noirlac


Introduction

cliquez pour agrandir
Chevet

Noirlac (Cher) est une abbaye cistercienne, fille de Clairvaux. Elle fut nommée initialement la Maison-Dieu (jusqu'au 1276). Le fondateur de l'abbaye serait un neveu de Saint Bernard, Robert de Châtillon. Il installa là sa communauté en 1136. Contrairement aux sites des autres abbayes cisterciennes, l'emplacement choisi n'était pas très isolé, puisqu'il était situé à proximité d'une route très fréquenté et du Cher qui charriait un important trafic fluvial. La communauté, au départ très pauvre, doit sa survie à une intervention de Bernard auprès de l'abbé Suger (alors conseiller du roi Louis VII).

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir
arbres du parc

L'abbaye s'enrichit progressivement pour atteindre son apogée vers 1250. Pendant la guerre de cent ans, le monastère est fortifié. La communauté est agitée par d'obscures affaires : un moine apostat, un assassinat. A partir de 1510, l'abbaye passe sous le régime de la commende. Elle est ensuite mise à sac par les protestants. A la révolution, il ne restait que cinq moines et l'abbaye fut vendue. On en fit divers usages avant qu'elle ne soit rachetée par le département du Cher en 1910. Sa restauration eut lieu en 1950.

cliquez pour agrandir

L'église

Sa construction commença en 1150 pour s'achever au début du XIIIe siècle. Elle suit les règles de l'art cistercien établies par Bernard de Clairvaux, c'est à dire qu'elle est très sobre et qu'elle comporte un chevet plat, éclairé seulement par trois fenêtres en lancettes surmontées d'une petite rose. A l'extrémité du bras nord du transept, on trouve la porte des morts qui donnait sur le cimetière. Le chœur est divisée en trois parties : une pour les moines, une autre pour les malades et la dernière pour les convers. Les collatéraux sont voûtés d'arêtes, tandis que la nef est voûtée d'ogives.

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir 

La nef comporte huit travées voûtées d'ogives.

cliquez pour agrandir

Son élévation comporte deux niveaux: de petites fenêtres se nichent sous les voûtes, au-dessus de grandes arcades brisées. Celles-ci retombent sur des piles rectangulaires.

Le fût des colonnes se rétrécit dans sa partie haute, au niveau des culots, qui soutiennent la retombée des ogives.

cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir     La nef est bordée de collatéraux voûtés d'arêtes.

Le bras nord du transept est éclairé par trois fenêtres brisées et une rose polylobée. A son extrémité, on trouve la porte des morts qui donnait sur le cimetière.

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir

Le chœur cistercien, à fond plat, est éclairé trois lancettes surmontées d'une petite rose polylobée.

La même sobriété se retrouve à l'extérieur. Les arcs-boutants qui retombent sur le toit du collatéral sont prolongés jusqu'au sol par des contreforts qui rythment verticalement la nef.

cliquez pour agrandir

A l'extérieur, la domination du transept sur le chevet plat paraît plus magistrale, sans pour autant donner une sensation d'écrasement.

Le cloître

cliquez pour agrandir

Il a été construit en plusieurs étapes. Le puits que l'on voit actuellement se trouvait au centre, avant l'agrandissement du cloître. .

cliquez pour agrandir

 
cliquez pour agrandir

Les galeries ont des styles différents. A l'ouest et au nord, les baies, très simples, comportent deux arcades géminés surmontés de larges oculi.

Les chapiteaux à motifs végétaux qui les décorent datent du XIIIe siècle.

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir

La galerie orientale est de style gothique. Ses baies, beaucoup plus fines, se composent de quatre arcades tréflées groupées par deux. Les remplages sont constitués de trois oculi polylobés

cliquez pour agrandir

Cette galerie abrite l'enfeu de Robert de Châtillon, à proximité de l'église.

cliquez pour agrandir

Les chapiteaux de la galerie Est sont ornés de figures humaines, mais aussi de motifs végétaux (feuilles de vigne).

cliquez pour agrandir

 

La galerie sud, comme la galerie orientale, date du début du XIVe siècle. Elle a perdu son toit au XVIIIe siècle.

 

La salle capitulaire



Elle date du XIIIe siècle et s'ouvre sur la galerie est du cloître par deux arcades géminées surmontés d'oculi en losange et une porte en plein cintre.
L'entrée de la salle est bordée de faisceaux de colonnettes.

cliquez pour agrandir

C'est une belle salle gothique à deux vaisseaux de trois travées. A l'est, elle est percée de grandes fenêtres rectangulaires postérieures à l'époque gothique.

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir

On peut observer la simplicité des chapiteaux à feuilles d'eau qui couronnent des colonnes cannelées.

La salle des moines

Cette salle est toujours voûtée d'arêtes même si elle a été remaniée (agrandissement des fenêtres au XVIIIe siècle). On y trouve une vaste cheminée. Cette salle devait servir de scriptorium. Elle était probablement à proximité du chauffoir.

cliquez pour agrandir

Le réfectoire

C'est une belle pièce de neuf mètres de hauteur, voûtée d'ogives. Elle est éclairée par deux petites roses des lancettes. La chaire du lecteur est incluse dans le mur.
Le réfectoire communiquait avec une cuisine rasée en 1825.

Les dortoirs

L'étage consacré au dortoir des moines a été complètement remanié au XVIIIe siècle. Ces modifications témoignent du relâchement de l'ordre, puisqu'elles ont eu pour but de conférer aux moines des cellules individuelles apparemment fort douillettes.

cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir

Le dortoir des convers, transformé en grenier au XIIIe siècle, est, en revanche, une magnifique pièce couverte par une belle charpente en bois (plus tardive).

Le cellier


Il a probablement été édifié entre 1170 et 1190 et voûté au début du XIIIe siècle. La pièce est large. A l'origine ses ouvertures étaient fermées par des toiles huilées.


retours : Églises et chapelles

Cathédrales

Abbayes monastères et prieurés

Tous les édifices