Saint Samson de Dol de Bretagne


Historique

Saint Samson fonde au VIe siècle à Dol de Bretagne une abbaye qui est aussi un évêché. Le culte du saint fait de Dol un centre religieux important. Au IXe siècle, l'archevêque Wichoen possède une grande partie du nord du duché de Bretagne. Au XIIIe siècle, Dol perd son titre d'archevêché sous la pression de l'archevêque de Tours. En 1203, Jean sans Terre brûle la cathédrale. Pris de remords, il participe au financement de la cathédrale actuelle. La construction s'étale sur une bonne partie du XIIIe siècle : la touche finale est apportée au chœur en 1279. Le porche sud est plus tardif : des XIVe - XVe siècles.

Le prestige de l'évêché-comté de Dol dure jusqu'à la Révolution. La cathédrale devient alors successivement Temple de la Raison, écurie, entrepôt. Lorsque la fonction religieuse est rétablie, Dol ne récupère pas son titre d'évêché, qui est transféré à Rennes.

Visite extérieure

La façade occidentale comporte deux tours, dont l'une, au nord, n'est pas achevée, faute de financement.
Le seul décor de la partie centrale réside dans le pignon percé de trois fenêtres inscrites dans un arc de décharge.

Le côté sud a été remanié que le côté nord. On y trouve un petit porche au niveau des premières travées.

L'entrée est composée d'une arcade géminée reposant sur une colonne octogonale, ornée de motifs en forme de coeurs.

Un porche plus important est situé au niveau du transept. Il s'ouvre sur les côtés par des arcades brisées. Une balustrade court au-dessus du porche. Ses angles sont dotés de pinacles.

Les statuettes des voussures et les bas reliefs des écoinçons ont été sculptés par Jean Boucher à la fin du XIXe siècle, pour remplacer la décoration du XIVe siècle détruite à la révolution.
Une partie de ces sculptures sont consacrées à l'histoire de la Bretagne.

Le chevet est plat. Une grande chapelle axiale le prolonge.

Visite intérieure

La nef, doublée de bas-côtés, est composée de sept travées voûtées d'ogives. Elle se distingue par la couleur de sa pierre, grise : du granit.

Son élévation est à trois niveaux. Au-dessus de grandes arcades brisées court un triforium étroit, dont le mur de fond plein est animé par un jeu d'arcatures. Enfin, de petites baies diffusent un éclairage discret. Elles sont encadrées d'arcades aveugles. A leur niveau court une galerie de circulation.
Les piles rondes reçoivent des colonnes engagées et d'autres, simplement adossées, dont le fût est détaché de la pile.

Les bras du transept sont éclairés par un grand fenestrage.

Le chœur comporte cinq travées voûtées d'ogives. Il est lui aussi doublé de collatéraux. Sa particularité est d'être à chevet plat, ce qui est assez rare pour une cathédrale. Une grande verrière domine le mur de fond.

L'élévation est à trois niveaux. Le triforium présente à ce niveau une galerie de circulation plus large, mais il reste à mur de fond plein. Il s'ouvre sur le vaisseau central par de triples arcatures géminées.

A la différence de Notre-Dame de Laon, qui possède également un chevet plat, une vaste chapelle axiale prolonge le chevet

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