Abbaye de Saint Papoul


Historique

plan

          Cette abbaye bénédictine aurait été fondée par Charlemagne sur le tombeau de St Papoul, un apôtre du Lauragais, disciple de St Sernin. Le monastère devient célèbre au XIe siècle grâce à Saint Béranger, un noble toulousain célèbre pour son ascétisme et qui fut ensuite objet d'un culte. Au XIIIe siècle, l'abbaye étend ses possessions jusqu'en Catalogne.

          En 1317, St Papoul est élevé au rang d'évêché par le pape Jean XXII. La cathédrale est pillée à deux reprises : en 1361, par des "routiers" et en 1595, par les protestants. Pour réparer ces outrages, des restaurations sont effectuées au XVII et XVIIIe siècle.

          En 1790, l'abbaye disparaît. La cathédrale redevient église paroissiale. Une partie du cloître est vendue en pièces détachées. Il est cependant reconstruit au XIXe siècle.

 

L'église

eglise vue du cloître

          L'église marie le roman et le gothique. La nef du XIVe siècle est constituée d'un vaisseau unique de quatre travées inégales. Au niveau de la troisième travée, on trouve deux chapelles latérales voûtées d'ogives. Le vaisseau donne sur une abside basse du XIIe, voûtée en berceau cintré sur deux travées, avant de s'achever en cul-de four. Le chœur, éclairé par trois baies, est flanqué de deux absidioles. L'absidiole nord, du XIe siècle ne comporte qu'une travée droite avant le rond-point. L'absidiole sud, plus tardive, possède deux travées droites voûtées d'ogives qui précèdent un rond-point à cinq pans. Le chœur est orné d'un décor baroque un peu délabré. La peinture des murs et de la voûte est très abîmée. L'ensemble mériterait une petite restauration.

          L'église vaut surtout par son chevet semi-circulaire et son clocher. Terminé par une flèche, celui-ci comporte trois niveaux percé de deux baies cintrées sur chaque face.

          Quant au chevet, il se distingue par ses contreforts s'achèvent par des demi-colonnes engagées. Deux d'entre elles supportent des chapiteaux sculptés par le maître de Cabestany.

chevet et clocher

daniel dans la fosse aux lions

          L'un représente Daniel dans la fosse aux lions. Le prophète y est entouré de sept lions qui ne sont que le lécher. Daniel reçoit de la nourriture du prophète Hababuc, qu'il tire par la barbe. Le second chapiteau représente le châtiment des Babyloniens : cinq personnages sont dévorés par des lions. On peut voir ces deux chapiteaux de plus près en observant les copies exposées dans le réfectoire.

 

Le cloître et les bâtiments conventuels

Le cloître, qui date du XIVe siècle, borde le côté sud de l'église. Il forme un parallélogramme de dix à douze arcades de côté. Les arcades en plein cintre reposent sur des colonnes géminées, dont certaines sont en marbre et d'autres, octogonales, en brique. Les chapiteaux sont historiés, ornés de motifs végétaux ou animaux.

cloître

galerie sud du cloître

Il ne reste plus grand-chose des bâtiments conventuels. Le réfectoire est utilisé comme salle d'exposition. Il accueille une exposition permanente sur le maître de Cabestany.

Galerie sud du cloître

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