Santa-Maria-Figaniella

L'église Santa Maria Assunta de Santa-Maria-Figaniella date du milieu du XIIe siècle.

La façade est percée d'un portail unique. Son linteau est surmonté d'une ouverture dotée d'une archivolte en plein cintre. Une frise de modillons est séparée du pignon par des redents.

Le clocher à base carrée comporte trois niveaux ajourés. Son sommet (non roman) est caractéristique de la région.

On retrouve sur le chevet semi-circulaire et le pignon qui le surmonte le même décor de modillons et de redents que sur la façade.
Il a gardé sa toiture primitive de "teghje" (lauze corse).

modillon du chevet

La nef est tout aussi sobre et dépouillée.

Les modillons présentent alternativement des visages humains, des serpents enroulés sur eux-mêmes, des motifs géométriques et des animaux.

Au sud, la fenêtre s'apparente à une meurtrière. Elle est ornée d'une cordelière.

A l'intérieur, l'harmonie romane n'a pas été préservée : le choeur, muré, n'est pas visible.

Carbini

L'église saint Jean-Baptiste de Carbini date du XIIe siècle. Carbini fut au XIVe siècle un lieu de culte très important de la secte des Giovannali. (une communauté s'y installe en 1352).
Ce courant religieux, fondé au XIVe siècle, est à rapprocher du catharisme : hostilité vis à vis de la hiérarchie de l'Eglise, pauvreté, humilité. La spécificité des Giovannali est de ne reconnaître que l'évangile selon saint Jean.


Il a eu une grande influence en Corse, et notamment à Carbini. Au même titre que les cathares, hérétiques, les Giovannali ont été impitoyablement éliminés.

Un superbe campanile, reconstruit au XIXe siècle, se dresse à proximité de l'église. Il en est isolé. De base carrée, il possède trois niveaux de baies géminées.

Dans l'espace entre le campanile et l'église Saint Jean-Baptiste se trouvent les traces de l'église San Quilico.

 

La façade de l'église présente la même composition que celle de Santa-Maria-Figaniella : ne manque que la rangée de redents au-dessus des modillons, aux figures humaines ou géométriques.

Le décor de modillons court tout autour de l'église.

Le chevet semi-circulaire est percé d'une meurtrière. Il a gardé sa toiture originelle de teghje.

 

Poggio-di-Tallano

L'église Saint Jean de Poggio date de la deuxième moitié du XIIe siècle. Nichée au milieu de la nature, on y parvient après une petite marche d'une vingtaine de minutes sur un sentier muletier.

Elle présente le décor classique de la région : une frise de modillons court sous la toiture.
Il est très fortement déconseillé de pénétrer à l'intérieur de l'église, où un taureau irascible (véridique!) et quelques vaches ont élu domicile.

San Quilico

A proximité de Figari, la petite chapelle San Quilico, est d'une extrême simplicité. De taille modeste, elle ne présente aucune ornementation.

A noter ici aussi, la belle (et lourde) toiture de teghje.

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