Historique

fontaine qui guérit

Le prieuré de bénédictines de la Fontaine Guérard a été établi vers 1135, à l'emplacement d'une source au débit important, appelée "fontaine-qui-guérit", qui est l'origine du nom de l'abbaye. En 1189, il reçoit une importante donation du comte Robert de Leicester. Cela permet de construire l'église et les bâtiments monastiques. En 1207, le monastère est rattaché à Cîteaux. L'église est consacrée en 1218.

Le monastère devient abbaye en 1253. En 1399, un drame agite la communauté : Marie de Ferrières, retirée dans l'abbaye, est assassinée sur ordre de son mari, Guillaume de Léon. Celui-ci, pour expier son crime, reconstruit une chapelle de l'abbaye, la chapelle Saint Michel, édifiée au-dessus des celliers.
Durant le XVIe siècle, la situation financière et spirituelle de l'abbaye se dégrade. L'amélioration permise au début du XVIIe siècle par l'abbesse Bigards de La Londe est de courte durée. On dispose de peu d'indications sur l'état des bâtiments à cette époque. On sait simplement que des travaux ont été effectués en 1742 et qu'un incendie a eu lieu en 1756.

ruines de l'église

usine de Guéroult

Les dépendances et le manoir abbatial qui existaient encore à la révolution ont été détruit entre 1793 et 1820 par le propriétaire de l'abbaye, Guéroult. Les matériaux ont été utilisés pour la construction d'une filature voisine. En 1937, le domaine sur lequel se trouve l'abbaye est confié à l'armée du salut. Le site est classé monument historique.

"Cathédrale" usine de Guéroult, à proximité de l'abbaye


L'abbatiale

L'église possédait un seul vaisseau de quatre travées, avec un chevet plat, percé de trois fenêtres, caractéristique de l'art cistercien. Elle n'avait pas de transept. Le voûtement était sexpartite. Seules les voûtes du chœur sont encore visibles. La façade ouest et une partie de la première travée ont été détruites.

travées de la nef

choeur

On accédait à l'église par trois portes : la porte des morts, au nord, qui donnait accès sur le cimetière et deux portes qui donnaient sur le cloître, au sud, l'une réservée au converses et l'autre aux moniales.
Au sud, on trouve également la sacristie, voûtée d'un berceau en plein cintre et éclairée par deux baies.

Les bâtiments monastiques

Les bâtiments monastiques sont partiellement conservés. Les bâtiments des converses ont été détruits, ainsi que le réfectoire et le chauffoir. On ne trouve plus trace du cloître.

Plan de l'abbaye, extrait de la brochure
de l'armée du Salut

plan de l'abbaye

bâtiments monastiques

Le bâtiment des moniales est cependant encore conservé. Il comporte deux niveaux. Ils sont répartis sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, on trouve la salle capitulaire, le parloir, la salle de travail. Le premier étage est entièrement dévolu au dortoir.

extérieur du dortoir

salle capitulaire

La salle capitulaire comporte trois vaisseaux de trois travées. Les ogives reposent sur des chapiteaux à motifs végétaux. Elle donnait sur le cloître par trois arcades.
A côté de la salle capitulaire se trouve le parloir, voûté en plein cintre, puis un passage vers le jardin. Enfin, au bout du bâtiment, on trouve la salle de travail avec deux vaisseaux de quatre travées.

Salle capitulaire

Au premier étage, on trouve le dortoir. Éclairé par d'étroites fenêtres, il est couvert d'une belle charpente du XIIIe siècle, remaniée au XVIIIe. Au nord, on trouve une pièce isolée du reste de la salle : il s'agissait de la chambre de l'abbesse.

dortoir

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