Historique

L'abbaye bénédictine de Caunes Minervois a été fondée en 780 par un proche de Saint Benoît d'Aniane.
Au Xe siècle, elle obtient les reliques de quatre saints (Luce, Amand, Alexandre, Audalde), ce qui lui permet de se développer. L'abbatiale carolingienne est alors reconstruite, sous l'abbatiat de Guillaume (1021-1059).

chevet

Au XIIIe siècle, l'abbaye s'enrichit de quelques biens ayant appartenu à des cathares. En 1227, un évêque cathare, Pierre Isarn, est brûlé à Caunes.

plan

Les mœurs des abbés se relâchent et, en 1467, l'abbaye passe sous le régime de la commende, ce qui accélère son déclin. En 1590, le monastère est pillé par les protestants.

Au XVIIe siècle, l'abbé Jean d'Alibert reconstruit le logis abbatial dans un style très sobre. En 1659, le rattachement à la congrégation de Saint Maur permet un sursaut de la vie monastique. Une reconstruction du monastère en ruines est entreprise en 1696. Mais l'effort est anéanti par la Révolution.

L'abbaye est vendue en 1792 et l'abbatiale devient église paroissiale. Elle est classée monument historique en 1916. Les autres bâtiments devront attendre 1948. Depuis 1986, l'abbaye appartient à la ville de Caunes Minervois.

Visite extérieure

chevet

L'abbatiale laisse apparaître des éléments de différentes périodes. Le chevet hémicirculaire date du XIe siècle, même si quelques aménagements tardifs ont été apportés. Le bas du chevet est légèrement plus ancien que le haut. Il est scandé par des demi-colonnes engagées dont les chapiteaux sont parmi les plus anciennes sculptures romanes du Languedoc (avec ceux de Saint Martin du Canigou). Le haut du chevet est orné d'arcatures aveugles reposant sur des pilastres.

Les bras du transept datent du XIIe siècle. Ils sont surmontés de deux clochers. Le clocher nord (ci-contre) comprend au dessus des soubassements, trois niveaux de baies en plein cintre, garnies d'abat-sons, au niveau desquelles on peut trouver des chapiteaux de l'édifice initial. Le clocher sud n'est percé de baies cintrées qu'à son sommet (deux baies par face). Une terrasse crénelée couronne la tour. Le porche et le portail (ci-contre) datent du XIIe siècle. Les chapiteaux sont consacrés à la nativité du Christ (massacre des Innocents, Annonciation, Nativité).

porche et tour nord

Visite intérieure

choeur

La nef à vaisseau unique a été refaite au XIVe siècle. Les six travées ont été voûtées d'ogives au XVIIIe siècle. Côté sud, elles sont éclairées par des baies brisées à deux lancettes. Le revers de la façade est orné d'un oculus unique. Chaque croisillon du transept ne comporte qu'une travée qui donne sur une absidiole voûtée en cul de four. Le chœur étant moins élevé que la nef, un mur de raccord sépare les deux éléments. Il est orné d'un oculus. Au centre, l'abside est voûtée de même, après une travée droite. Elle est éclairée par trois baies cintrées et deux oculi dans la travée droite.

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