Arianisme
Cette doctrine est énoncée par Arius en 320 et selon laquelle Dieu est incréé et inengendré. Elle remet en cause la nature divine du Christ puisque celui-ci a été engendré par la volonté de Dieu et ne saurait donc être son égal. Le Christ, le Père et l'Esprit sont trois substances séparées, ce qui remet en cause l'unité de la trinité. L'arianisme est condamné au concile de Nicée en 325, sans apaiser la querelle qui secoue l'Eglise. Un compromis qui admet une inégalité entre le Dieu et le Christ est admis aux conciles de Rimini et de Séleucie. Il sera adopté par les Goths. L'arianisme ne sera définitivement rejeté qu'en 381 (concile de Constantinople). Les Goths n'abandonnent l'arianisme que deux siècles plus tard.
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Grégoire Ier le Grand
Grégoire
naît à Rome vers 540 dans une famille patricienne et chrétienne de
longue date. Sa formation intellectuelle lui permet d’entamer une
carrière administrative comme praefectus urbis. Il renonce à cette
vie pour fonder monastères et couvents sur les propriétés
familiales et pour compléter sa culture biblique, notamment par la
lecture assidue de saint Augustin. En 579, le pape Pélage II
l’envoie à Constantinople où il reste six ans. Peu de temps après
son retour à Rome, en 590, il est appelé à succéder à Pélage II,
contre son gré.
Confronté à une situation difficile (peste, famine…), il
administre courageusement l’Eglise et Rome. C’est notamment lui
qui, comme Léon le Grand face à Attila, empêche que la ville soit dévastée
par les lombards en 592. Il accroît l’homogénéité des églises
placées sous son autorité et s’affirme face au pouvoir civil et au
patriarche de Constantinople. Il lance un mouvement de
christianisation dans les zones anglo-saxonnes avant de mourir en 604.
Sa pensée, exprimée principalement dans le Liber regulae pastoralis
influence fortement le monachisme médiéval. Il écrit des ouvrages
relatifs à des saints italiens. L’un deux, consacré à Saint Benoît,
constitue la principale source d’information sur celui-ci. Sa théologie
reste traditionnelle et il demeure un grand contemplatif. S’il
s’est intéressé à la musique liturgique, il n’est probablement
pas le fondateur du chant grégorien. Il sera un des auteurs les plus
étudiés au Moyen Age et est considéré, avec Ambroise, Augustin et
Jérôme, comme l’un des pères de l’Eglise latine.
Hégire
De
l'arabe hidjra, l'Hégire est considérée comme une rupture dans la
vie de Mahomet séparant le temps de l'erreur du temps de la vérité.
Mahomet, conspué par les habitants de la Mecque, quitte sa ville
natale, le 24 septembre 622, pour s'installer avec quelques disciples
dans une ville à 350 km au nord, Médine. Il y a met en place un
"Etat" puissant qui lui permet d'asseoir sa religion
durablement.
En 638, six ans après la mort du prophète, les héritiers spirituels
de Mahomet se réunissent et choisissent l'Hégire comme point de départ
de leur calendrier.
Voir
aussi : Mahomet -
Justinien
Justinien
monte sur le trône de Constantinople en 527, alors qu'il exerçait déjà
le pouvoir sous le règne de son oncle Justin Ier depuis plusieurs années.
A cette époque, la forte croissance de la ville (300 000 habitants)
la rend instable. En 532, les factions qui la divisent s'unissent
contre le pouvoir, pillant la ville et notamment Sainte Sophie.
Convaincue par l'impératrice Théodora de rester au pouvoir,
Justinien permet une sanglante répression. Il conquiert ensuite la
partie orientale de l'Afrique du Nord. Puis il se lance dans une
reconquête plus longue et plus douloureuse de l'Italie et de la Bétique.
Justinien produit également un nouveau code. Cependant, une relative
anarchie règne dans l'Empire. La division est également religieuse
et difficilement surmontée. De grands travaux sont entrepris, comme
la reconstruction de Sainte-Sophie, avec sa gigantesque coupole. Le
bilan de Justinien est assombri, outre par les divisions, par la peste
et par une fragilisation de la frontière orientale.
MahometIl
est impossible d'établir une biographie sûre de Mahomet.
Seul le Coran et quelques sources sujettes à manipulations
nous sont parvenues. Voir
aussi : Hégire - |
Partage et chute de l'Empire romain
La
fin du IVe siècle est marquée par un climat instable de guerres
incessantes contre les goths. C’est sur un empire menacé de toutes
parts que Théodose règne de 379 à 395. La situation des troupes est
telle qu’il est obligé d’accepter l’implantation de poches
barbares en deçà du limes. Théodose tente d’assurer la sécurité
de Rome par la négociation et l’intégration de barbares dans les
structures de l’Empire.
Juste avant sa mort, il décide de partager la gestion de l’empire
entre ses deux fils, Arcadius , l’aîné (Orient) et Honorius
(Occident). A l’époque, ce partage n’est pas perçu comme un événement
exceptionnel, un tel partage fonctionnel ayant déjà eu lieu. Les
romains ne perçoivent pas de réelle rupture : les deux empereurs
sont chrétiens, placés sous la tutelle unique d’un général
vandale, Stilicon. Les institutions sont semblables de part et
d’autre de la frontière et l’unité politique subsiste.
Néanmoins des différences antérieures à ce partage existaient déjà.
Militairement, l’Occident était beaucoup plus faible face aux
incursions barbares. Des pans entiers de limes sont désertés
(Belgique, Bretagne…). Economiquement, le centre de gravité s’est
déplacé vers Constantinople. Malgré les efforts de Stilicon, des
signes de rupture entre Rome et Constantinople vont apparaître
progressivement. La nouvelle Rome ne manifeste aucune solidarité vis-à-vis
des raids qui touchent l’Occident en 406-407 et notamment le sac de
Rome en 410. Ce dernier révèle aux romains l’étendue de leur déclin.
Pour autant, ils ne parviennent pas à retrouver la volonté et
l’unité politique nécessaire pour faire face aux incursions étrangères.
Le Ve siècle n’est qu’une longue chute inéluctable qui prend fin
en 475.
Pépin le Bref, né en 714, est le deuxième fils de Charles Martel et succède à ce dernier comme maire du palais de Neustrie, en même temps que son frère Carloman, à qui échoit l’Austrasie. En 743, pour faire face à leurs ennemis, ils placent sur le trône un roi fantoche, Childéric III (alors que leur père gouvernait seul depuis 737). Ils accomplissent une réforme de l’Eglise, interdisant aux clercs de se conduire comme des laïcs (interdiction de se battre, notamment), rétablissant de la hiérarchie. Carloman abdique en 747 pour se retirer dans un monastère en Italie. Pépin envisage alors de monter sur le trône, recevant en cela l’appui du pape Zacharie, qui estime que celui qui détient le pouvoir effectif doit être roi. Pépin se faire élire roi en 751, avec le titre de Pépin III. Childéric III est envoyé dans un monastère. Le premier carolingien introduit une nouveauté : le sacre (754). Cette cérémonie, qu’on trouve dans l’Ancien testament, n’était pratiquée ni à Rome ni à Byzance et les Mérovingiens se contentaient du baptême comme signe divin. Elle réapparaît dans l’Espagne wisigothique en 672 et Pépin est le premier franc à l’utiliser, pour se conférer une légitimité plus forte. En échange du soutien papal, il se porte au secours d’Etienne II, successeur de Zacharie, lorsque celui-ci est attaqué par le roi lombard Aistulf, en 754. Les conquêtes de Pépin permettent la création d’un Etat pontifical. En France, il fait la conquête de l’Aquitaine. Il meurt en 768.
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Priscillianisme
L'évêque Priscillien entreprit vers 370 d'opposer à la vie licencieuse du clergé un ascétisme rigoureux, fondée sur une conception négative du monde matériel, issue du manichéisme. Sa doctrine, malgré le vif succès qu'elle remporte en Espagne du nord, est rapidement condamnée comme une hérésie. En 385, Priscillien est l'un des premiers hérétiques condamnés à mort (décapité et non brûlé vif comme cela se fera par la suite). Le priscillianisme dominera encore en Galicie jusqu'au VIe siècle.
