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Historique
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Vers 916, Aymard de Neuve donne à Cluny
le domaine de Souvigny, dans l'Allier, qui comprenait déjà
une église Saint Pierre. Saint Mayeul, abbé
de Cluny, y est enterré. Le début d'un culte
fervent conduit le successeur de Mayeul, Odilon, à
construire une nouvelle église. Il est inhumé
aux côtés de son prédécesseur.
L'édifice est consacré en 1064. La relation
avec les protecteurs Bourbons, devenue un temps problématique
(fin XIe) s'apaise. La nef
de l'église est refaite au XIIe siècle. On lui
ajoute un collatéral.
Le transept
est élargi et un nouveau chœur
est construit. Les tours sont dotées de flèches
de pierre.
Bâtiment prieural
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L'ampleur des travaux met les finances de l'abbaye en difficulté.
Au XIVe siècle, elle devient la nécropole des
ducs de Bourbon. Le chœur est à nouveau reconstruit
au XVe siècle. A la révolution, le cloître
est détruit, ainsi que les flèches de pierre et
la tour de la croisée.
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Visite extérieure
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La façade
gothique
ne présente guère d'intérêt. Le portail est surmonté
d'une baie brisée.
Deux tours peu surélevées dominent le massif.
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Le chevet
est doublé sur son flanc nord par la chapelle neuve.
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Visite intérieure

Plan de Souvigny issu de
Nivernais-Bourbonnais romans,
éditions Zodiaque
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La nef
comporte cinq vaisseaux, à six travées.
Le vaisseau central est voûté d'ogives
dont les clefs de voûte sont reliées par une lierne.
L'élévation est à deux niveaux, les fenêtres
hautes succédant immédiatement aux grandes arcades.
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Le second, plus large, est voûté d'ogives
au sud (en partie) et d'arêtes au nord. Le mur de
fond est animé par un jeu d'arcatures aveugles.
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On distingue bien sur
cette photo la différence entre les deux collatéraux,
au niveau du transept.
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Dans ces collatéraux, on
trouve de beaux chapiteaux
romans.
Ci-contre, un motif de vannerie.
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Juste avant le bras sud,
on trouve deux panneaux de bois à l'effigie des deux
abbés de Cluny
qui ont marqué l'histoire de Souvigny, Mayeul et
Odilon.
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Les bras du transept, non
saillants, comportent deux travées. Ils sont voûtés
d'ogives et éclairés de grandes baies flamboyantes.
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Dans le bras nord, on
trouve le singulier chapiteau des monnayeurs (moines
frappant monnaie, un important privilège pour le
prieuré).
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Au sud, on trouve, à côté du
choeur, la chapelle vieille (XIVe siècle), avec les gisants
de Louis II de Bourbon et sa femme Anne d'Auvergne
(début du XVe siècle).
Au nord, se situe la
chapelle neuve, postérieure à la précédente, comme
son nom l'indique et qui contient les gisant Charles
Ier de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne. Ci-dessous,
la chapelle et sa flamboyante entrée.
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Le chœur
est doté d'un déambulatoire
à deux chapelles rayonnantes semi-circulaires et une
chapelle axiale rectangulaire.
La crypte
date du XIIe siècle.
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