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Historique
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Fondée en 1047 par Geoffroi Martel, comte d'Anjou, et
sa femme, Agnès de Bourgogne, l'abbaye de Sainte Marie des Dames est
réservée aux filles de la noblesse. Elle sera notamment chargée de
l'éducation de la Montespan. Son activité cesse avec la Révolution. Elle
est transformée en caserne sous l'Empire. Après une restauration en 1930,
l'église abbatiale a été rendue au culte en 1938. Les bâtiments modernes
qui côtoient l'église ne présentant pas d'intérêt particulier, nous nous
intéresserons exclusivement à l'abbatiale.
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Visite
extérieure
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La
façade date du XIIe siècle. Elle se compose deux niveaux de trois
arcades surmontées d'un grand pignon. Les arcades centrales sont plus
larges. Au second niveau, l'arcade centrale abrite une fenêtre, au
premier, elle encadre le portail.
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Ce dernier est dépourvu
de tympan mais les voussures qui l'entourent sont l'expression d'un
vaste programme iconographique. Les voussures historiées sont séparées
par des voussures à motifs végétaux finement ciselés.
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On trouve successivement
: la main de Dieu portée et adorée par six anges ;
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L'Agneau accompagné du
tétramorphe
(à gauche, le lion de St
Marc et l'Ange de St Matthieu ; à droite, l'agneau)
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Le massacre des Innocents
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Les vieillards de l'Apocalypse, dont le nombre est
exceptionnellement porté à 54.
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On peut également admirer
la voussure de l'arcade latérale droite consacrée à la Cène.
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Le chevet est assez
simple : les baies du chœur sont encadrées par des voussures et de
minces colonnettes. Elles sont séparées les unes des autres par des
contreforts ronds. Au-dessus et au-dessous, le mur est plein.
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Le
clocher date du XIIe. Il s'élève sur deux niveaux. Le premier étage est
un carré dont chaque face est ornée de trois baies sous voussures à
motifs géométriques. Les baies sont alternativement ouvertes ou
aveugles . Le second niveau est octogonal. Chaque face est ornée de
baies géminées. La flèche est constituée par un cône de pierre à
écailles avec de petits clochetons aux angles.
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Visite intérieure
L'édifice
a des dimensions modestes (55,72 mètres de long, 15 mètres de haut
sous la coupole de la croisée), ce qui est assez naturel pour une
construction datant de l'époque romane.
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Le
plan de l'édifice a considérablement évolué, notamment au niveau de
la nef. En effet, on trouvait au départ une nef avec collatéraux. Au
XIIe siècle, l'architecte Béranger a entrepris de fondre les trois
vaisseaux d'origine en un seul. Le vaisseau unique ainsi obtenu a
ensuite été découpé en deux grandes travées couvertes par des
coupoles sur pendentif. Malheureusement, celles-ci ont disparues au
XVIIIe et ont été remplacées par des plafonds de bois. L'élévation est à un seul niveau. Les
murs de chaque travée sont percés de trois fenêtres en plein cintre
groupées sous un arc de décharge brisé.
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Les
croisillons du transept comprennent une travée unique. Ils sont
voûtés d'ogives depuis le début de la période gothique. Ils donnent
sur la nef par deux petites portes étroites. Les murs du croisillon
nord sont percés de deux baies (une seule côté chœur). Ce
croisillon ouvre sur une chapelle parallèle au chœur. Dans le
croisillon sud, le mur de fond est plein. A l'ouest, on peut entrer
dans une chapelle perpendiculaire à la nef.
Le
chœur, allongé au XIIe siècle, est composé d'une abside
hémicirculaire profonde et moins haute que le reste de l'édifice (11
mètres), précédée par une travée droite de 8 mètres. La partie droite
est voûtée en berceau brisé, tandis que l'hémicycle est voûté en
cul-de-four. L'ensemble est éclairé par des fenêtres hautes en plein
cintre, assez étroites. Le chœur est flanqué au nord par une chapelle
rectangulaire à deux travées. Les absidioles qui existaient à
l'origine ont été détruites.
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