier se trouve dans cette absidiole.
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Ci-contre, un centaure armé d'un arc
(un sagittaire) combat une sorte de dragon ailé
sur lequel est juché un petit homme.
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Là, un diable
tente un couple : il est tentant d'interpréter cette scène comme une
représentation du péché originel.
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Ci-contre, Constantin, à cheval, foule
aux pieds son beau-père Maximien.
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On trouve dans l'absidiole un beau
spécimen de harpie.
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Chapiteaux
de la salle capitulaire
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A partir de l'absidiole de droite, on
peut monter à la salle capitulaire (XVIe), qui renferme les originaux
des chapiteaux copiés par les restaurateurs. On trouve notamment la
pendaison de Judas, tourmenté par deux diables et la fuite en Egypte
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Pendaison de Judas
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La mort de Caïn
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Sommeil des mages
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Don de l'Eglise
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Vices et
vertus
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Homme chevauchant un oiseau
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