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Historique
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En 1119, Bernard de Clairvaux
envoie un groupe de moines dans un vallon près de Montbard. En 1130, la
communauté se déplace légèrement vers un lieu marécageux qui lui est
offert par Raynard de Montbard, oncle de saint Bernard. L'abbaye reçoit
le nom de Fontenay, allusion aux nombreuses sources d'eaux du site.
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Un évêque exilé de Norwich, qui y trouve
refuge, lègue ses biens à l'abbaye, pour financer le chantier de
l'abbatiale. Il est enterré dans son chœur. Celle-ci est consacrée
en 1147 par Eugène III. Fontenay prospère et essaime.
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Le XIVe siècle lui est plus néfaste : comme beaucoup d'abbayes,
elle souffre de la Guerre de Cent Ans et des pillages des grandes
compagnies. Malgré un bref redressement dans la deuxième moitié du XVe
siècle (abbatiat de Jean Frouard), l'abbaye entre en déclin : elle passe
sous le régime de la commende en 1557 et souffre d'un manque
d'entretien. Le réfectoire doit être détruit au en 1745.
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A la révolution, les bâtiments sont vendus
et sont transformés en papeterie. Celle-ci tirait partie des
installations hydrauliques créées par les moines cisterciens. La famille
Montgolfier, qui acquiert l'abbaye en 1820, poursuit cette industrie. En
1906, le domaine change à nouveau de propriétaire. Les Aynard restaurent
le site dans son aspect originel et l'agrémente de bassins (ci-contre).
A l'exception du réfectoire et du logis des convers, tout a été préservé.
Le site de Fontenay est donc un exceptionnel témoignage de l'art
cistercien et a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981.
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Église
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La façade de l'abbatiale, jadis précédée
d'un porche, est d'une sobriété toute cistercienne.
Elle est divisée verticalement en trois parties par des contreforts. Le
portail cintré est surmonté d'une rangée de quatre petites baies
cintrées, elles-mêmes dominées par un ensemble de trois baies. La
fenêtre centrale, plus grande, est garnie de colonnettes.
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Le reste du bâtiment est marqué par la
même sobriété. On remarque qu'aucun clocher orgueilleux ne s'élève
au-dessus de la croisée.
Le chevet plat, peu élevé, est amplement dominé par le pignon de la
croisée. Celui-ci, comme le chevet lui-même est largement ajouré par
des baies cintrées.
Au niveau du chevet, on distingue deux niveaux : le niveau inférieur
étant, de plus, rythmé par des contreforts. Sur chaque bras du
transept, on trouve deux austères petites absidioles à fond plat.
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La
nef comporte huit travées voûtées d'un berceau brisé.
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Les arcs doubleaux retombent sur des
colonnes engagées, elles-mêmes reposant sur des piliers cruciformes.
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La nef ne comporte aucun éclairage direct,
excepté au revers, où les baies cintrées de la façade fournissent un
éclairage généreux.
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Les collatéraux présentent un voûtement
particulier. Chaque travée est voûtée d'un berceau brisé
perpendiculaire à celui de la nef, ce qui accentue la segmentation de
l'espace.
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Les bras du transept comportent chacun
deux travées éclairées par de petites baies à l'est. Ils donnent sur
deux absidioles dont le voûtement en berceau est perpendiculaire à
celui du croisillon.
Le bras sud donne accès au dortoir par un escalier.
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Le
bras nord abrite la Vierge de Fontenay, bel exemple de sculpture
gothique du XIIIe siècle.
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Le chevet, derrière un arc triomphal percé
de cinq baies, comporte deux travées, voûtées en berceau brisé. Il est
largement éclairé par six grandes baies.
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Au centre
du chœur, un dallage polychrome du XIIe siècle a été préservé.
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A côté repose un beau couple de gisants :
il s'agit du chevalier Mello d'Epoisses et son épouse.
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Des
vitraux répondant à l'esprit cistercien (motifs végétaux et
géométriques, couleurs douces), ornent le choeur.
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Le cloître
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Le cloître forme presque un carré de 36
mètres sur 38. Ses arcades cintrées sont géminées et reposent sur des
colonnettes doubles. Aucun ornement ne vient affecter la simplicité des
remplages, excepté quelques oculis.
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Les
motifs végétaux des chapiteaux sont également très simples. Les
galeries de huit travées sont voûtées d'arêtes.
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La galerie Est du cloître s'ouvre sur la
salle capitulaire par une belle porte aux multiples archivoltes
reposant sur des faisceaux de colonnettes.
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La salle
capitulaire comporte deux vaisseaux de trois travées voûtées d'ogives.
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Situé au-dessus de la salle capitulaire, on
accède au dortoir par le bras sud de l'église par un escalier.
Il s'agit d'une vaste pièce couverte d'une splendide charpente du XVe
siècle.
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Dans le prolongement de la salle
capitulaire, la salle des moines dépasse la largeur du cloître. C'est
une longue salle voûtée d'ogives de six travées.
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Le chauffoir communique à la fois avec la
galerie sud du cloître et la salle des moines. On peut observer ses
deux cheminées.
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Les
moines de Fontenay étaient aussi de renommés forgerons. La forge est
une salle de grandes dimensions, voûtée d'ogives.
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Les moines étaient de brillants ingénieurs
: le ruisseau qui coule derrière la forge servait à actionner de
puissants marteaux hydrauliques.
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L'enfermerie est
un bâtiment du XVIe siècle. Certains la considèrent comme une prison,
d'autres comme un endroit où l'on mettait sous clé les objets précieux
de l'abbaye.
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Le chauffoir
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La salle des moines
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La forge
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dortoir
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