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Historique
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En
1038, le comte d'Anjou, Geoffroy Martel, ramène de Constantinople une
sainte larme. Pour faire honneur à cette relique et suite à un
"miracle" (il aurait vu tomber des étoiles dans une fontaine), il
fonde l'abbaye de la Trinité de Vendôme, dont l'église est dédicacée en
1040.
En 1047, l'abbaye est rattachée au saint Siège et en 1063, ses abbés sont
élevés au rang de cardinaux. Bénédictine,
l'abbaye connaît un grand succès. Le pape Urbain II y séjourne en 1096.
En 1271, l'abbatiale est reconstruite dans le style gothique. Le chœur est achevé en 1308.
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Le transept roman est conservé par manque de moyens. En
1506, la façade, de style gothique
flamboyant, est édifiée.
En 1539, l'abbaye passe sous le régime de la commende. Elle est reprise en
main en 1621 par la congrégation de Saint Maur. A la révolution, elle est
transformée en église paroissiale puis vendue.
En 1802, les bâtiments monastiques abritent la cavalerie locale. En 1907,
le cloître est détruit par le génie militaire. La sainte Trinité de Vendôme
n'est classée monument historique qu'en 1949.
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Visite extérieure
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La façade, de style gothique
flamboyant, a probablement été construite au XVIe siècle par Jean de
Beauce. Elle n'est pas harmonique. Le portail central, orné d'un tympan vitré, est
surmonté d'un grand gâble flamboyant qui occulte partiellement une large
baie vitrée.
Le massif central est entouré de deux contreforts ornés de pinacles.
Ceux-ci encadrent à leur sommet un pignon triangulaire.
On trouve deux petits portails de part et d'autre de ces contreforts.
Ceux-ci sont également ornés de motifs flamboyants.
Les premiers arc-boutants de la nef s'élèvent au-dessus d'eux. Les piles
sur lesquelles reposent les arcs leur sont accolées.
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Le clocher roman date
du XIIe siècle. Il mesure 83 mètres de haut. De base carrée, il se
développe sur quatre niveaux en retrait successif. Le premier niveau,
massif, est orné de petites arcatures cintrées et aveugles. Certaines
sont percées d'ouvertures très étroites. Le deuxième niveau est paré de
séries d'arcades géminées aveugles. Le troisième est percé de longues
baies cintrées pourvues d'abat-sons. Enfin, le dernier niveau, de forme octogonale,
est percé de baies cintrées. Il est chapeauté d'une pyramide et comporte
quatre petits lanternons à ses angles.
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Les
arcs-boutants, à volées simples, sont légers. Au dessus du collatéral
s'élève une balustrade qui court entre les culées.
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Le
chevet est ceint de cinq chapelles rayonnantes. Au milieu, s'élève un
chœur étroit. Les arcs-boutants qui le soutiennent prennent appui sur des
piles qui viennent s'intercaler entre les chapelles.
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Des
bâtiments monastiques, il ne reste que peu de vestiges, exceptée la salle
capitulaire, dont les voûtes reposent de fines colonnettes.
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Visite intérieure
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La nef s'étire sur huit travées, au décor dépouillé
(pas de chapiteaux sculptés).
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L'élévation de la nef est à
trois niveaux. Au-dessus des grandes arcades, court un triforium à
claire-voie, surmonté de baies à quatre lancettes. Le remplage des arcs
des fenêtres hautes et du triforium est de style flamboyant.
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Les
voûtes sont quadripartites sur plan barlong.
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Le
revers de la façade constitue un mur de verre en superposant le tympan
vitré du portail, une
claire-voie et une grande baie à remplage flamboyant.
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Le transept a gardé des croisillons romans moins élevés
que la nef et le chœur. On trouve un mur de raccord au niveau de la
croisée orné d'arcatures aveugles.
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Le
chœur est ceint d'un déambulatoire qui ouvre sur cinq chapelles
rayonnantes. Son élévation est semblable à celle de la nef.
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