Historique

La collégiale Saint Michel de Castelnaudary est un édifice du XIIIe siècle, construit entre 1240 et 1270. Les contreforts et la tour du clocher datent encore de cette époque.
Comme il est coutumier que l'église de la ville la plus proche d'un évêché soit une collégiale, Saint Michel est élevée à ce rang quand Saint Papoul devient un évêché, en 1317.

En 1355, l'église est incendiée par le Prince Noir. Elle reste ensuite à découvert une cinquantaine d'années. Une restauration gothique est ensuite réalisée. On dresse alors une voûte de pierre.
Au XVIe siècle, on ajoute les chapelles latérales. Enfin, le chœur est réaménagé au XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, la voûte de pierre, trop lourde, est supprimée. On la remplace par une charpente, plus légère, qui est encore modifiée un siècle plus tard. On met au même niveau les chapelles latérales, qui, jusque là, différaient les unes des autres.
 Plusieurs restaurations ont été faites au XXe siècle.

Visite extérieure

portail

L'extérieur de la collégiale est assez austère. De l'édifice roman initial, il reste l'étroitesse des baies meurtrières, l'épaisseur des contreforts et le caractère massif de la tour-clocher. Le seul décor, sur la façade nord, est constitué par les deux portails gothiques et de petits oculi. Le premier, à l'ouest, constitue l'entrée de la collégiale. Il a été élargi en 1878. Son tympan est vitré et il n'est orné que de quelques chapiteaux à motifs végétaux.

Le second portail donne directement dans la nef. Son porche s'encastre entre deux contreforts. Toutes les statues qui l'ornaient ont disparu. Voûté d'ogives et décoré de jolis chapiteaux, il est plus fin que le premier portail.

portail nord

tour-clocher

La collégiale de Castelnaudray se distingue par sa tour-clocher, très austère, qui adopte une position originale. Le clocher lui-même, avec ses trois niveaux octogonaux percés de petites baies cintrées, surmonté d'une flèche pyramidale, est assez classique dans la région (St Papoul...). Il s'agissait initialement d'un clocher porche, par lequel on pénétrait dans la collégiale. Du porche, il reste deux ouvertures qui enjambent la petite rue Saint Michel. La troisième, face à l'ancien portail, a été comblée en 1835. La tour du clocher est donc coincée entre l'église et les habitations. De manière générale, il faut noter que la collégiale est cernée de près par les habitations. Excepté sur la façade nord, il y a donc peu de place pour sa mise en valeur.

Visite intérieure

Comme beaucoup d'édifice méridionaux, la collégiale de Castelnaudary est une église dotée d'une large nef unique de faible élévation (comparé au gothique du nord).
Ici, la charpente en berceau brisé, soutenu par des doubleaux de pierre, atteint 23 mètres de haut. Des sept travées, seule la travée qui précède le chœur est en pierre et voûtée d'ogives.
L'élévation est à deux niveaux. Au-dessus des grandes arcades qui ouvrent sur des chapelles latérales, on trouve de longues baies étroites qui fournissent un éclairage peu abondant.

 Aucun transept ne sépare le chœur de la nef. Le chœur est un rond-point à neuf pans, bordé de stalles surmontées là encore par de grandes baies étroites

nef et choeur

chapelle

La chapelle latérale ci-contre est la plus profonde. Elle est surnommée Chapelle royale, car on peut apercevoir la tête de Saint Louis devant la clef de voûte. Comme toutes les chapelles, elle est peinte, mais les peintures ne sont pas d'origine.

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