Historique

culee de l'abbatiale

Une abbaye cistercienne est fondée en 1149 par des moines de Bonnefont-en-Comminges. Elle est d'abord implantée dans la commune de Saissac, sur le site de Campania. En 1152, elle reçoit d'importantes possessions à Villelongue. L'annexe qu'elle fonde à cet endroit devenant plus puissante que la maison mère, les deux communautés fusionnent en 1177. L'abbatiale est achevée vers 1220.

Culée de l'abbatiale

Ayant choisi de s'opposer à l'hérésie cathare, l'abbaye de Villelongue obtient des protections royales. Les biens confisqués aux hérétiques viennent l'enrichir et lui permettent de poursuivre les travaux. En 1347, l'abbatiale romane est démolie à mi-hauteur. La partie supérieure est reconstruite dans le style gothique. Le cloître est refait vers 1300.

Cependant, un lent déclin s'amorce peu après. Les mœurs des moines se relâchent (création de chambres à la place des dortoirs). Cette décadence est accélérée à partir du XVIe siècle par le passage sous le régime de la commende et par les pillages des calvinistes durant les guerres de religion. C'est vers cette époque que la partie occidentale de l'abbatiale est détruite.

A la révolution, c'est une abbaye moribonde qui est vendue comme bien national. Elle est dépecée par ses propriétaires successifs. Au début du XXe siècle, un nouvel acquéreur, A.Maissiat, fait classer les restes de l'abbaye (1916). Des restaurations ont depuis été menées par les différents propriétaires de Villelongue.

 

Visite

cloitre

Du cloître, il ne reste que la galerie sud, couverte par une charpente. Les quatorze arcades reposent sur des colonnes géminées. Au centre, on trouve un groupe de quatre colonnes. Les chapiteaux sont ornés de motifs végétaux.

Les bâtiments monastiques qui entourent le cloître semblent plus anciens (XIIe siècle). On peut encore voir les trois travées du réfectoire éclairé par des baies latérales et un ensemble de trois baies et un oculus sur le mur de fond. A l'ouest subsiste le bâtiment des convers. Il comprend le cellier (cinq travées), au rez-de-chaussée, et le dortoir, à l'étage (inaccessible).

Autour du cloître, d'autres pièces ont été conservées. C'est le cas de la sacristie et de la salle capitulaire.
La sacristie est voûtée en berceau. Elle abrite un enfeu du XIVe, surmonté par un gâble à remplage rayonnant. Elle est malheureusement inaccessible au public.
La salle capitulaire (ci-contre) sur l'aile orientale du cloître (non conservée) par une porte en plein cintre encadrée de deux fenêtres. Elle comprend deux vaisseaux de trois travées, voûtés d'ogives.

salle capitulaire

choeur

L'église est en grande partie détruite. Il ne reste que le chevet et la dernière travée de la nef et ses collatéraux. Celle-ci est fermée par un mur plein.

Pour le chœur, on retrouve le chevet plat caractéristique de l'art cistercien. Éclairé par trois baies meurtrières et un large oculus, il était voûté d'ogives et encadré de quatre chapelles rectangulaires.

Les croisillons du transept comportait deux travées. Ils était éclairés par de grandes fenêtres trilobées.

transept


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